samedi 4 avril 2009

Balade tranquille dans le Forez

Quand apparaitra ce billet, je serai en week-end dans le Forez. Saint Hilaire Cusson la Valmitte ça s’appelle. Et là bas, y a pas de WiFi… Je n’aurais donc pas de risque de me faire prendre par les fourches caudines d’HADOPI (bouh). Et je n’aurais que mon téléphone portable pour lire mes mails, allez voir si mes copains boivent des canons sur Facebook, et suivre le championnat de France de football.
Avec ce week-end, un dramatique Saint Etienne – Marseille. Qui va, de toutes manières, me fendre le cœur et me rendre triste dimanche soir quoiqu’il arrive… Mais passons…

Quelques photos du Forez. Saint Hilaire Cusson la Valmitte. Son église, ses prés, ses vaches.


Et quelques souvenirs d’étudiants aussi. Un ami de promotion originaire de ce village. Je ne savais pas, à l’époque, qu’était née aussi celle qui deviendra quelques années plus tard Falconette. Non, à l’époque, on buvait des canons. C’était pas du grand vin ou des grandes bières, je ne suis devenu épicurien gourmet qu’un peu plus tard. Non, à cette époque là, les 20 ans, c’était du vin chaud à 2 francs le verre. C’était des cocktails estudiantins.
Connaissez vous le Pisang Ambon ? Miam l’alcool de banane avec de l’orange. C’était les vodka citrons dans des grands saladiers avec de la glace pillées. C’était, parce que le copain partait au Brésil, des alcools de là bas jusqu’à point d’heures. Au final, on cassait le portail automatique des parents parce qu’on était déchiré comme des draps de pauvres. Ca fait des souvenirs. C’était enfin les leçons apprises en pays basque les soirs de féria. Bayonne nous aura appris le Calimucho. 2/3 coca, 1/3 vin rouge (du pas bon). Ca à l’air déguelasse ? Si seulement ce n’était qu’une impression… Mais quand on est jeune, et que Roselyne Bachelot n’a pas décidé de s’occuper de notre bien malgré nous, on boit n’importe quoi…
Et franchement, quelques cuites quand on est jeune, ça vaut pas le coup de mobiliser un parlement pour ça.


Le Forez avant, c’était donc ça pour moi. Réminiscence d’une entrée dans l’âge adulte qui aura été, au final, heureuse. Je souhaite à tout le monde d’avoir 20 ans au moment où la France organise et gagne sa Coupe du Monde de foot. Quand je vois ce qu’est devenue l’Equipe de France et le Football, grâce à des fossoyeurs comme Domenech, Escalettes, et toute cette bande d’incompétents illégitimes, je suis vraiment malheureux. Parce que pétard, c’était génial Juin 1998’. J’avais 20 ans à Lyon. C’était génial…
Et donc je venais prendre des parpaings alcoolisés et vineux dans le village d’enfance de ma future Falconette… Dans ce village dans lequel je viens me reposer maintenant, au milieu des vaches et champs de rien…


C’est vraiment un billet assez simple que je publie aujourd’hui. Pas forcément la peine de refaire le monde ce soir. Pas forcément la peine. On a suffisamment parlé d’HADOPI comme ça cette semaine. D’ailleurs, le Google Analytic que j’ai installé s’est affolé. Visiblement, ma phrase « Christine Albanel est en train de faire un sans faute en matière d'arrogance et de mépris vis à vis de l'ensemble des internautes français » a fait la une d’un fil spécial du Monde.fr sur HADOPI. C’est sympa, et valorisant. Il manquerait plus que je sois publié dans Vendredi tiens ;-)
Mais quand même il subsiste ce gout amer dans la gorge, qu’HADOPI soit passé. Que l’opposition n’ait pas été présente : 16 députés pour faire passer ce texte qui met la France au niveau de la Chine. Encore merci au courageux député UMP Lionel Tardy.
Et surtout un tombereau d’insultes et d’amalgames insupportables vis-à-vis des internautes. Je repose cette question : qu’aurait on dit si Albanel ou un autre ministre s’était exprimé de la sorte vis-à-vis des fonctionnaires, des ouvriers, des jeunes des banlieues ? Qu’aurait on dit ?

