mercredi 9 juillet 2008

Indécence politique : match nul...

Ségolène Royal lie ses attaques contre le « clan Sarkozy » et son cambriolage… L’article du Monde, qui reprend l’interview de Royal hier soir France 2, me met dans un état que je n’arrive pas à décrire. Est-ce du dépit profond ? De la tristesse sincère devant la bassesse générale de notre élite politique (arrivée au deuxième tour des présidentielles) ? Envie de sourire ? Colère ? Un peu de tout ça à la fois, sans doute.

Je n’aime pas Ségolène Royal. Donc facile pour moi de taper sur elle. Mais là, les bornes du ridicule et de la honteuse indécence sont en train d’être explosées… La posture « Jeanne d’Arc » du pauvre me pose problème quand la parole de celle qui fut au deuxième tour de la présidentielle est à ce point risible.
S’il fallait que tous ceux qui critiquent Sarkozy, souvent en des termes plus efficaces et pertinents que le coté « éléphant dans un magasin de porcelaine » de Royal, devaient se voir cambrioler, il y aurait un paquet de plaintes, provenant d'électeurs de droite comme de gauche. Ne parlons pas du net, des bloggueurs et commentateurs, là encore de droite comme de gauche, qui paraissent apporter une contradiction plus efficace que la présidente du Poitou-Charentes. Combien de cambriolés ?

Ce n’est pas la première fois que Ségolène Royal fait preuve d’une indécence qui me gène de la part d’une personne qui prétend à la présidence de la République (et à la direction du premier parti de gauche). Quand, le 5 Mai 2007, sur RTL, elle en appelle presque aux émeutes en cas de victoire du candidat de droite deux jours plus tard. Je trouve ça scandaleux. Et très grave.

Et je trouve, une fois de plus, que nous avons eu un piètre deuxième tour. La vidéo d’un Sarkozy arrogant sur France 3 m’évoque facile une Ségolène Royal autoritaire et sectaire au conseil régional de Poitou Charente. Un match nul bien nul…

Parce que le camp élyséen arrivera toujours à la rescousse. Royal indécente, que dire de Matignon (ou l’Elysée…) qui voit son budget « propagande » augmenter de 292 % (Canard Enchainé) ? Parce que la publicité permettra au français moyen de travailler dans de meilleures conditions, de payer son essence et sa salade du midi moins chères ?
Le Figaro explique, en sous titre (vite la défense) qu’il s’agit pour Matignon de « centraliser les moyens ». Bien sur… Et quand les vœux du président Sarkozy augmentent de 170%, c’est quoi ? De la « centralisation » de je ne sais pas quoi ? C’est ça, la rupture qui fera qu’on réduira la dette et qu’on affectera vraiment les ressources de l’état aux missions qui permettront au citoyen de base d’être un peu moins anxieux et malheureux ?
En plus, augmenter la publicité de l’Elysée et Matignon quand on supprime celle de France Télévision, c’est d’un cynisme…

Qu’on nous prenne pour des buses, oui. Même avec le sourire et le beau temps, ça passe toujours aussi mal…

Finissons par Sarkozy qui n’arrive peut être pas à pied par la Chine (désolé), mais qui sera présent à la cérémonie d’ouverture des JO. Rupture encore, toujours. Indécence ? Je ne sais même pas… Je préfère citer juste un paragraphe piqué hier chez Jean-Michel Apathie (que je lis, désolé, j’irai me flageller dans les eaux autour du Tricastin). Parce qu’il a du talent, et que sur ce coup là, il dit bien mieux que moi ce que je ressens :
« Jamais les Jeux olympiques n’auraient dû être confiés à une dictature. Jamais Bachar Al Assad n’aurait dû participer aux festivités du 14 juillet. Que cela se produise dit bien l’état de confusion dans laquelle se trouve, hélas trop souvent, ceux qui nous dirigent ou nous représentent. »

En conclusion, l'information principale de la matinée quand même : Ingrid Bétancourt gardera finalement les cheveux longs. Appeler le coiffeur, voilà ce que je ferai tout à l’heure…
En attendant, je vais soupirer… Longuement…

PS : sur l’histoire Royal du début, très bon billet d’Alsacop qui fait un bon bilan de l’ensemble… PS bis : tiens, billet qui ne parle pas des petites et menues histoires qui agitent la blogosphère en ce début d’été… Soupir…

lundi 7 juillet 2008

Soupir de bloggueur, grève, Sarkozy, et Apathie qui parle de Montebourg...

(et accessoirement, apprendre à faire un titre pas bordélique...)

Blogguer doit toujours rester synonyme de plaisir. Actuellement, j’en ai moins. Est-ce la fatigue, physique et morale, d’une année qui aura finalement commencé en Septembre tambour battant, et qui a été d’une rare richesse ? Est-ce le temps estival qui fait qu’on est mieux dehors que devant un PC ? Est-ce l’actualité, que je trouve d’un navrant confondant, ou une ambiance sur le net que je n’arrive pas, en ce moment, à trouver propice à des échanges riches dans un climat apaisé ?
Est-ce autre chose ? Que parmi les raisons pour laquelle j’avais commencé ce blog, certaines n’ont plus lieu d’être ? Que tel Myron Bolitar dans « Promets moi » (on parlera un jour de l’ordre scandaleux et ubuesque dans lesquels les éditeurs français traduisent et publient les romans étrangers…), des plaies ne doivent surtout pas être soignées, et que des douleurs permettent de ne jamais oublier certaines choses importantes ?

