samedi 15 mars 2008

Les prix augmentent même entre deux tours de municipale

Demain, j'ai dimanche libre. Ce n'était pas forcément prévu, mais ça y est. Le Maire a été élu hier, les adjoints sont désignés. J'attends normalement la semaine prochaine pour avoir la fonction que je souhaitais, tout va bien de ce coté là. Demain, cela votera à Neuilly et Marseille, à Lirac et Bagnols/Ceze. Pas chez moi. Youpi, on bullera devant la télé...

Il n'empeche un point tout bête, que l'entre deux tours n'a pas arrangé... Je suis allé faire "les commissions", comme disent les papies et les mamies du coin. Et bon, je ne suis pas un statisticien, mais les chiffres affichés par la caisses de l'Ed du coin me paraissait plus élevé qu'il n'y a pas si longtemps.
Je passerai sur le litre de gasoil à 1 euros 26, soit presque 9 francs... L'Express ne me rassure pas sur la courbe des prix de l'énergie. Et comme j'attends toujours que le métro soit disponible en Gard Rhodanien pour faire des économies de carburants et être un bon écolo-citoyen... soupir...

Un titre qui m'a amusé aussi. Le Figaro qui indique que "Bercy commence à s'inquiéter pour la croissance française"... Il "commence" juste... Peuchère...
Je crains vraiment que la situation soit désespérée quand Bercy s'inquiétera vraiment... Au fait, quand les élites auront fini de s'inquiéter, elles compteront faire quelque chose ?

Deux petits dessins du Canard Enchainé de la semaine dernière, du brillant Lefred-Thouron, qui m'ont amusé. Rire jaune, car je trouve la situation dramatique... Et une phrase que m'a adressé mon supérieur hiérarchique et néanmoins copain hier soir, avant la fin de semaine. Qui résume pleins de choses, avec une malice amusée qui cache une réalité pas forcément joyeuse d'un salariat français qui parait être dans une vilaine situation... L'enquête sur le stress au boulot me semblant être un simple point parmi tant d'autre sur les plaies d'une catégorie socio-professionnelle, les "salariés" (cadres, ouvriers, techniciens...) qui se paupérise et souffre davantage chaque jour qui passe...

Y a du boulot. Beaucoup de boulot. Bon weekend les amis

"Tant que mes chefs font comme si je gagnais beaucoup,
Je fais comme si je travaillais beaucoup"

vendredi 14 mars 2008

Do Agencies Get Social Media?

Late last week, MediaPost's Cathy Taylor wrote about the shortcomings of marketing agencies (large ones at least) when it comes to really understanding and utilizing social media on their clients' behalf—or even their own—in Blogger's Block - And Other Ways Agencies Aren't Walking The Walk Of Social Media.

"
As for blogs, the number of agencies that have them is growing, but overall they're still pretty spotty in terms of technical chops and raison d'etre, and there's at times an embarrassing level of "Gee whiz! We're blogging!" to some posts. Haven't you people learned the art of pretending that you know what you're doing? Interpublic Group's Hill, Holliday, which made quite a few headlines a while back when it turned its Web site into a blog, isn't exactly transforming the medium as we know it with its posting prolific-ness. Since October, the agency has posted a dozen times."

She also comes down on DDB for the lack of permalinks on its blog; not exactly techno-savvy for a big agency.

To be sure, there are agencies (smaller ones at least) that clearly "get" social media and use it extensively, such as Skip Lineberg of Maple Creative with his Marketing Genius blog; Albert Maruggi at Provident Partners, guru of the Marketing Edge podcast; Harry Hoover at My Creative Team with THINKing; and possibly this blog, informally associated with KC Associates.

Cathy Taylor's post appears to have gotten very little attention from agency bloggers, perhaps because not only are they not writing blog posts, they aren't even monitoring what's written about them. But there was Selling tickets to the ball? Better learn to dance on the Fluent Simplicity blog: "Agencies promoting blogs and social media suffer from execution problems. Client projects either miss the whole point of blogging and/or (the agencies) don’t offer any in-house examples."

Perhaps big agencies don't get social media because of their still-prevailing TV mindset. Television advertising is fundamentally one-way, interruption-based messaging. Social media is about creating two-way conversations. Smaller agencies, who do little if any TV ad work, are better positioned to take advantage of blogging, podcasting, interactive PR, social networking and other techniques of conversational marketing.

On the other hand, Matt Dickman, director of digital practice at Fleishman-Hillard and author of the highly popular Techno//Marketer blog, shows that some big agencies do indeed get social media. He'll be speaking at The Fine Line in Minneapolis on Monday.