Finalement, aujourd’hui, je serais allé faire du vélo. J’aurais sans doute pris des photos : attendez-vous à une prochaine balade qui parte dans tous les sens. Le printemps arrive sans doute dans le Forez, ça doit être surement sympa.
Et aujourd’hui, vous voyez, je n’ai pas une mélancolie trop désagréable. A 20 ans, je n’étais pas encore passé par la frontière genevoise, et mon Tchernobyl n’avait pas encore eu lieu. C’est d’ailleurs à Saint Hilaire que j’ai fini de penser mes plaies de 2002. Amusant, comme en 4 ans les choses changent. Le 12 Juillet 1998’, la France était en fête. Le 12 Juillet 2002, la France venait de voir passer une coupe du monde coréenne affligeante. Et moi de me rendre compte que les anges n’étaient pas toujours angéliques, et que derrière se cachait des ombres… Ce que le futur m’aura confirmé.

Mais aujourd’hui, quelque part, je m’en fous. Je sais ce que j’ai perdu, mais j’ai gagné tellement à coté. Des personnes formidables. Et quelques leçons. Dont la principale est que les actes valent tellement plus que des mots. J’en avais fait un billet ici. Les actes valent tellement plus que les mots que certains manient avec un talent remarquable. Des sentiments merveilleux pleins les lignes, et des actes qui montrent le contraire…
Quelques parts, dans ma vie professionnelle, politique, affective, j’essais (modestement) de mettre ça en application. Même si j’aurais eu mal, très mal, j’aurais appris. Beaucoup. Là, dans le flot de cette balade, je positive. Il n’y a pas si longtemps, la nouvelle mort d’un blog que je croyais revenu m’avait plongé dans une réelle et douloureuse tristesse. L’équilibre est instable, profitons des bons moments où la tête est hors de l’eau.
Et puis ça arrive de se tromper sur les gens après tout. C’est pas un drame quelque part, même si on s’en veut… C’est pas un drame.

Ce soir, normalement, Falconette prépare des bujitos. J’adore ça. Avec ça, je ne sais pas quoi ouvrir. J’ai prévu, de toutes manières, de monter du vin là haut, dans la cave. On ne devrait pas mourir de soif… Le Côte du Rhône, c’est parfait et ça va avec tout. Mais je ne sais pas… J’hésite aujourd’hui entre la puissance d’un Lirac de la Cave Coopérative de Roquemaure. C’est bien de boire un peu de chez soit chez elle. J’ai monté aussi un Corbière que je trouve en tous points remarquable, et qui s’appelle délicieusement « Cuvée Florence » , du château les Ollieux-Romanis. C’est avec ce vin que nous avons baptisé notre maison… Allez savoir pourquoi ^__^

Voilà, c’était vraiment un billet probablement inutile. Il ne fera pas la une de Wikio.fr comme mes derniers. J’ai eu une belle semaine de blog. E je confesse ne pas détester les billets que j’ai écrit… Mais celui là, non, agréable à écrire. C’est bien de se souvenir. Et j’aime bien les balades.
Pas de musique pour l’accompagner. Dominique ne m’en voudra sans doute pas. Et un simple appel à souhaiter aux quelques gens qui ne me détestent pas et qui me font l’honneur de passer me faire un coucou un bon week-end. (sentiments transmis aussi si y en a du coté des forges de Bourgogne qui me détestent et qui viennent quand même ici)


vendredi 3 avril 2009

Saines lectures de la semaine d'une triste semaine...

Quand ce billet apparaitra en ligne, je serai sur la route de mon weekend campagnard en Forez. Si vous êtes du coté du Forez des collines, faites moi signe, je monte avec des bouteilles de vins et du saucisson. Quelques saines lectures pour le weekend.

* Le délicieux blog le Vin de mes Amis propose un réel moment de plaisir. Intitulé "le prix du plaisir", ce billet rappelle que le bon vin n'est pas forcément onéreux. Et que le plaisir ne coute pas si cher que ça...
* Eric de Crise dans les médias propose 50 raisons de commenter un blog ;
* Rubin Sfadj parle d'un projet de loi qui interdit de manger au bureau. J'aime manger au bureau, moment de calme. Et je trouve que vraiment on légifère sur n'importe quoi : ne pourrait on pas légiférer pour qu'on arête de nous les briser pour un oui pour un non ?
* Plume de Ciboulette rappelle la théorie du bon Président Georges Frêche comme quoi, de toutes manières, "on se fait élire par des cons". Je n'aime pas Georges Frêche, l'avais je déjà dit ?