Je ne sais pas… Mais l’ouverture de ce billet ne promet rien de bon…

Pour autant, quelques sujets et billets ne m’ont pas laissé indifférent… Mais pour les traiter, il faudrait que je prenne un peu de temps : en plus d’être inintéressant et pas motivé pour un sou, je ne sais pas faire court… En cours de français, je passais du 3 en résumé de texte au 17 en dissertation, c’est con… Et pas plus intéressant, passons donc aux vifs de quelques sujets…

Pour bien gouverner la France, faut il être populaire ? (Tribune de Genève)
Je suis quand même terrible… Je commence par des soupirs ma journée, et je vais quand même sur la Tribune de Genève. Ou comment retourner le couteau dans la plaie, par votre ami le Faucon crétin.

Néanmoins, ce journal propose une vision de la France et du monde que j’apprécie beaucoup. Et je trouve la question digne d’un bon sujet de philosophie politique.
Et j’aime beaucoup la vision de Pierre Emerach. Même si des points dérangent un peu le gaulliste que je suis (Otan…), je partage cette vision d’une démocratie du pathos et de la réaction immédiate, qui m’est un peu gênante.

J’aimerais répondre que pour gouverner la France, il est moins important d’être populaire que d’être légitime… Mais la légitimité s’acquiert par l’élection, donc Sarkozy (c’est de lui qu’on parle) est légitime. Pour autant, si la légitimité officielle dure le temps du mandant, la légitimité réelle dure le temps que lui donne l’opinion. Et dés lors que Sarkozy a commencé à renier ses engagements de campagne (pouvoir d’achat, rupture avec les anciennes méthodes, politique étrangère responsable et respectable, etc…), sa légitimité réelle s’est effritée, pour finalement s’effondrer…
Enfin, ceci n’est que la simple vision d’un modeste faucon qui n’a pas fait philosophie politique seconde langue… Restons en là.

Polémique à propos des paroles de Sarkozy sur les grèves et syndicats...
Je ne pouvais pas ne pas en parler une minute… Pas moi, l’homme de droite syndiqué… Sans parler de la forme sarkozyste qui peu légitiment choquer (un président n’est pas là, me semble t’il, pour ouvrir des feux et diviser sa population…), le fond me parait intéressant.

J’ai toujours pensé que trop de grève tuait la grève. Surtout quand celles ci sont vécues, par une majorité de gens, comme illégitimes ou indécentes... Et même si c'est honteux pour certains d'employer de tels termes, on a le droit de juger tel ou tel mouvement illégitime ou indécent.
Peut être le syndicalisme à la française doit il faire son méa-culpa. Quand des suicides sur son lieu de travail se font jour, quand le mal-être des salariés atteint des records, dans le privé mais aussi dans le public, on peut légitimement se poser des question sur la qualité du travail syndical…
Pour être caricatural, peut être y a t'il des sujets plus importants et nécessaires que les horaires du cheminot de Marseille quand il passe à l'heure d'été...

Mais quand même, ce qui me met hors de moi, ce n'est pas tant les propos de Sarkozy que les agissements du gouvernement sur la question des 35 heures, qui court-circuite de manière scandaleuse le travail syndical. Quand la CGT et le patronat parviennent à un accord, c'est de la pure bétise que de tout foutre par terre en arrivant avec ses gros sabots, pour satisfaire une poignée d'extrémiste UMP...
Et ça me parait plus important qu’une phrase, fusse t’elle lancée dans un contexte partisan et un peu différent de l’idée que l’on peut se faire du Président de la République…

Néanmoins, n'en restons pas aux petites phrases d'un tel ou d'un tel. La France, et les salariés (dont je suis), ont besoin de syndicats forts, responsables, efficaces. Et pas de cette caricature qu'on voit trop souvent représentée par des Aschieri ou des Mailly qui font plus de mal que de bien au final...
C’est mon avis…

Jean-Michel Apathie, parce que j’apprécie le personnage et que son billet du jour était bon.
Mode Bisounours on.
J’ai beaucoup de respect et d’affection pour Guy Birenbaum, l'homme et le professionnel. J’ai également du respect et de l’intérêt pour Jean-Michel Apathie, sa parole, ses positions, et sa manière de faire son boulot. Guy Birenbaum et Jean-Michel Apathie ne s’apprécient pas trop. Dois je choisir entre papa et maman ? (non, je répond pas à la question de savoir qui est maman… vous êtes quand même incroyable…)
Les deux blogs sont dans mon Google Reader. J’aime les lire. Voilà pour l’introduction, et ne pas rajouter à ces polémiques de cour de collège. L’excellente Internecivius raptus a bien résumé le risiblement ridicule de ces polémiques entre grands bloggueurs : y a parfois tellement plus important (me semble t'il)

