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lundi 16 février 2009

Questionnaire de lecture...

J’ai pleins de tags en retard, et ce week-end j’en reçois deux. Je traiterai le deuxième dans la semaine (ainsi que les tags de Rubin et de Lomig que j’ai à la bourre…).
Non un tag simple et agréable, pour débuter une froide semaine d’hiver. Mon amie Alaiya me propose un questionnaire sur la lecture. Merci du joli cadeau, essayons d’y répondre au mieux.

* Plutôt corne ou marque-page ? Marque page. Et j’en ai un qui date de 2005 : un bulletin d’abonnement qu’on trouvait au milieu d’un vieux Windows News que j’avais acheté à l’époque. Ca marche pour les grands livres…
Corner les pages, non, jamais.

* As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui, souvent. Et ça me fait toujours plaisir.
Petit, c’était la chose que je demandais, un livre. Maintenant, quand on me demande, c’est d’abord « du vin », et puis après « des livres ».

* Lis-tu dans ton bain ? Oui. Et j’adore. J’adore aussi lire sur ma piscine, dans un matelas gonflable qui est extra pour la lecture. Et lire sur la plage aussi.

* As-tu déjà pensé à écrire un livre ? Un rêve, comme beaucoup. Ecrire un ersatz de fiction Saint Seiya m’a apporté du plaisir. Et même un peu plus que ça... Mais ça s’arrêtera là je crois, soyons réaliste…

* Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? J’aime bien m’attacher aux gens. Harry Potter bien sur. Mais aussi Wallander chez Mankell, Malone chez Berry, Bolitar chez Coben. Non, j’aime bien suivre un personnage.

* As-tu un livre culte ? Non… Certains m’ont marqué. « Le Monde de Sophie », parce qu’une époque particulière Mai 2002. Les « c’était de Gaulle ». Mais culte, non.

* Aimes-tu relire ? Les mangas oui. Les romans non. Les autobiographies, ça peu.

* Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé ? Que leur dire si on les voit ? Ou alors les voir pour ce qu’ils font en dehors. Rencontrer Guy Birenbaum, ce n’est pas rencontrer uniquement l’auteur de « Nos délits d’initiés » ou « le cabinet noir ». Si je rencontre Maxime Chattam, que je ne connais que par ses écrits, que lui dirais je ?
Et puis bon… On est toujours autre chose que son travail ou que son œuvre. Des souvenirs qui me laissent encore des frissons m’assurent qu’en effet, on est autre chose que ce qu’on écrit.

* Aimes-tu parler de tes lectures ? Oui, j’aime beaucoup. Mais d’une manière générale, j’aime partager ce que j’ai aimé. Un bon match de foot, un chic dessin animé, un vin divin. C’est rare les gens qui comme moi adorent les dessins animés japonais. Les livres, c’est plus facile.

* Comment choisis-tu tes livres ? Rien d'original… Le titre, le thème, le quatrième de couverture, quand je ne connais pas. Comme tout le monde je suppose. Ensuite, le bouche à oreille. Le net et les blogs sont une mine sympa.
Après, quand j’ai ferré un auteur que j’aime, ben on fait la totale. Rien de bien sorcier…

* Une lecture inavouable ? Non. Aucune lecture n’est inavouable.

* Des endroits préférés pour lire ? Mon lit, mon bain, mon matelas sur la piscine.

* Un livre idéal pour toi serait : Aucune idée…

* Lire par-dessus l'épaule ? C’est insupportable.

* Télé, jeux vidéos ou livre ? Je prends tout. Et je rajoute Internet.

* Lire et manger ? Je fais souvent. Quand j’étais seul, à midi, je mangeais avec le journal du jour ouvert devant mon assiette. Et au restaurant le soir quand j’étais en déplacement. Impoli ? Oui, mais m’en fout…

* Lecture en musique, en silence, peu importe ? Dans le train ou l’avion, c’est fatalement musique. Sinon, silence.

* Lire un livre électronique ? Déjà que lire un pdf c’est chiant…

* Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas ? J’ai toujours fini les livres. Pas toujours les séries de dessin animé. Mais des fois, c’est dur. Deux souvenirs récents : Next de Michael Crichton (j’ai toujours rien compris) et l’infame Labyrinthe de Kate Moss.