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mercredi 12 mars 2008

Une simple nature du Gard

Tout en haut de Saint Victor la Coste, regardons de l’autre coté du Castellas. Souvenez vous, nous y étions montés la semaine dernière...
Et nous voyons, à perte de vue, ces forêts de Pouzillhac ou de la Sainte Baume qui s’étendent. Une verdure chatoyante dans lesquels j’aimais aller rouler en vélo. Un coin du canton qui j’aime vraiment.
La petite ballade de dimanche dernier, sous un soleil printanier qui contrastait avec le ciel automnal de ce dimanche, m’a été vraiment agréable. Ça fait du bien de revenir à des paysages qui me sont chers. Agréable. Très agréable.

Cela me permet aussi, cette petite ballade en photo, d'essayer de me remettre à écrire des billets. Avec cette difficulté que j'ai à me re-concentrer sur la vie de tous les jours, l'actualité dont je suis pourtant tellement friand. J'ai l'impression d'être déconnecté de tout. Une preuve ? Jusqu'à ce matin, j'étais convaincu que le match retour de mon "Ohème" en Russie, ben c'était demain soir. Et j'avais tout prévu pour demain soir. Loupé mon con, c'est tout à l'heure...
Si je ne connais même plus la date des matchs de l'Olympique de Marseille, il faut me piquer tout de suite.

J'ai envie aussi d'écrire quelques mots sur ces élections municipales. Sur les résultats qui m'ont fait plaisir, et ceux qui m'ont fait un peu moins plaisir... Envie de mettre en avant ce dessin de Cabu du Canard Enchainé de la semaine dernière (que j'ai lu encore le samedi...).
Aller, les résultats qui m'ont fait très plaisir, outre celui de mes deux villages... Alain Juppé à Bordeaux, parce que c'est un des hommes politiques que j'apprécie en tant qu'homme d'Etat (je pense qu'il y en a trés peu... Fabius et Juppé en font partis), et aussi en tant qu'homme tout court. Donc heureux pour lui (et pour Bordeaux).
Toujours à droite, j'ai apprécié Fournier à Nimes (bon résultat pour l'instant), Wauquiez au Puy-En-Velay (j'adore cette ville). La résistance de Moudenc à Toulouse me semble être aussi une bonne surprise pour moi, car cet homme du crû a réussi un peu à redresser une barre que le désastreux Douste-Blazy avait bien tordu...

A gauche, le triomphe de Jeanny Lorgeoux à Romorantin eut fini de combler ma soirée de bonheur. J'ai également adoré autant la victoire de Gérard Collomb à Lyon, que la défaite du parachuté Perben, qui aurait mieux fait tant qu'à faire de rester à Chalons sur Saône. Je ne me souviens plus du nom des deux vainqueurs, mais les défaites de Vanneste à Roubaix et de Noachovitch à Villiers le Bel ne peuvent également que me faire plaisir.
D'une manière générale, j'ai eu l'impression que l'arrogance, l'opportunisme, la méchanceté haineuse et enfin le parachutage, ont plutôt passé un mauvais week-end. C'est une belle chose.

Tout n'est pas rose tout de même. Jean-Michel Apathie met en avant des points avec lesquels je ne peux être qu'en accord. Cumul des mandats ? Peut on être ministre et maire d'une commune ? Peut on, comme François Hollande, se présenter à une Mairie que l'on administrera peut être pas, "au cas où" le département de Corrèze ne soit finalement pas gagnable ? Y a t'il une morale à la démarche de Montebourg à pourfendre le système du cumul des mandats, en des termes très pertinents, pour finalement ne pas suivre ses convictions ?
Allez, un point au crédit de Ségolène Royal. Elle s'était prononcée contre le cumul des mandats : elle a finalement renoncé à la députation pour n'être "que" président de Conseil Régional. J'ai dit du bien de Ségolène Royal, merci de saluer cette grâce qui me tombe dessus (merci).

Jean-Michel Apathie met en avant le fait qu'être élu, c'est un métier. Et qu'il faut un statu de l'élu, pour qu'il puisse vivre de son mandat sans besoin de cumuler. Je le pense vraiment...