Je partage totalement l’avis de Jean-Michel Apathie sur la dette. On ne peut plus continuer… Et l’élu local que je suis et qui voit les subventions attribuées aux communes pour remplir des missions élémentaires permettant de garantir la sécurité des citoyens et infrastructures ne peut que confirmer ce fait : on ne peut plus continuer. Même si ça fait sale réac de droite que de le clamer. Mais vivre à crédit, ça va un moment…

Et je suis de plus en plus sensible à sa position sur le cumul des mandats, partagée à droite et à gauche. En plus d’être extrêmement vigilant sur la parole politique, voir la partie la légitimité de l’homme politique et de l’élu un peu plus haut. C’est donc simplement que je copie-colle ce passage qui retranscrit parfaitement mon sentiment, avec en plus ce talent d’écriture que décidément je n’ai pas…
« Deux remarques pour terminer. Il y a quelques mois encore, Arnaud Montebourg était un farouche partisan du non cumul des mandats. Depuis le mois de mars, le député de Saône-et-Loire est devenu, en plus, à coté, président du conseil général de son département. Demain, en plus et à côté, il sera candidat à fonction de président de groupe à l’Assemblée nationale, pour l’instant détenue par un député qui est maire de l’une des plus grandes villes de France. Pourquoi le mensonge est-il une permanence de la vie politique française? »

Je n’ai rien à rajouter… Montebourg est une personnalité avec beaucoup de talent et de qualités, respectable. Mais c’est important, en politique, de mettre en adéquation ses actes avec ses convictions. A défaut, c’est un sentiment de rejet de la classe politique que l’on entretient, un sentiment de « tous pourris, tous menteurs », qui fait le terreau des extrêmes gauche et droite. Pas très positif…

Je conclurai quand même, parce que la transition est efficace, par ce billet de Guy Birenbaum qui montre un passage de l'interview d'Hervé Morin peu glorieux. Peu glorieux pour Jean-Michel Apathie peut être, mais peu glorieux pour la classe politique française surtout.


Et un sentiment confus, au final de ce billet… Beaucoup de sujets traités, trop. Je ne suis pas le conseil qu’on donne pour faire des beaux billets, efficaces. Et je m’en moque…
Finalement, suivre un conseil, excellent celui là, d’Eric Mainville : sevrage de blog et d’internet. Vacances, des vraies… Mais pas de suite. En Août.

What Works Now in B2B Lead Generation, Part 2

Part 1 of this review of MarketingSherpa's just-released 2008 B2B Lead Generation Handbook discussed the dramatic changes in B2B marketing practices over the last decade, why SEO and SEM have become critical components of any successful B2B lead generation strategy, and why B2B companies should consider hiring an integrated marketing-PR-online agency to help with these programs. Here are a few more nuggets of wisdom mined from the report.

Blogs and Microsites Can Help with SEO—Eventually

Creating a blog or topic-specific microsite can supplement SEO efforts by providing a venue to share thought-leadership content, in a more casual tone than a corporate site, free from content management or other technological constraints that may apply to a company website. However, as the MarketingSherpa report points out, "This is NOT a short-term strategy. Getting a brand new URL ranked for important keywords can take six months or longer...If you launch a new site for SEO purposes, consider it a permanent part of your online presence."

This is because, as the report notes, it takes time to build external links and a significant body of content, which are critical to establishing credibility with both search engine spiders and human readers (and why persistence is one of the most vital components of effective business blogging).

YouTube and the Paradox of Video Quality

Online video is hot for many reasons: it's engaging, portable, re-usable and increasingly searchable. MarketingSherpa's report provides useful advice for incorporating video into B2B lead generation plans, such as best practices in properly tagging corporate videos uploaded to YouTube.

However, the report authors' advice that "B-to-B videos should employ high-quality, professional techniques to reflect your brand and convey authority" is...not exactly wrong, but too simplistic.

This is where the paradox of video quality comes in. For small companies trying to establish and expand a brand presence in the market, high production values are critical. That's because the objective of a company in this stage is to look bigger than it actually is, and convey a level of credibility that it hasn't yet earned across the market place. It's also more critical the higher the level at which a company sells into its customer organizations (e.g. C-level vs. IT staff) and the larger the target customer organizations.

Ironically, however, the best approach for large organizations may be just the opposite; the "homemade look" that MarketingSherpa considers inappropriate for B2B videos can help to make large corporations seem more human and personal. Microsoft's Robert Scoble became legendary for this, and in this interview with Rodney Rumford of FaceReviews, he talks about how a large corporation like P&G could use very informal video to communicate with their market:



The importance of polished production values also depends on who a company is trying to reach with its message. Software developers, for example, will generally be far more interested in a video perceived as "real" advice from another developer, even with fairly low production values, than a glitzier production perceived as more "commercial." So the key is not so much to produce beautiful video as to produce it in a way appropriate for your objectives and audience.