Voilà, un sujet amusant, un tag simple pour un lundi matin. Le tag des copains Grobill sur le libéralisme promet d’être plus délicat.
Je passe le sujet à des filles. Parce que c’est comme ça. Je choisi les locales Mrs Clooney et Bridgetoun. Avec elles Fleche, Hypos, Cybermamie, Nelly, Cecile et Plume. Amusez vous bien.

jeudi 27 novembre 2008

Des livres, des tags, et moi, et moi, et moi...

Difficile tag pour l’inculte que je suis. Mais CyberMamie Rosa m’a taggué, donc je dois faire. Quels sont les six livres qui me représentent le mieux ?
Outre le fait que pour répondre à ce tag, il faut savoir lire, ce n’est pas facile de savoir ce qui nous représente vraiment… Il faut se connaître. Et qui peut prétendre se connaître réellement ? Pas moi en tous cas… Je laisse à mes proches, plus qu’à mon « Docteur des Pieds » (copyright Sublimette), le soin de savoir ce qui me représente vraiment…

Essayer l’exercice, tout de même… Six livres qui me représentent vraiment. J’aurais plutôt du faire le tag « six personnages d’animés » qui me représentent vraiment… Parce que dans le coté torturé de certains anti-héros que l’on peut voir ici et là, y en a un wagon…

Mais tentons. D’abord par un héros de roman, qui est celui dont je suis les aventures en ce moment. Le Commissaire Kurt Wallander de la série des polars du brillant suédois Henning Mankell.
Pourquoi Kurt Wallander ? Parce que ce type est dramatiquement humain. Avec tout ce que cela a de pathétique par moment. Des faiblesses, pleins. Des doutes, pleins. Des relations avec les gens difficiles, parfois dramatiques. Avec son ex femme, avec sa fille, avec ses collègues de boulot.
Parfois, il pète les plombs. On le retrouvera complètement ivre après une soirée avec son pote Svinden, ou après une discussion avec son ex femme. A la fin d’un bouquin, il partira un an en maladie le long d’une plage, mais c’est vrai que quand on a tué quelqu’un qui a menacé sa fille, on est pas bien…
Et il a souvent l’esprit qui part loin, très loin. Sa douce amie (sortent ils ensemble ?) qui vit à Riga. Son pote et mentor Ridberg, mort dans le premier bouquin, qui reste un guide même au-delà de la mort.
Et des choses qui lui collent aux souvenirs, qu’il n’arrive pas à oublier, à se dépêtrer. Qui l’obsède. Des gens, souvent. Comme moi, oublierais je ou accepterais je un jour mes faiblesses de l’été 2002 ? Peut on arriver à oublier ses erreurs ? Et même, le doit on ? N'est ce pas nos fautes qui nous rappellent à notre condition de simple humain mortel ?

Aussi, ses rêves qu’il n’atteindra jamais. Une vie à attendre, mais pas à agir pour atteindre ses rêves. Dans l’opéra. Ou ses illusions d’une police telle qu’il aimerait, ou d’une vie dans un pavillon en banlieue d’Ystad avec une femme et un labrador. Et la réalité, qui revient, implacable.

Enfin, un modèle ce Wallander. Pas brillant, pas du tout. Charismatique ? Quand il travaille, parce que c’est un bosseur. Un besogneux. Qui arrive au final. Ce n’est pas le James Bond qui fait craquer toutes les filles, et visiblement lui aussi n’est pas bien beau, ou pas bien populaire. Mais il bosse. Honnêtement. Et il y arrive…
Un modèle finalement, ce Wallander. Ou quelqu’un auquel j’arrive à m’identifier. De part tous ses défauts…

Alors six livres ? Je pourrais arrêter le jeu ici, en citant « Meurtrier sans visages », « les chiens de Riga », « la lionne blanche », « l’homme qui souriait », etc… Mais disons que de ce jeu, ici,


Quelque part, mon univers littéraire étant ce qu’il est, j’aurais du mal à dire beaucoup lus que ce livre là. Le reste ne serait finalement que des biographies, parce que je confesse lire des romans et/ou thriller dont les « héros » sont vraiment des héros. Et dont l’identification est difficile.