Enfin, si je n'ai de l'intérêt pour Neuilly que pour le spectacle de clowns que nous offre cette classe politique, des villes comme Pau ou Périgueux attirent mon attention. Périgueux car je pense que Darcos est un mec bien (bien que je me demande comment peut on être "chef" de la première entreprise d'Europe en terme d'effectif, et Maire d'une grande et belle commune...). Pau car Bayrou joue un coup de poker que je juge bien couillue. Pour cela, et parce que j'ai envie de continuer à entendre sa voix pertinente, j'aimerais qu'il gagne Pau.
Quand bien même je cherche une logique au comportement politique du ModeM... Je ne comprends pas... (expliquez moi amis Modem, mais entre les communistes d'Aubagne et Alain Juppé, je vois pas...)

Je n'ai pas parlé de Marseille autrement qu'en foot. Gaudin m'est indifférent. Guérini aussi. Muselier m'est anthipathique, mais j'ai beaucoup d'affection pour Bruno Gilles (j'ai eu des bons échos de la part de personnes que j'aime beaucoup...) et j'apprécie Guy Teissier, qui me parait être un des rares gaullistes de l'Assemblée. Enfin, on verra bien à Marseille (s'agisse qu'ils battent Lens dimanche soir ;-) )

Et puis pendant qu'on parle municipales, on ne parle pas Elysée. Ca me plait bien ça...

Je ne serai néanmoins pas complet si je ne parlais pas de ces deux nouvelles qui touchent quand même l'heureux garçon que je suis aujourd'hui. Le retour des suicides en entreprise. C'est une plaie qu'il faudra vraiment traiter, les conditions de travail morales et matérielles de certains (une majorité) salariés. Ici, c'est la prestation qui est touché. C'est un lourd problème, sérieux et qui risque de faire très mal.
Et la mort du dernier poilu. C'est beaucoup de France, de son histoire et de ce que j'aime en elle de valeurs et d'humanisme, qui s'en va.

Edit 19h27 : je rentre... Je vois que Marseille se fait éliminer de la Coupe dEurope et je demande à la Bonne Mère pourquoi décidément l'OM me fera toujours du chagrin, peuchère... (non, je plaisante pas : ça me fait chier... bouh... :( )

mardi 11 mars 2008

Best of 2007: Amusing and Creative Marketing Stuff


Sell your soul on eBay. Buy trash at Target. "404 Error" pages that are actually entertaining. A bedtime story about search engines. A rap about link building. What's going on here?

It's the final—and best—installment of WebMarketCentral's Best of 2007 series. Here are some of the most humorous, creative, and just plain odd, yet strangely relevant to interactive marketing, blog posts and articles from 2007. I hope you have as much fun reading these as I had writing about them!

A Bedtime Story (or The Future of Search) by Alt Search Engines

The delightful story of a grandfather and his amazingly-tuned-in-to-search grandson talking about the "future" of search engines, when they will be able to show a virtually unlimited number of results on a single page (NoFoodHere), display search results as two-dimensional maps (KartOO), search within a tag cloud (Quintura), and do other cool things.


Hitchhikers Guide to Linkless SEO by SEOish

How to improve your Google PageRank, create link bait, use social media optimization, and other SEO advice presented as Douglas Adams would have written it, if he were an SEO guy. A must-read for fans of the Hitchhiker's Guide who also need to drive web traffic.


404 Pages - Funny, Geeky, Disturbing by Squareoak

404 error pages don't have to bland. Here are a collection of some of the most creative and imaginative ways to tell site visitors they've mistyped a URL or reached a page that no longer exists on your site. Want even more interesting ideas for your 404 error page? Smashing Magazine provides an extended collection.


The GoogleBalt's Great American Road Trip: Five Street-View Optimization Tips by MediaPost Search Insider

With Google driving the country gathering scenes for its Street View maps, Rob Garner outlines five things you may want to do (e.g., dress for success, keep your blinds closed) and not do (grow pot on your windowsill) lest the Googlebalt's cameras snap you.


Does Sex Sell? by The Origin of Brands Blog

Sure it does, says best-selling author Laura Ries in this entertaining and insightful blog post, for products like " perfume, condoms or erectile dysfunction drugs," but...hamburgers?!


Behind the Scenes of Branding by Marketing Genius from Maple Creative

Skip Lineberg provides a rare glimpse inside the branding discussions at a major advertising agency, as the assembled marketing team works through crucial concepts such as a product's Brandapalooza Index and Brangelina Factor.


The 6 Most Overhyped Technologies by Cracked

Writer Chris Bucholz reviews six technologies that some people decided were so cool they had to be developed and hyped without wasting time on silly things like market research, including eBooks and the Internet on your TV.