The Most Interesting B2B Content

B2B marketers don't always understand what kind of information their prospects are looking for (which creates a fabulous opportunity for those who do get it). According to MarketingSherpa's research, B2B marketers believe that case studies, top 10 lists of ways to improve business, and new research on some aspects of an industry are the top three most interesting types of information, with case studies five times as interesting as research.

Their prospective buyers, on the other hand, view case studies, new research, and how-to guides for better using a product or service as the top three, ranking all fairly closely.

B2B marketers and their buyers agree, however, that interviews with analysts or executives on the state of an industry are the least compelling types of content.

It's Always About Your Prospective Customer (Not You)

Finally, the critical importance of relating the benefits provided by your product or service to your customers' interests can't be overstated. While B2B products can't be marketed in the same manner as clothing, sports cars or soft drinks, emotion still plays a vital role in B2B buying. There has to be rationality in the decision, of course, but that doesn't mean any B2B buying decision is purely rational.

Understanding what these emotions are, and shaping communications to address them, is what separates effective B2B marketing messages from self-absorbed noise. The researchers at MarketingSherpa have elegantly encapsulated these B2B buying emotions:

    "Prospects are interested in content about themselves, their income, their industry (as defined by them, not you), their department, their organization, their daily working life and the future of their career. Content becomes must-read (or must-view) by appealing to one or more of these top five job-related emotions:

    A. Safety—keep your job, keep your company safe in a risky time, safeguard your department, avoid looking foolish, pick the most careful course of action, peer-vetted, proven, time-tested.

    B. Ease
    —make your job easier, save time, reduce stress, how-to, assistance, help, quick-and-easy, simplify.

    C. Greed
    —salary increases/bonuses, wealth, profits, rewards, more of something, stockpiling.

    D. Power
    —power to convince a boss or committee to agree with you; power to get your budget passed; powerful insights that can change one's direction for the better.

    E. Ego
    —knowing or proving you are better than other people; being recognized as outstanding in the company of your peers."

There you have it. Once again, the MarketingSherpa B-to-B Lead Generation Handbook exectuive summary is available here.

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tomATwebmarketcentralDOTcom

vendredi 4 juillet 2008

Le Bac, déjà 13 ans... (recyclage)

J’ai appris il y a peu qu’une très jeune amie, fille de mon patron communal, venait de recevoir une mention assez bien sanctionnant son bac. Heureux j’en suis, sincèrement. Pour elle, parce que c’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Et aussi pour tout ce que cela me remonte comme souvenir…
Un Bac littéraire, mention assez bien. Ca pourrait me rappeler une ancienne amie, mais non, évitons les souvenirs dont le goût se madérise avec les années qui passent.

Encore un billet nombriliste. Encore un. Laissons Bétancourt, Sarkozy, Domenech. Pas aujourd’hui.
Billet nombriliste et fainéant. Ecologique dirons certains, car je ne fais que recycler un billet écrit un 8 Janvier 2007, bientôt un. Recyclage, pour ne pas recopier, et essayer de le mettre un peu au goût du jour.
Mais pas trop. Car les sentiments que j’avais à l’époque n’ont finalement que peu changé. Si, le village a changé. Ma vie a changé depuis l’année dernière. Dans des sens positifs. Avec un avenir qui peut être sympa.

Mais aujourd’hui, d’avenir il est moins question que de souvenirs et de sentiments mélancoliques. Et donc recyclage d’un vieux billet dont je n’étais pas trop mécontent…

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Quand j’étais enfant, le bac ne représentait que ces vieilles cartes postales jaunies que me montrait ma grand-mère. Pour aller de Montfaucon à Caderousse, il fallait le prendre pour traverser ce Rhône qui voit maintenant trois ponts l’enjamber au niveau de chez moi. Non, à l’époque, ni route départementale, ni autoroute, encore moins TGV ne permettait de franchir le Rhône entre Gard et Vaucluse. Juste le « bac ».
Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai connu la vraie signification de ce mot. « Bac », traversée un peu mythique quand on est enfant. Passage entre quelque chose que l’on imagine et quelque chose que l’on ignore. « Bac », cet objet abstrait que Chevènement voulait donner à 80% d’une classe d’age, objectif qui est ancré presque dans nos gènes, depuis notre plus jeune age. Et après ? On ne sait pas ce qu’il y a derrière, « passe ton bac d’abord », la suite on verra plus tard. La suite, on ne la voit pas quand on regarde les photos jaunies de mamy.

Mon bac à moi ne me laisse pas des immenses souvenirs. Je voudrais être capable de l’écrire comme Guy Birenbaum sur son blog (très beau texte), mais il m’en manque le talent. Il m’en manque surtout, à vrai dire, l’émotion et la nostalgie qui ferait de ce souvenir quelque chose de marquant. Bien sur que je m’en souviens. Qui ne se souviendrait pas d’un moment programmé en nous depuis le plus jeune age. Je m’en souviens. Mais je n’en éprouve aucune nostalgie, alors que la nostalgie est, justement, ma cosmo-énergie à moi…

12 ans déjà que j’ai passé le bac. Chirac venait d’être élu, et une nouvelle municipalité amie venait d’être élu dans mon village. Pour quelques mois, je n’ai pu voté Chirac, je n’ai pu faire parti de l’aventure municipale. Dur d’avoir 17 ans. Mais je passais mon bac. En 1995.