HADOPI (bouh)
* Baroud d'honneur. Les 16 députés ont voté HADOPI. Comme le rappelle Rubin, la France est sœur jumelle de la Chine en matière de liberté sur le net. Bravo Albanel, Lefevbre and Co
* Une réflexion interressante sur Hadopi de Mrs Clooney. Il n'y a pas que les affreux pirate qui se posent des questions sur HADOPI.
* Enfin, interview d’un chasseur d’adresse IP pas tendre avec HADOPI. Pour lui, c’est pire que ça encore : HADOPI risque de rendre plus difficile la lutte contre les réseaux et échanges pédophiles… « Merci l’HADOPI » comme il conclut…

jeudi 2 avril 2009

16 députés seulement pour HADOPI !

La loi HADOPI aura été adoptée par 16 députés. Moins de 3 % de l'Assemblée nationale...
Rien à rajouter.
Sinon que cette semaine aura été bien pourrie...

PS : Merci au député UMP Lionel Tardy. Seul député UMP à avoir voté contre...
Merci à lui, car visiblement pour la gauche qui squatte le Zénith pour sa battre contre les libertés, HADOPI ne vallait pas le déplacement...

Frondes de Parlements vides... (encore un peu d'Hadopi)

Deux titres qui m’ont interpellé sur le Figaro.fr.
Le premier : « Fronde du Sénat sur les Stock Options ». Diantre, des sénateurs qui se révoltent… (interdiction de rire svp). Le deuxième : « Albanel désavouée sur deux amendements ». Si je ne suivais pas en direct la discussion sur HADOPI (bouh) à l’Assemblée, je sauterais de joie…

Bon, je ne sais pas ce que ça vaut, ces deux petites frondes. J’ai l’impression que le Figaro s’emballe, ou fait prendre à ses lecteurs des vessies pour des lanternes… Parce que ça fait très colère infantile, ces « frondes ».
La première interdit stock-options et actions gratuites pour les patrons de sociétés aidées par l'Etat. Le ministre du Budget est méga en pétard. Mais elle est quand même pertinente, cette fronde sénatoriale, car elle rappelle une vérité : l’UMP n’est pas majoritaire coté jardin du Luxembourg. Si le Nouveau Centre, le Modem et la gauche veulent bien se donner la main, ça fait des petits booms. On n’est pas naïf non plus, le Nouveau Centre d’aujourd’hui n’est pas l’UDF sous Chirac 2007-2007. C’est un parti politique à la solde du pouvoir sarkozyste, qui se permet par moment des petits moments de rébellions. Plus proche de la poussée d’acné juvénile que de la Révolution Française quand même…

La deuxième fronde sur le projet HADOPI est quand même bien risible. Mais elle me fait me poser une question…
Bon, sur le fond, on ne paiera pas l’abonnement Internet si on s’est fait pécho à pirater le dernier live de la Star Académy et qu’on s’est fait couper Internet. Pas de double peine donc (on est déjà présumé coupable, mais on va pas en plus nous prendre par le zouzou, merci…). Ca emmerdera les fournisseurs d’accès par contre. Et la deuxième oblige à fournir le détail des offres triple play. Bon…
Je passe sur le vote de l’amendement Johnny. Se foutre de la gueule du peuple internaute jusqu’au bout…

Mais sur la mini fronde de l’Assemblée, question de ma part. Je lis ici que l’amende à la place de la suspension pure est simple d’Internet a été rejetée à 49 voix contre 11. 49 contre 11. Pour 627 députés…

Il parait que cette discussion HADOPI bouh est drôlement importante. Pour les libertés, pour pleins de choses qui font qu’on risque de devenir la Chine, et patati patata. Je caricature, mais quand même.
Et on voit seulement « 11 députés contre ». Ils sont où les autres ? Au G20 à Londres ? En vacances au ski avant que les vacances scolaires débutent ?
Je joue le poujado de base, mais ça me met dans une colère froide. HADOPI va passer, l’Internet de demain bafouera pléthores de droits individuels simples, instaurant la culpabilité systématique, le fichage, la condamnation hasardeuse et arbitraire. Tout ça pour le simple plaisir de Pascal Nègre et de ses copains.
Et combien pour s’opposer à ça (à droite et à gauche) : 11 députés. C’est fort.