Funny Adwords Contest: Round 2 by Google Analytics Blog

Mark Curtis supplies a very funny yet cautionary post on the dangers of using variable keyword insertion in Google and Yahoo SEM ads.


Link Rap w/da Moserious by The Link Spiel

No one is sure why we really needed this, but Moserious does a rap here about link building. So bad it's actually kind of good.


The complete Best of 2007 series:

Best of 2007: SEO Analysis Tools
Best of 2007: SEO Keyword Research Tools
Best of 2007: News Articles on Social Media Marketing
Best of 2007: Blog Posts on Social Media Marketing
Best of 2007: Articles and Blog Posts on SEM
Best of 2007: Articles and Blog Posts on Google AdWords
Best of 2007: Articles and Blog Posts on SEO (Part 1)
Best of 2007: Articles and Blog Posts on SEO (Part 2)
Best of 2007: Website Design
Best of 2007: Blogging for Business
Best of 2007: Marketing Research
Best of 2007: Interactive PR
Best of 2007: SEO Copywriting
Best of 2007: Strategy and Branding
Best of 2007: Web Analytics
Best of 2007: Web 2.0 Sites
Best of 2007: Cool Online Tools
Best of 2007: Miscellaneous Marketing Stuff
Best of 2007: Amusing and Creative Marketing Stuff

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lundi 10 mars 2008

Sur un nuage

Je ne sais pas encore comment traiter cet épisode politique, personnel, qui vient de se dérouler... Je ne sais pas comment commencer mon billet. Je ne sais vraiment pas.

Je me suis dit ce matin que j'ai vécu, au soir du 9 Mars 2008, ma plus belle joie depuis que je suis né un 4 Octobre 1977. Il y en a eu d'autres, des moments de joie intenses et partagées. Mais comme ça, où on revoit 10 ans d'une vie défiler, avec tout ce que cela comporte de bonheur et de peine réelle, jamais. Jamais.
Je pense que quand je serai papa, un jour, je connaitrai un bonheur similaire, sans doute plus intense. Il sera personnel. Mais ça fera peut être, si blogger existe toujours, l'objet d'un autre billet.

C'est moi qui avait pris cette photo sur le résultat de notre élection municipale. Nous roulions dans la Roquemaurette, c'était un mois de Mai 2003. Etre de ceux qui ont offert à un ami, à une personne que j'aime comme un parent, cette élection, son élection, c'est un immense bonheur. Un immense bonheur.
Je pense un peu à moi aussi. Je suis élu. Mon ancien village a redonné mandat au Maire dont j'étais un conseiller municipal. La victoire est totale pour moi. Sur mes deux villages. Mes grands parents, qui n'ont pas pu voté pour moi, sont aux anges. C'est fabuleux de voir les gens qu'on aime fier de vous. Même si j'aurais aimé qu'il y ait d'autres personnes qui soient fières de moi, voir ses grands parents les larmes aux yeux, c'est un cadeau du ciel.
C'est un weekend exceptionnel pour moi. Qui m'ouvre des horizons chouettes. Envie de servir mon village, mes villages, ces paysages que j'aime à blogguer ici, et les gens qui y vivent. Parce que c'est ça aussi, "faire de la politique" comme disent les grands.

Je l'ai dit, je parlerai plus tard des dessous d'une campagne électorale. J'ai écrit des billets que je n'ai pas souhaité publier. Qui le seront sans doute un jour, à froid. Sur ce que j'ai ressenti. Parce que je suis un éternel anxieux, et que tout n'a pas été facile. Mais un candidat à une élection peut il dire, honnêtement, qu'il a peur ? Dans ce milieu d'une virilité abêtissante qu'est la politique, dire qu'on a peur de la défaite, c'est inconcevable ! J'avais peur. J'avais peur qu'on perde, que mon ami perde, que je ne sois pas élu aussi. Ces moments de doutes étaient aussi liés sur ma place dans l'équipe, sur mon rôle, sur mes qualités, sur ce que je suis vraiment. Je doute donc je suis disait le philosophe, j'en suis la bête incarnation.
Je parlerais aussi de ces coups bas dont mon ami a été victime. Des insultes, des railleries. Depuis 10 ans. Entre autre parce que mon candidat, mon ami, ne sortait pas de l'ENA... Si je voulais être un peu rancunier, je dirai que l'arrogance est un défaut mortel qui se paie toujours. Mais je ne le serai pas.
Et puis aussi les attaques personnelles : j'en ai eu aussi, sur mon modeste nom. En début de semaine, j'étais un militant à la gauche de la gauche, et puis en fin j'étais un représentant de De Villiers. C'est pas grand chose, mais ça surprend ses proches. Et c'est surtout très con pour le gaulliste que je suis, mais le mensonge et la diffamation font partis des techniques électorales...
Je parlerai de tout ça, plus tard... C'est pas les municipales de Paris, juste celle d'un village de 5000 habitants du Gard. Mais c'est une aventure, une belle aventure.