Je me souviens quand même, pendant que j’écris, de cette trilogie que j’avais lu étant très jeune. Quel age ? 12, 13 ans peut être… Oh, le gaulliste que je suis devenu souris à l’évocation de Jules Vallès, et sa trilogie « l’enfant », « le bachelier », « l’insurgé ». Et je souris, maintenant que je suis devenu un peu Forézien par alliance, de voir que cet homme qui a quand même marqué mon collège de part la lecture de cette trilogie qui aurait pu faire de moi un enfant de gauche, est une figure de cette région.
Jeune, j’avais comme rêve d’être un « Grand Journaliste ». C’était mon rêve, peut être la lecture de Vallès y eu contribué. Est-ce que ma fascination envers les personnes « littéraires », qui ont cette culture et cette sensibilité (parfois de gauche) que je n’aurais jamais, vient de là ? Je me revois lire « le monde de Sophie », et être cet enfant… L’été 2002 évoqué plus haut, où je voulais ne pas être celui que j’étais, du moins dans les yeux des autres. Peut être en partie que Jules Vallès en est en partie responsable… ?
Maintenant que j’y repense, je relirais bien cette trilogie, qui a marqué mon enfance. J’ai encore dans le nez l’odeur de ce vieux livre, que j’avais piqué dans la cave, dans le tas de bouquins que devait lire ma maman quand elle était au lycée… Vous savez, les livres aux pages jaunies par le temps. Est-ce que je les ai toujours ?

Je pense que lire un Jules Vallès acheté sur Amazon, ça doit être moins bien quand même…

Je passe sur les écrits du Général de Gaulle, ou ses biographies écrites par Max Gallo ou Alain Peyreffite. Parce que l’humilité empêche de devenir trop con, et parce qu’on ne peut pas d’identifier à ce qui est un modèle. Laissons les icônes à leurs places, gardons la notre.
Et parler De Gaulle après Vallès peut faire sourire. Sauf à penser que le gaullisme, est profondément apolitique… Ce que je pense davantage jour après jour, mais ce n’est pas l’objet de ce tag.

Dernier livre, unique cette fois, auquel je me suis identifié. « L’emploi du temps », de Marc Butor.
Il était au programme de MathSup ce livre. Le thème de cette année était « la ville ». J’ai découvert Emile Verhaeren cette année là, et sa peinture des villes du Nord dans ces recueils de poème…

Revenons à « L’emploi du temps », de Marc Butor. J’avais lu ce livre été 1995’. J’étais en Angleterre. Pas à Bleston, comme le héros du livre, mais à Bury Saint Edmonds. Et je ne restais pas un an, non, mais j’étais aussi dans une terre que je ne connaissais que peu. Et je lisais finalement les aventures d’un autre, qui vivait la même histoire que moi. Ou plutôt était ce moi qui vivait pareillement à lui… ?
Et je me souviens de ce bouquin où le héros et la ville ne faisait qu’un… C’était vraiment un bouquin sur une ville, anglaise pourquoi pas, mais cela aurait pu être de partout…

J’avais transmis ce livre à une amie qui partait durant un an aux Etats-Unis. Je ne sais pas si elle l’a lu. Et je ne sais pas si elle a ressenti les mêmes choses que moi. Aujourd’hui encore, ce livre me fait ressortir des émotions, et pourtant je ne sais plus lesquelles. Bizarre, je revois la couverture bleue foncée du roman. Et c’est tout.

Je cesse là l’exercice. Passionnant il est, mais je me dis que je pourrais aussi citer Philippe Labro, dont le livre « tomber 7 fois… » m’avait marqué. Là encore par ce coté profondément humain de ses hommes qu’on imagine différent de nous, mais qui ne sont que des êtres humains bourrés de faiblesses. Et capable de sombrer dans une dépression, y compris la tête de la première radio de France. L’humilité, de se savoir humain, pas plus…
Ce bouquin est en plus écrit avec une pudeur et une humble retenue qui rend le personnage remarquable, et touchant. Un beau livre.