Cela aura donc finalement permis de voir HADOPI triompher à l'Assemblée Nationale. Avec, en plus, la légalisation d'un spyware HADOPI, qui feront que tous les ordinateurs de France n'auront que deux choix : soit être sous surveillance continue des autorités françaises, soit d'être présumés coupables automatiques... Christine Albanel en est fière.
C'est très inquiétant. Le parlement était vide au moment du vote. C'est grave... HADOPI aura été adopté par une assemblée vide. Fronde de la démocratie, les parlementaires abandonnent ?

J’ai vu que sur Facebook, il y avait un groupe qui se créait : « Boycottons les élections européennes ». Il est crétin ce groupe, c’est malsain de boycotter une élection ou un vote, tel qu’il soit…
Mais quand on voit qu’il n’y au final de 11 députés présents pour s’opposer à ce scandale d’HADOPI, je me demande pourquoi je vais m’emmerder un dimanche de Juin à tenir un bureau de vote. Vraiment.

Soupir, pour seule conclusion…

Diving into Social Media Marketing? How a Social Media Consultant Can Help

Interest in social media marketing is surging, with several recent studies showing that a majority of companies, of all sizes, are now using social media in some form for business purposes. I've also seen dramatically increased interest in hiring social media consultants. But if most companies are already using social media in their marketing/PR mix, why is a consultant necessary? After all, isn't social media primarily about conversations? And aren't those conversations best engaged in by internal subject matter experts? And aren't the tools pretty easy to use?

While the answer to each of those last three questions is "yes," a knowledgeable outside adviser can nevertheless provide significant value, helping companies maximize the value of social media efforts while minimizing costs. If you're inside an organization on the hiring side, here's how a social media consultant can help your firm. If you're a consultant, here's what you have in your bag to sell.

According to MarketingSherpa's 2009 Social Media & PR Benchmark Guide (PDF), while 76% of marketing and PR professionals "agree" or "strongly agree" that social media marketing is changing the way their organizations communicate, the two most significant barriers cited to social media adoption were "lack of knowledgeable staff" and "inability to measure ROI." These are among the key benefits a consultant can provide:
  • Focus on using the right tools and prioritize efforts (i.e., don't talk in places where no one is listening);

  • Avoid false starts and do things right the first time (e.g., someone who's never set up a blog before is guaranteed to make mistakes, probably several; consultants aren't perfect, but can be expected to make far fewer);

  • Utilize proper tactics and etiquette for each type of media; and

  • Measure results to help optimize efforts.
More specifically, these are some of the services a social media consultant can offer:
  • Research—determine which venues are most important for a specific industry and company, and map out the key influencers in that space.

  • Strategy—help identify how social media fits with existing activities such as SEO, PR and event marketing.

  • Tactics—develop plans for media to be used, content needed, assign responsibilities, and core messaging/values to incorporate (e.g., Wal-Mart and Apple have very different corporate personalities; their social media activities should reflect that).

  • Setup—while social media and networking tools are designed to be easy enough for almost anyone to use, having a social media consultant create new profiles, and review existing ones, can help assure a consistent, professional presentation across various sites.

  • Monitoring—set up a monitoring system to track conversations about your company, competitors and key industry topics across social media sites, and the results of your social media marketing efforts, using either free tools or professional applications such as Radian6, Techrigy or TruCast.

  • Content production—content in the form of blog posts, white papers, reports, video, presentations, podcasts and images is a major component of social media marketing. A social media consultant may in many instances be able to supplement your internal resources to produce link-worthy material.

  • Content promotion—from social networking and social bookmarking to Twitter and blogs, social media tools offer myriad ways to promote your content. An experienced social media consultant can help you more fully exploit these opportunities.

  • Prioritization—participation in social media is time-consuming; you can't be everywhere and jump into every conversation. Through monitoring, mapping the key influencers in your space and an understanding of the social media landscape, a social media consultant can help you prioritize your efforts for maximum effect.

  • Outreach—social media offers powerful ways to communicate your messages to key influencers in your industry, who then spread that message and lend credibility to it. But outreach has to be done properly—it isn't just traditional PR using different tools—or it will fall flat (or worse, damage your reputation). A skilled social media consultant knows how to use various tools to maximize the effectiveness of outreach.