Je n’ai pas grands souvenirs de cette année scolaire au lycée technique des Eyrieux, Bagnols sur Ceze. Sinon l’été avant et ma première histoire amoureuse qui restera plus indélébile dans mon cœur qu’un modeste examen de fin de lycée (là, le ressort nostalgique tourne à fond les ballons).
J’ai fait un bac S, anciennement E, avec beaucoup de technologie industrielle. Je n’aimais pas cette matière, pourtant coefficient 9. Plus que de ne pas l’aimer, j’avais un blocage psychologique dessus. Un cauchemar, mon cauchemar. Mais papa disait que c’était le futur et que c’était bon pour moi, et comme j’étais un petit garçon faib…, euh obéissant, j’ai fait. Je le regrette tous les jours, car les mardis étaient pour moi épouvantables en Terminale, mais tant pis.
Je ne garde de cette époque aucun ami. Et d’ailleurs aucun ne me manque vraiment. J’ai des amis de cette époque : mon pote viticulteur, connu en seconde. Mon ami prof de math, une amie qui m’a fait mon CV, une autre infirmière de bloc opératoire. Mais eux, je les connais du collège. Du lycée, de la terminale plus précisément, non, personne. J’en avais un, mais il est mort en 2000 : la route est cruelle de Tresque à Bagnols sur Cèze.

Finalement, la Terminale, ce fut quoi pour moi ? Du boulot, beaucoup, mais pas tant que ça. Des fiches de philosophie et d’histoires, les deux matières au final que j’aurais le plus révisé. Une histoire amoureuse en fin 1994’ qui me marque encore aujourd’hui. Je passe sur les 12 kilos de perdu été 1994’, qui ont fait entrer en Terminale un Faucon enfin présentable, amoureux, et pas forcément détesté à cette époque là. Enfin, me reste en mémoire un travail assez long : que faire après la Terminale. Le « choix », dont j’ai souvent parlé. Choix qu’aujourd’hui encore je regrette quelque part. Sciences Politiques, ou alors Ecole d’Ingénieur ? J’ai choisi la deuxième voie, nous y reviendrons plus tard.

10 Juillet 1995. Journée de résultat. Non, je ne suis pas bien finalement. L’été est beau. Mobylette 103 SPX de la photo pour aller voir des amis qu’aujourd’hui je ne vois plus. Et gros stress tout de même. Toutes mes admissions pour l’année prochaine sont suspendues au bac. Et pour certaines, l’ECAM et Science politique sans passer par la case « concours », c’est la qualité de mes résultats du bac qui feront que oui ou non.
Mes parents m’amènent à Bagnols-Sur-Cèze avec mon ami d'enfance. Nous avons été, avec lui, voisin à Montfaucon. Dans la même classe de la maternelle à la Terminale. Et en bons élèves que nous étions, lui et moi trustions les premières places. Nous étions les FC Barcelone et Réal de Madrid locaux, les Nadal et Federer de l’époque. Et le soir même verrait la fin du match. La finale.
Je pensais avoir mention « on te le donne parce que c’est toi ». J’avais trouvé l’expression dans la voiture, elle m’avait plu. Finalement, ce sera mention « Bien ». 14,42 de moyenne. C’est joli. Mon copain aura eu 14,64 de moyenne. J’ai perdu le match, ce match. Pas bien grave. Surtout qu’après les esprits populaires se rappellent souvent des Poulidors, et pensent que le vaincu est vainqueur : la classe préparatoire MathSup l’année suivante m’aura octroyé, dans l’esprit de nos proches, la victoire. Amusant…