Allez, je cesse vraiment maintenant.


Non sans transmettre le mistigri. Parce que cet exercice est amusant finalement. Passons le ballon à six personnes.
J’aimerais lire ce que pense le Magicien d’Ox à ce sujet. J’aimerais aussi lire la copine Sublimette. Est-ce que l’adorable chien Dalton se sent proche de Shiguré ? Qu’en pensent les pertinents observateurs du monde politique que sont mes copains de ouèbe Toréador ou Rubin ? Et Alayia, se sent elle plus proche de DeathMask ou d’Aiolos ? Pour finir, les filles Marion et Claire donneront sans doute de jolis billets.
Enfin, j’aimerais transmettre le bébé à ma copine des bons enfants de Marseille, parce que j’imagine que ça doit être génial ce qu’elle a écrire. Mais elle n’aime pas les tags, donc je ne la taggues pas… (Simple invitation amicale ^^)

Après ça, je m'occupe des tags de Dominique, de Rubin et d'Internecivus, promis... ;-)

PS : la chanson qui accompagne ce billet est tirée de l'avant dernier album de Serge Lama, et s'appelle "Les poètes". J'aime beaucoup cette chanson, qui évoque je trouve assez bien les relations particulières que j'ai pu avoir eu, par le passé, avec la "littérature" (je mets des guillemets pour accentuer le coté pédant de ma phrase), et les certaines littéraires que j'ai vraiment beaucoup apprécié...
"Les poètes il ne faut pas les vivre, il faut les rencontrer un soir auprès d'un livre", c'est vrai... Comme c'est vrai "qu'ils déchirent des cœurs pour s'offrir des orages"... Et quelque part, je peux m'identifier avec cette chanson. Je ne suis pas un poète, mais peut être est il préférable de me rencontrer au coin d'un blog, je ne sais pas... ^__~
Après, les aimer morts mais les fuir vivants... ? Non, ne me fuyez pas de suite s'il vous plait... ^__^

dimanche 10 août 2008

Il faut lire ami public, tu vas t'évader... (tag)

(toujours nul sur les titres...)
Triplement taggué le faucon... la vallée rhodanienne m'aura été fatale : du nord au sud, Lyon avec Romain Blachier, Valence avec Sublimette, pour finir en Arles avec l'ami Rimbus. Tout trois m'ont morpionné, avec plaisir remarquez.

Recopions le jeu du tag : "1- citer la personne qui vous a "tagué" 2- indiquer le règlement 3- choisir un livre, l'ouvrir à la page numéro 123 4- recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes 5- indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition 6- taguer 4 personnes et les prévenir sur leurs blogs"

Ok, prendre un livre... Ne trouvant plus la biographie de Basile Boli dans ma bibliothèque, je vais prendre le volume des "C'était de Gaulle" d'Alain Peyrefitte qui m'avait le plus marqué. Le deuxième, lu dans ma chambre d'étudiant lyonnais, en deuxième année d'école d'ingénieur.
Ce tome, sous intitulé "la France reprend sa place dans le monde", traite de la période 63 à 66.

Et donc la page en question est celle ci (ça tombe bien : ça commence sur un début de paragraphe...)
"A la fin du conseil, pendant que le Général serre les main, Pompidou me fait de vifs reproches : "Il faut lui épargner ces coups de sangs ! J'avais gommé ce sujet. On ne sert bien le Général qu'en lui cachant certaines choses. Il n'a pas besoin d'excitants, mais de tranquillisants. Ne vous conduisez pas avec lui comme Debré. Faites comme moi, calmez le".
Cinq lignes, un paragraphe complet : bien tombé le Faucon sur ce coup là.

Allez, des copains qui vont adorer, j'en suis sur, ce tag. (J'aurais bien transmis le mistigri à une ancienne amie littéraire, mais bon le terme "ancien" fait que ça serait mal venu...)
Je pense que Brigetoun, Arnaud Clément (de Gaulle c'est pris ^__^), Séville82, ma copine Internecivus Raptus (plus court que ton tag celui là, mais je le ferai !), le sympathique lyonnais Magicien d'Ox (quand il rentrera de congés), et la copine Alaiya, se feront un plaisir de jouer à ce jeu.