  • Updates—finally, the social media landscape is extremely dynamic. Some of the sites and tools viewed as highly promising just a couple of years ago have virtually disappeared, while others (e.g., Twitter) have come out of nowhere to rapidly gain large followings. Because they live and breathe social media on a daily basis, often for clients in a variety of industries, social media consultants are well-positioned to stay current on the latest trends and tools and apply this knowledge to help keep your social media efforts on track, productive and relevant.
In short, while any company can incorporate social media into its marketing and PR practices without any outside help, a knowledgeable social media consultant can help make those efforts more effective and efficient, while avoiding missteps and false starts. The ongoing, day-to-day effort will fall on your internal marketing and PR staff, executives and subject-matter experts (who can be just about anyone in your company), but a good consultant can assist in getting these efforts off to a productive start and help keep them on track.

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Contact Tom Pick: tomATwebmarketcentralDOTcom

mercredi 1 avril 2009

HADOPI Bouh : Christine Albanel, de mieux en mieux tous les jours...

Christine Albanel est en train de faire un sans faute en matière d'arrogance et de mépris vis à vis de l'ensemble des internautes français. Dernière phrase en date :
La France est championne du monde en matière de piratage, de vol (...) vous pouvez l'appeler comme vous voulez
Après le point Godwin, la Ministre continue à se montrer insultante vis à vis de l'ensemble des internautes qui sont de fait présumés coupables. Je me demande, encore une fois, si sur d'autre sujets (sécurité, emploi, économie), l'opinion publique et la presse accepterait un tel mépris de l'ensemble d'une population.
Ajoutons en plus que pour Chrisitine Albanel, le problème de la France c'est l'ADSL (on est trop bien équipé qu'elle se plaint...), il y a de quoi soupirer d'un profond dépit... Quand on sait qu'elle a Open Office comme firewall...
Dépit d'être dirigé par des gens qui considère le français comme voleur finalement. Rien de plus...

A lire : l'ensemble des prises de position des politiques sur le sujet. C'est affligeant (et quelque part insupportable).

Sans doute suis je de droite... Et alors ?

Il y a des jours où ce n’est pas agréable de blogguer. Et où la discussion devient désagréable. Pourtant, elles posent des questions et donnent manière à réfléchir. Sur soit, sur les autres, sur ce qu’on est et que ce qu’on pense, ou qu’on pense penser.
Je n’ai pas aimé forcément aimer, sur le fond, les deux billets de Nicolas et les discussions qui s’en sont suivies. Pourtant, son billet, et l’excellent billet de Toreador qui demande qu’est ce qu’être de droite en 2009, pose des questions qui m’ont interpelé. A-t-on peur de s’afficher « de droite » ?

Je regarde l’intitulé de mon blog. Je m’y considère comme « garçon de droite ». Donc déjà je conclus que je ne suis pas visé par ceux qui montrent du doigt les gens « de droite qui ne se disent pas de droite ». Je me considère « de droite ». Pas de "droite décomplexée", non. J'emploie le terme de "désabusé" parce que je ne suis pas phase avec la gouvernance actuelle, mais pas "droite honteuse" ou "droite qui se cache d'être de droite". Je suis de droite, et je n'en ai pas honte. Comme les gens qui sont de gauche ne doivent avoir aucune honte de l'être. Aucune fierté particulière non plus.
Je me considère de Droite aussi parce que je ne me considère pas de Gauche. Et parce que la vision de l’Europe qu’a le « Centre » ne me fait pas me considérer comme centriste.

Pour autant, la droite est elle unique et indivisible ? J’ai toujours considéré que non. Il y a plusieurs gauches. Plurielle l’appelait Jospin. La droite l’est aussi. La droite et la gauche possèdent leurs extrémistes, leurs caricaturaux, leurs dogmatiques, leurs franchement très cons et détestables, leurs modérés, leurs pragmatiques… La droite possède leurs libéraux dogmatiques, et la gauche possède leurs marxistes intégristes. La droite et la gauche possèdent leurs sages et leurs références. La droite et la gauche possèdent leurs Hamon et Lefebvre, leur Valls et leur Devedjian, leur Frêche et Vanneste, leur Fabius et Chirac, leur Royal et Sarkozy, leur Strauss Kahn et Juppé, leur Badinter et Veil.