Le Directeur du lycée parlait avec ma mère en regardant mes résultats. Moi, je regardais ce fameux tableau des admis. Mon ami futur viticulteur est au rattrapage, merde. Mon meilleur copain de l’époque est aussi rattrapage. Merde bis. Trois jours après, ils se louperont. Je vois des élèves de ma classe, branleurs de niveau supérieur, avec des mentions assez bien. Je parlerai un autre jour de l’avis que j’ai sur le niveau du bac…
Et là le Directeur m’appelle. Il est ébahi par mes notes. Ah ? 14,42 c’est pas non plus le Pérou… 16 en physique et math. Bon, j’assure le 1 à 0 et les trois points à domicile comme dirait l’entraîneur de base de Ligue 1. L’an passé, j’eus un double 14 en français. Là, en anglais, je révolutionne rien : un petit 13. Par contre, et c’est là que mes yeux palpitent et mon cœur bat, un 17/20 en philosophie (« la connaissance scientifique peut elle lutter contre les intégrismes ? »), et 18/20 en Histoire - Géographie. J’en ai demandé à recevoir mes copies du bac, je les scannerai un jour (me faire mousser un peu… Qui parlait du narcissisme d'un blog ?).
Par contre, le coefficient 9 de la Technologie m’aura été fatal : 9/20. Merci, cette matière que je ne voulais pas faire et qui me faisait cauchemarder m’aura été fatale au final. Elle m’empêche de battre sur le terrain mon copain d’étude secondaire, mais ce n’est pas grave.
Elle me ferme surtout les portes de Science Politique sans concours. Et avec ça m’ouvre mes dix, douze, peut être vingt ou trente prochaines années avec ce regret terrifiant d’avoir accepté de partir dans les « sciences de l’ingénieur ». Je suis ingénieur, c’est vrai, mais je suis convaincu (peut être je me trompe) que j’aurais pu assurer 16 en biologie. Ou au pire 14, ma moyenne. Cela me donnait mention très bien. Donc regrets, beaucoup de regrets.
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Edit 4 Juillet 2008 : Un an plus tard, avec une belle victoire électorale en poche, aprés un weekend avec mes "amis de promotion", j'avoue que ce regret a tendance à disparaitre. Je pense que je ne me serais peut être pas, ou mal, intégré dans un Science Politique. Je ne suis pas un littéraire, comme ces amies littéraires que j'admire, et jalouse un peu.
J'habite un joli village, celui de mon enfance, dans lequel je suis élu et je fais de belles choses. J'ai une amie super, rencontrée durant mes études d'ingénieur. J'ai des amis remarquables, une majorité rencontré durant ces mêmes études d'ingénieur. J'ai un boulot sympa, je vis bien, j'ai ma famille et mes quelques (pas beaucoup) amis d'enfance à portée d'embrassades.
Et je fais ce qui me plait. Je regarde les matchs de l'Olympique de Marseille en buvant du Côtes du Rhône, et je touche à des milieux qui ne m'impressionnent plus, mais qui me donnent l'impression d'être quelque chose d'utile pour les gens que j'aime et pour ma collectivité. Que demander de mieux ?

Aurais je tout ça si j'étais parti à 18 ans à Paris plutôt que Lyon ? J'aurais autre chose sans doute... Mais je préfère quelque part être le 4eme de ma communauté de Communes et le premier dans le cœur de quelqu'un que le 53892 eme de ma grande ville...
Fin de l'intermède, retour à l'ancien billet
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Le soir, bizarre. La veille, un car d’espagnol a dérapé dans le virage de l’autoroute A9 à Roquemaure (à quelques mètres de là où j’habite aujourd’hui). La pire tuerie de l’histoire de Roquemaure, et mon amie adjointe (ancienne adjointe, mais femme du nouveau maire) de ce village ne pourra manger de viande rouge pendant 5 ans, tant les souvenirs de cette chapelle ardente reste vivace.
Et nous, chez mes parents, on reçoit du monde. Le Maire de mon (ancien) village, et mon médecin aussi, est aussi des notre. Tous mes amis sont là, voisins, familles… Mes parents ouvrent le champagne. Tout le monde est heureux. Le suis-je vraiment ? Je pense à elle, celle de la fin de l’année dernière, beaucoup. Je pense au futur. Au fait que la plupart des gens autour de cette table, je ne les reverrais plus. Aujourd’hui, ils n’existent plus pour moi. Je pense au futur. Et je garde du regret quand même, beaucoup.

Après, l’histoire continue en accéléré pour moi. Le vendredi, première sortie en boite de ma vie : le Graffiti de Rochefort du Gard. Je m’y emmerde copieusement, je n’aimerais jamais les boites. Puis je jette l’éponge de Science Politique. Soyons lâche jusqu’au bout, le concours m’a fait aussi peur que la visite d’Aix en Provence. Ce sera l’ECAM, cinq ans qui resteront des bons souvenirs avec des moments de larmes, de francs découragements, de regrets, quelques espoirs aussi. Puis après Marseille, des bacs vécus par procuration. Celui de mes amis qui ont loupé celui que j’ai réussi. Cette amie dont j’aurais suivi en 2002 le bac par téléphone, et qui m’aura appris sa mention alors que je jouais à Onimusha sur PS2. Un des derniers coups de fil eut avec elle. Plus tard, l’échec du fils d’une amie locale. La franche réussite de la fille la plus brillante que j’aurais rencontré, avec sa mention très bien y a deux ans. Et y a quelques minutes, un mail d’une copine de Roquemaure, qui l’a eu elle aussi. Mon amie partie cette année aux USA vivra ce moment l’an prochain (NDFaucon : celle du début de ce billet, mention assez bien donc, clap clap). Jusqu’à la rencontre de celle avec qui je vis à Roquemaure, avec un métier dont je suis content.
Je n’aurais pas fait Sciences Politiques. Des regrets pleins. Sciences Politiques, j’aurais touché plus franchement ce milieu que je n’ai fait qu’effleurer. Je serai peut être député à 29 ans, ou dans les pattes d’une sommité politique. Etait ce vraiment ça dont je rêvais, que je voulais. A l'époque oui. Maintenant, un peu moins. Et puis je n’aurais pas rencontré celle avec qui je vis, les amis que j’ai. J’aurais connu le monde de Saint Seiya sans doute, et encore…
Finalement, des regrets. Mais une vie qui ne me déplait pas au final, ce qui est le plus important…

Le 10 Juillet 1995’ aura été pour moi une date. Une parmi tant d’autres. Les 12 Juillet 3 ans plus tard (et 7 ans plus tard) auront une saveur plus tenace, et laissent des souvenirs, bons ou pas, plus vivaces en ce 4 Juillet 2007’. Même si, quand même, c’est agréable d’y être devant le tableau. Parce que aussi on a 17 ou 18 ans. Après, on les a plus. Et c’est peut être ça le plus dommage… C’est peut être ça.

mercredi 2 juillet 2008

Soupir, alors qu'on devrait être heureux...