Enfin, une aventure qui débute, car une élection au premier tour signifie aussi une chose. L'attente des gens qui votent est grande. Il ne faudra pas décevoir... Il faudra être conscient de l'attente des gens, et être très bon.

Là, je vais un peu souffler. Nous partons en vacances dans 15 jours. Non, je n'arrêterai de faire du blog, évidemment... On continuera à soupirer sur les bêtises de plus haut. Je continuerai de me plaindre, ressassant des moments passés qui continuent à me faire du mal.

Avec néanmoins un optimisme retrouvé. Il y a des dates dans une vie. L'été 2002 aura été une période charnière. L'automne 2006 aussi. Je pense pouvoir dire que le 9 Mars 2008 sera une date qui m'aura marqué. Il y aura eu un avant et un aprés. Mais le Faucon restera celui qu'il est...
Merci aux ami(e)s et aux gentils gens qui ont eu pour moi des gentilles pensées. Merci...
Edit du matin : Quand même, pour montrer que dans le Gard, nous demeurons plus civilisés qu'à Neuilly ^_____^

dimanche 9 mars 2008

Pari gagné

Rien à rajouter ce soir. Mon candidat, mon ami, celui que je soutiens depuis 10 ans, est élu dés le premier tour dans mon village. 52% des voix, il y avait trois listes, dont celle de la majorité sortante.

Il y aura beaucoup de choses à dire, plus tard. Ce soir, je suis simplement heureux. Tout simplement. Heureux pour celui qui, dans une semaine, sera maire de mon village.

Aux quelques uns de mes amis, anciens amis, ou simples curieux qui viennent passer ici, je voulais dire que dans un petit village du Gard d'un peu moins de 5000 habitants, quelqu'un était heureux. Il n'était pas seul. Pas seul.
J'aurais pu être dans le camp, plus nombreux ce soir, des malheureux. Ce n'est pas le cas.

Belle soirée. Par contre, à minuit, aucune idée des résultats dans la France... Mais je m'en fous un peu à vrai dire...

On refera le monde demain. Je vais - essayer de - dormir. Bonne soirée. J'ai gagné, nous avons gagné, une élection municipale. C'est chouette. Y a énormément, énormément, de boulot. Mais ce soir, je vais dormir. Heureux.
(merci aux amis que j'ai... merci à vous)

vendredi 7 mars 2008

D'un village à la République

La dernière ligne droite de cette campagne municipale arrive. Le vent glacial parait durer une éternité, et semble lui aussi attendre le résultat des urnes de dimanche soir.
Quant à moi, je parviens à jongler entre des soucis au boulot (réunion avec le Directeur du Centre dans une heure) et un stress assez normal et légitime d’une campagne dans laquelle j'aurais essayé de m’investir, de manière honnête et entière.



Ce soir, ce sera le « meeting » de la liste que je soutiens. Le grand moment de notre campagne. Comme 4 ans plus tôt lors des élections cantonales, mon ami prendra la parole sur l’estrade de la salle des fêtes du village. Comme 4 ans plus tôt, je serais présent. Je ne serais pas à coté de lui sur l’estrade, à ouvrir son discours dans une intervention qui me laissera un merveilleux souvenir, car parler devant plus de 400 personnes, c’est un chouette truc. Je serai avec les gens de la liste. Serein.
Je penserai à tout ce chemin parcouru. Ma carte prise au RPR à 18 ans. Une élection municipale, dans le village d’à coté, un peu plus tard. Un combat cantonal difficile en 2004. Et puis tout qui se prépare. Une amitié que je pense sincère. Et là, presque le dénouement de quelque chose qui a commencé quand j’avais 18 ans. J’en ai 30.

J’ai pris du plaisir à travailler avec les gens choisis par mon ami tête de liste. Des gens venus de tout horizon. Au début, c’était difficile pour moi, car je suis finalement d’un naturel timide avant que je sois à mon aise. Il fallait que je fasse ma place. Y suis-je parvenu ? Je pense que oui.
J’ai essayé d’apporter ce que je pouvais, avec humilité et respect de chacun. Respect surtout de mes valeurs et de mes convictions, qui sont, je trouve, assez bien présente dans ce programme que nous avons monté. Et dans la manière de faire campagne.