Depuis l’affaire Novelli, un nouveau leitmotiv se fait jour. La droite républicaine abrite en son sein des anciens d’Occidents anti-communiste primaire. A gauche, ceux sont des anciens trotkistes révolutionnaires qui sont présents. On est con quand on est jeune. Mais est-ce un crime d’avoir été excessif, et finalement extrémiste ? Doit-on pendre haut et court Madelin, Novelli, Dray et Jospin ? Je n’en ai pas envie personnellement. Peut être peut on par contre soupirer devant la non reconnaissance de ce qu’on a été plus jeune. Ne pas reconnaître avoir fait parti d’Occident, ou affirmer que « c’était pas moi mais mon frère le trotskiste », c’est idiot, c’est inutile, c’est surtout décrédibilisant.

Après, la droite… Elle est plurielle. Personnellement, je ne me considère pas faire parti de la droite Sarkozyste. Un peu comme Bayrou a dit à Copé qu’ils ne faisaient pas parti de la même famille, je pourrais dire pareil à Devedjian ou au fiston du président. Je suis en décalage avec elle sur plein de points. La méthode de faire et de concevoir la politique, comme le chamboulement permanent et incessant. La vision atlantiste du monde. Et un libéralisme qui récompense non pas le travail et l’investissement personnel, mais les grandes fortunes et les parvenus. Enfin un coté fort avec les faible et faible avec les forts mâtiné d’une arrogance méprisante qui m’horripile.
Alors je me considère de droite, mais surtout je me considère proche des valeurs « gaullistes ». Ca fait rire, ça fait sourire, je m’en fous. Certains se réclament de l’héritage de Jaurès, de Mitterrand, de Giscard, de Blum. Moi c’est l’héritage de de Gaulle qui me plait. Et les valeurs qu’il défend. Avec une vérité évidente : la France de 2010 n’est pas celle de 1960. Pour autant, la philosophie n’a pas d’âge et pas d’époque.
Le gaullisme est il de droite ? Il peut aussi être de gauche, il est à géométrie variable. Mais j’avoue que je me sens quand même plus proche aujourd’hui de Juppé ou de Dupont Aignan que de Chevènement. Donc je suis de droite. Oui. Sans problème.

Dernière question que je me suis-je posé suite à ces lectures, suis-je libéral ? Et c’est quoi être libéral ? Si c’est accepter que le jeu économique ne soit dirigé que par le marché tout puissant et les puissances d’argents, je ne suis pas libéral. Si c’est considérer que l’économie financière et boursière est plus importante que celle qui produit des trucs et des choses, je ne suis pas libéral. Si c’est accepter qu’un grand patron d’entreprise puisse se gaver de millions juste parce qu’il a eu la chance d’être le fils ou le petit fils d’un industriel qui a bien réussi, dans le passé, dans les avions ou les maisons, je ne suis pas libéral.
Si par contre c’est penser que le travail doit être récompensé au mérite, et qu’il est plus juste et efficace pour la société d’apprendre à l’homme à pécher pour assurer son indépendance plutôt que de lui donner de droit et de facto du poisson, je suis libéral. Si c’est penser que la gestion publique doit être optimisée et rationalisée, notamment en réajustant les dépenses publiques par une meilleure définition des missions, je suis libéral. Si c’est considérer que s’endetter pour assurer le simple fonctionnement des rouages de l’état et des collectivités, c’est dangereux, je suis libéral.
Mais je me suis toujours considérer comme un « libéral républicain ». Parce que toujours attaché à l’Etat. Permettre à tout un chacun de pouvoir s’élever très haut, s’épanouir, mais conserver ces gardes fous qui n’excluent pas les plus faibles. Et surtout considérer que c’est le politique, légitimé par l’onction populaire, qui doit rester le maitre du jeu. Et pas les financiers ni les marchés.
Alors peut être que je suis libéral. Peut être pas. Et après tout qu'importe le mot et l'étiquette... ?

Je ne reviendrai pas sur les discussions inhérentes aux différents réseaux de blog. Je m’en moque, je trouve ça stérile et idiot comme discussion. Je considère en outre qu’il n’y a au final qu’un seul réseau valable, c’est la blogosphère. Et comme dans tous sous réseaux, il y a des gens avec qui on a plus d’affinités qu’avec d’autres. Je ne partage pas tout ce qui est dit ou penser dans ma famille proche. C’est pareil sur les blogs. Et je m’en moque.

Pour conclure, le billet de Nicolas aura eu un intérêt. Celui de me faire réfléchir sur mon nombril. Je constate juste que le ventre autour a bien grossi ce week-end, il faudra faire du sport et un régime. Mais ça c’est un autre débat…