Les fortes pluies de ce matin, et les égouts qui ont dégueulé de partout dans mon village (et mon jardin), avaient déjà commencé à sensiblement atteindre mon moral de bon matin. La lecture de certains billets, articles, réactions, concernant la libération d'Ingrid Bétancourt, mettent à même pas 8 heures du matin un point final à tout optimisme pour ma journée...

Naïvement, je me dis qu'on devrait être heureux de sa libération. J'avoue que je me sentais éloigné de ce combat, mais le plaisir est là. C'est chouette. En rester là ?

Surement pas... Ci et là, question : comment Sarkozy va récupérer les choses à son avantage ? Bouh le vilain politique pas beau. (notons que la question de la récupération de l'évènement par Ségolène Royal ou par la gauche de la gauche ne se pose pas, elle... Mais connu, le mal est ailleurs.).
Question que je me pose : aurait il, dans ce cas, fallu qu'Ingrid Bétancourt ne soit pas du tout libéré, pour que ça ne soit pas un élément positif pour la présidence Sarkozy ? Aurait il fallu aller au pire, pour que cela ne sera pas ses intérêts politiques (et que cela serve plutôt les intérêts politiques du camp d'en face ?).

Et allons plus loin. Faut il souhaiter, si on combat Nicolas Sarkozy, ou si on soutient d'autres personnalités ou mouvements politiques, que de grandes catastrophes humaines et sociales, qui n'auraient que pour seul intérêt de porter un peu plus atteinte à la popularité (faible) du président, aient lieu en France ?

Je croyais naïvement que le rôle de la politique était d'être au service du peuple, et d'agir dans son intérêt. Et que l'opposition devait aller également dans le sens de ce qui sera positif pour le peuple.
Visiblement, certains billets me laissent à penser le contraire. Politique de la terre brulée. Surtout rien de positif, pour ne laisser aucune trace positive durant le mandat d'une personne dont on ne partage pas les positions.

Ca me gonfle. Ca m'irrite. Ca me fait peur sur ce qu'est la République. Couper Internet la journée alors ? Oui, peut être...
Non sans sourire sur l'absence de commentaires de ces mêmes personnes quand Royal (qui avait fait de Bétancourt sa Jeanne d'Arc) ou Delanoé (qui avait mis Paris et les chanteurs dans le combat pour sa libération), viendront demander leur dû... (Toréador en a un peu parlé ce matin, dans un billet d'une rare justesse... j'apprécie ceux, nombreux sur le net heureusement, qui savent taper dans les deux camps et n'ont pas des œillères à la cervelle...)


Je m'en fous de Sarkozy. Il est président, fatalement il va profiter de cette journée. Si Royal ou Bayrou avaient été président, il en aurait été de même pour eux. Sans doute d'autres personnes auraient critiqué et dénoncé cette récupération politique remarque. Pas les mêmes d'aujourd'hui, évidemment. Le camp d'en face...
Je m'en fous de Sarkozy, je m'en fous de sa popularité et de savoir qui de Renaud ou de Dominique de Villepin sera le plus félicité. J'aurais envie d'être simplement heureux. Et je n'y arrive pas, à cause de ce climat que je trouve délétère en France... C'est idiot.
Pourtant, envie d'être heureux aujourd'hui. Toujours un beau moment quand la liberté triomphe...

Et l'orage de recommencer fort... Pénible va être la journée... (si en plus Domenech reste sélectionneur, ce soir je bois).

Off Topic: Have the Best 4th of July Ever!


Since so few people are at work this week (physically in many cases, mentally in many more), it's a great time to go off topic and ponder just how much better life has become over the last three and a half decades. (How's that for a random figure?)

I'm not sure exactly what sparked it, but I got to thinking one recent rainy day as I watching my kids bounce between watching the flat screen TV to listening to their iPods to chatting with friends online to playing video games, how much better life has become since I was their age in the early 1970s. It's not just that we have more stuff (though we certainly do; the size of the world economy has more than tripled since 1970), but that the stuff we have has improved so much—it's smaller (in the case of electronics) or bigger (meals, houses), faster, higher quality and more functional.

Consider music for example (no, not the music itself, which was of course way better in the 1970s—Styx, Van Halen, Boston, REO Speedwagon, Aerosmith, c'mon!—but rather the way we listen to it). Albums provided high fidelity, but were fragile and definitely not portable. 8-track tapes were a disaster; cassettes were smaller and songs didn't break in the middle, but the audio quality was so-so and they had a tendency to wear out and eventually get "eaten" by a player. Now we have MP3s; decent quality, ultimate portability, and you don't have to go to record store to buy them.