Bon dimanche (c'est bien les vacances... :) )

lundi 30 juin 2008

Dormir au bord de la Cèze, et ne parler de rien...

La semaine reprend.
Avec néanmoins un point positif : le titre de champion d’Europe de football revient dans des pieds joueurs. La triste Grèce laisse sa place à la brillante Espagne, qui aura fait un superbe championnat d’Europe.
Positif et optimiste de se dire que le beau et le jeu peuvent être récompensés. Construire au lieu de détruire, ça marche aussi. Ca peut faire gagner des titres. Ca peut sans doute changer une société aussi. Mais là je diverge, j’extrapole, suis ridicule.

Surtout que je n’ai pas vu le match. Fatigué. Beau week-end, mais fatiguant.

Donc repartir dormir au bord de la Cèze. Et parler plus tard de cet UMP qui veut faire désigner par ses militants ses têtes de liste aux régionales. Je trouve toujours bien que les militants aient plus de pouvoir dans le choix des hommes que les combines d’appareil. Mais ça ne sera pas encore suffisant pour que je rejoigne ce mouvement…

Parler plus tard enfin de la présidence française de l’Europe. A ce propos, toujours amusant de voir le point de vue de nos amis suisse. Et parler plus tard de cet intéressant article prédisant que 2009 sera l’année de l’inflation salariale. En parler plus tard. Parce que ce point là, je n'y crois pas trop... (pas pour moi en tous cas)

Parce que là, repartir dormir au bord de la Cèze… Soupir…

mardi 3 juin 2008

Une vision politique d'un cynisme soupirant... (les Arcanes du Chaos)

J’ai lu il y a peu un bon petit « french – thriller ». Les Arcanes du Chaos, de Maxime Chattam. La thèse et la trame est que la conspiration est partout dans les hautes sphères des pouvoirs et que nous ne sommes que des petits pions surveillés, espionnés, pilotés même. Du X Files à la française, mais qui donne un bouquin ma foi plutôt réussi (à mon modeste avis). En tous cas qui m’a fait passer un excellent moment.

Certains chapitres de ce roman sont des extraits du « blog de Kamel Nasir ». Qui est ce Monsieur ? Lisons le bouquin pour le savoir. Mais son blog, du moins les extraits qu’il diffuse, est plutôt bien écrit.
L’extrait 3 m’a particulièrement accroché. Je vous recopie simplement les premières lignes. Sur le pouvoir, et la manière dont ce dernier est atteint dans nos démocraties. Y a du à prendre et à jeter, mais y a matière à débat.
Savez vous quelle est l’essence du pouvoir ?
La démagogie.
Pour régner, pour gouverner, il faut plaire au peuple. Lui mentir si nécessaire. Mais dire ce que les gens ont envie d’entendre. Le faire est secondaire. On calme la colère, les déceptions, par encore plus de démagogie. Puis vient le moment de tourner, de laisser la place au parti d’en face, une fois que le peuple en a marre d’entendre trop de mensonges.
Alors le parti opposé prend les commandes la même chose.
Exactement la même chose : il exerce son pouvoir. Par la démagogie. Avec plus ou moins de sincérité selon les uns ou les autres.
Jusqu’à devoir laisser sa place au parti précédent qui revient faire ce qu’il a déjà fait, et ainsi de suite…

Vision peu reluisante de la politique, c’est vrai. Hélas vision partagée par bien du monde, semble t’il…

Et savez vous, outre le sectarisme de leurs idées, ce qui fait la différence entre des partis extrêmes et d’autres plus « ouverts » ? L’amplitude des mensonges. Les partis extrêmes mentent plus largement et plus dangereusement…
Cynisme sombre. Est-ce la réalité ? Y aurait débat. Je ne l’ouvrirai pas, je souhaitais simplement parler de ce bouquin. De ce passage.
J’aime peut être aussi la politique parce que ça peut ne pas être que ça… Soupir…