Oh, je parlerai plus tard de certaines coulisses, et attaques assez infâmes et méprisables qui ont été lancé sur des gens que j’apprécie. Même sur moi, modeste petit ouvrier de cette campagne, j’ai réussi à voir mon nom mêlé à des rumeurs confondantes de bêtises… C’est amusant, quoique…
Quoique non, ce n’est pas amusant du tout, car la politique et le débat d’idées, ce n’est pas mépriser l’adversaire et lui cracher haine et ressentiment. Le discours d’un des candidats hier soir, vis-à-vis de la tête de liste que je soutiens, mais aussi vis-à-vis du troisième concurrent, était un flot ruisselant d'une agressivité laide et haineuse.
Je me demande toujours comment l’électeur reçoit des messages de haines et de mépris. Je pense toujours que c’est contre-productif, et c’est pour ça que mon message à toujours été celui du respect et de l’humilité : présenter ses idées, ses valeurs, son projet, et ne pas cracher sur les autres, cela ne sert à rien.
Le temps de parole est trop précieux : utilisons le pour convaincre plutôt que pour insulter.

Le respect de l’autre… Je pense que ceux qui ont fait de la politique savent ce que c’est, le respect de l’autre. Je pense que les démocrates républicains, qui le sont de cœur et pas uniquement de mots, savent ce que cela signifie. On peut ne pas être d'accord, ne pas partager certaines valeurs. Mais le respect permet une démocratie apaisée et efficace.
Sur d’autres listes de mon village, il y a des amis. Qui l’étaient hier. Et qui le resteront dimanche soir. La haine et l’intolérance politique, c’est le fait des extrêmes, non ?
J’ajouterai sur ce point que la liste dont je fais parti est un peu à l’image du conseil municipal que je viens de quitter. Politiquement multicolore. Moi, le gaulliste, je côtoie des anciens militants socialistes, proches de la tendance Mitterrand de l’époque.
J’ai vu, sur un mandat, que cela fonctionnait très bien, car la coloration politique nationale n’aide en rien en la gestion d’un village. Par contre, avoir une vision partagée sur comment on voit l’avenir de sa commune, c’est je pense un vecteur de réussite.
Je le pense au fond de moi, mais je peux me tromper…

Pourquoi je parle de ça ? Je n’ai pas voulu que ce blog soit un objet de « propagande électorale », parce que c’est « mon » blog, à moi. Pas uniquement un blog politique, mais un blog dans lequel j’ai envie de parler de ce que je ressens.
Aujourd’hui, à 12 heures, à quelques heures de la fin de la campagne officielle, c’est exactement ce que je ressens. Et ce dont j’ai envie de parler. En tout honnêteté. En toute sincérité.

Et en conclusion, et c’est le pourquoi de ce titre, une recopie d’un mail qui doit circuler un peu partout. Ma petite Falconette, qui m’aura bien soutenu et supporté durant cette période où je n’ai pas été très facile, à cause de pleins de choses, me l’a adressé.
Par quelques phrases, on remarque que la Veme République, dont je me réclame, est sur une drôle de pente. Pourtant, lire ces phrases du passé, cela me met quelques frissons. Je pense vraiment que la politique, ce n’est pas la haine de l’autre, l’insulte, et le mépris. Finissons par ces quelques phrases…

Charles de Gaulle (1958-1969)
"La grandeur ne se divise pas."
'On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l'avoir voulu"
"L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement."

Georges Pompidou (1969-1974)

"Il ne suffit pas d'être un grand homme, il faut l'être au bon moment."
"Mais n'est-ce pas le propre de la politique d'avoir à choisir entre des inconvénients ? "
"Chaque problème résolu en fait naître d'autres, en général plus difficiles"

Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)

"Le rôle de l'État, ce n'est pas de protéger la nation, c'est de la conduire."

"Je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du coeur.
Vous n'avez pas le monopole du coeur."
" Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise. » "

François Mitterrand (1981-1995)
"Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre"
"Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort."
"Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l'obstacle que de face."

Jacques Chirac (1995-2007)

"La politique n'est pas seulement l'art du possible
. Il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire"
"La montée des extrémismes, c'est toujours la sanction de l'inaction."
"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent."

Nicolas Sarkozy (2007-...)
"Descends si tu es un homme"
"Si tu reviens j'annule tout"

"Alors casse-toi pauvre con"