Or movies. In the early 1970s, if you missed seeing a movie during its theatre run, you had to wait two to three years. Then one of the networks would finally show it—chopped up by commercials and "reformatted to fit your television screen," which at that time was smallish and so convex you had to sit almost directly in front of it to get a non-distorted view. And they didn't even have remotes! Now we have Netflix and pay-per-view and video stores and cable; we can watch movies, in widescreen high-def format, shortly after they leave theatres, commercial-free, on big flat panel TVs.

Or communications. In the early 1970s, sending a note meant sending a note. On paper, in an envelope, through postal mail which took days to deliver (much longer if overseas). There was one phone company. Unless you were rich, you had only one phone (a black one, rented from the phone company), and it was stationary. Long-distance calls cost a fortune (I remember calling a friend in Spain cost me $1.27 per minute, in mid-1970s dollars; can you even imagine paying the inflated equivalent, which would be about $6.00 per minute today, to make a call to another country now?) and the sound quality was awful. Freedom of the press belonged to those to owned one, and many big city newspapers had a virtual monopoly over local distribution of the written word.

Yuck! But today we have email, IM, Skype, Vonage, Twitter, blogs, cell phones, texting and more. Communication is democratic, cheap, instantaneous and portable.

Not everything has improved with time of course: due to a lack of true choice, our educational system in the U.S. has failed to keep up; progress against cancer has been painfully slow; lawyers have sucked a lot of the fun out of life; and the downfall of communism was unfortunately followed by the rise of a competing ideology even more ruthless, sinister and absolute. But, on the whole, life is a whole lot better, and everything has changed.

Why, back in the early 1970s, we had a presidential election that pitted a veteran politician from the western U.S., who was viewed as too liberal by many of his fellow Republicans, squaring off against a senator from a midwestern state, with no executive experience, who was viewed as too liberal even by many Democrats. Among the most pressing issues of the day were energy policy, relations with China, and an unpopular war halfway around the world.

Hmm, perhaps not everything has changed either. Oh well, Happy Independence Day!

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Et même en juillet, l'Olympique de Marseille passe à la télé... (youpi)

Merveilleux site que celui du Phocéen. Tristesse d'un mois de Juillet qui commence, sans foot à la télé.
Bonheur, sans doute, pour pleins d'autres personnes, qui n'ont pas forcément compris qu'on était pas forcément plus heureux de savoir d'autres frustrés, surtout quand il y a possibilité de couper la télé... Mais pour l'amateur du ballon rond que je suis, un peu bouh.
Le pire viendra après le tour de France... l'Equipe est aussi épais qu'entre Noël et le Jour de l'an...

Mais voilà, Canal + arrive sur son beau cheval... Avant Aout, où le triste Thiriez (que je mettrais bien dans la même charrette que le triste Domenech...) va obliger l'amateur de football à contracter un abonnement chez Orange, pour suivre des matchs à des horaires que la raison bannirait, et après un Euro où les commentaires de TF1 et de la 6 frôlaient le très vilain, Canal + va remontrer que ceux sont, pour l'instant, les meilleurs en ballon.

Et mon Olympique de Marseille verra donc ses matchs amicaux diffusés sur les chaines de Canal + ! Et personnellement, c'est con, mais je trouve ça génial...

Le programme des matchs amicaux de l'Olympique de Marseille à la télévision cet été, et donc mon frigo que je remplirai de bons rosés :
- Mercredi 2 juillet : OM - Istres (National) Sport + 19h, stade Parsemain à Fos-sur-Mer, 13 ;
- Samedi 5 juillet : OM - Bastia (Ligue 2) ; 19h, Parc des Sports à Avignon sur Canal + Sport
- Mercredi 9 juillet : OM - Nantes (19h, stade Joseph Moynat à Thonon-les-Bains, 74) sur Canal + Sport
- Dimanche 13 juillet : OM - Neuchatel Xamax (D1 Suisse) : 19h, stade Fernand David à Amphion-Publier, 74 sur Canal + Sport
- Samedi 19 juillet : Bordeaux - OM, 19h, Parc municipal des Sports à Agen, 47 sur Canal + Sport
- Mercredi 23 juillet : Monaco - OM, 19h, stade Pierre de Coubertin à Cannes, 06, sur Canal + Sport
- Samedi 26 juillet : Ajaccio (Ligue 2) - OM, 20h, stade François Coty à Ajaccio sur Canal + Sport
- Samedi 2 août : OM - Toulouse, 19h, stade Francis Turcan à Martigues sur Canal + Sport
Billet inutile, mais qui me fait plaisir. Heureux de savoir que l'OM passera, cet été, à la télé. J'aurais pu me déplacer samedi soir à Avignon pour voir le match amical (je pensais le faire), mais finalement je pourrais manger à la maison avec des amis. On regardera le match à plusieurs, avec vin et bonne humeur.

Et ceux qui soupireront de savoir qu'il y aura encore du foot à la télé, qu'ils fassent comme moi en ce moment quand ça parle politique dans le petit écran : on éteint, et on va dehors. (et que ceux qui soient heureux restent heureux, ça coute rien).