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dimanche 27 septembre 2009

Promenade à Villeneuve les Avignon

Ca m'ennuyait de rester ce milieu d'après-midi dans ma maison... L'été indien dans le Gard donne des journées estivales en automne. Les feuilles commencent à tomber, la vigne à rougir un peu. Mais le soleil et la fraiche chaleur nous évoqueraient plutôt le milieu du printemps. Pourtant, nous savons que dans peu de temps, le froid prendra le dessus dans le match du temps...

Pour profiter de ce début d'automne ensoleillé, nous sommes allés marcher à Villeneuve les Avignon...
La Tour Philippe le Bel nous a accueilli avec ce ciel bleu joliment moutonné de petits nuages fins... Un des symboles de cette ville qui abrite notre ami blogueuse Mrs Clooney, et qui fait des coucous à l'avignonaise Brigetoun. Une ville à même pas 10 km de chez moi, mais qu'en fait je ne connais pas...
On connait rarement ce qui est proche de nous...
Cette balade était un ravissement... Un petit coin de nature au milieu de la ville, une petite colline du haut de laquelle on peut avoir cette vue délicieuse. Au loin, le Fort Saint André. L'histoire dit qu'il a été commandé par le roi Philippe le Bel, entre pour montrer aux Papes d'en face que le Roi et le Royaume de France, ce n'était pas des rigolos !
Nous voyons aussi la collégiale Notre Dame, au centre de la ville. Une belle ville que Villeneuve les Avignon...
Et qui dit Villeneuve les Avignon dit Avignon... Nous reconnaissons la Tour Philippe le Bel, celle qui nous avait accueilli un peu plus tôt. Et au fond, au loin, le majestueux (il est majestueux) Palais des Papes d'Avignon... Je le vois depuis que je suis enfant. Et je ne m'en lasse pas de ce coté massif et solennel. Quand je passe devant, je m'attends à voir sortir un Grand Pope entouré de deux chevaliers d'or...

Une petite histoire personnelle, conne et bête... Quand j'étais petit, on me racontait l'histoire des Papes, qui vinrent en Avignon sur le Rocher des Doms. Et pendant longtemps, quand l'enfant que j'étais allait là haut avec mes parents ou mes grands parents, j'étais toujours déçu... Parce que je cherchais les dindons... Jusqu'à bien 7 ou 8 ans, j'aurais appelé ce lieu extraordinaire le Rocher des dindons... J'y repense des fois...

C'est marrant d'être à Villeneuve et de penser que jusqu'à longtemps, Avignon était pour moi la grande ville... Celle où mon grand père qui tenait le bazar journaux presse de mon village (Montfaucon) allait acheter les jouets chez un revendeur d'Avignon, dont son magasin aux Majorettes (les voitures) était au milieu de ces remparts qui donnaient à cette ville un coté magique... Je crois que pour un enfant, Avignon et Villeneuve sont des endroits féériques...
Le problème des blogs est qu'il est difficile de faire partager les odeurs ou les sons que l'on rencontre... L'odeur des pins et des chênes qui accompagne la promenade. Et ce bruit particulier des aiguilles ou tas de feuilles légèrement humide que l'on piétine ci et là... Et ces sensations si différentes des marches que l'on peut faire dans le Forez ou le Pilat de Falconette, dans les Alpes du Sud de mon enfance, ou dans le lyonnais de mes 20 ans...
Le weekend prochain, quand j'irais fouler les alentours de la Chartreuse autour de Grenoble, tout sera encore différent...
Dans cette colline, nous sommes ensuite tombés sur cette petite chapelle... Dans mon village d'enfance, il y en a une qui domine aussi le Rhône, sur une des deux collines... Et dans celle là, j'ai eu cette jolie surprise...
Une photo du toit... Des murs et un toit tout peint de sympathiques fresques... Et, ce que je trouve tellement rassurant sur la nature humaine, cette chapelle n'est pas détériorée, par des tags ou autres vandalismes gratuits et cons... C'est agréable...
Une autre vue du Fort Saint André pour revenir sur deux trois petites choses quand même... Non, pas sur le match de Marseille à Valencienne hier... Pas la peine. Encore un peu mal au cœur. Je crois que ça sera dur à Madrid, extrêmement dur...

Je pourrais aussi revenir sur le débat lancé par le Coucou, sur l'inéligibilité à vie des élus condamnés. Mais ça fera l'objet d'un billet complet de ma part... Aussi pour dire combien, jeune, j'étais favorable à ce genre de sanction. Et qu'aujourd'hui, je suis beaucoup plus réservé... Mais bon, le débat est lancé, c'est bien.
Débat lancé aussi sur cette taxation, une nouvelle, des indemnités d'accident du travail. Nico en a parlé, Elmone aussi. J'ai plus pointé les mensonges caricaturaux de certains de nos amis supporters de la présidente de Poitou Charente, mais il y a quand même eu discussion (même si certains manient l'insulte directe quand tu n'es pas "de gôche"... bah ils ne sont pas les bienvenus ici...). Et puis voilà, c'est bien, ça discute.

Un autre sujet qui mériterait plus qu'une simple citation, mais Hypos qui met en avant la proposition de mettre des bracelets électroniques aux maris violents. Pourquoi pas, la protection des femmes est d'une rare importance, et combattre la violence physique est une saine chose. Mais j'aimerais, dans ce cas, qu'on aille plus loin. J'ai deux amis qui ont leur fille (11 ans pour l'une, 16 ans pour l'autre) qui se sont faites agressées à la sortie de leur école... Et le fils d'un collègue, 13 ans environ, qui a eu la même mésaventure. Il faut également sanctionner, férocement, ces auteurs d'actes traumatisants pour ces enfants...
Ceux qui agressent et usent de la violence vis à vis de plus vulnérables qu'eux (femmes, enfants, personnes âgés, etc...) méritent d'être sévèrement sanctionnés, et férocement surveillés.

La promenade se termine par une photo du Palais des Papes. Une autre... La réflexion de Falconette devant ce paysage était un "on ne s'en lasse pas..." langoureux... Elle a raison. Bientôt 32 ans que je vis à coté, et je ne m'en suis jamais lassé... C'est vrai... Je suis un gardois né à Avignon...

Le dimanche touche à sa fin. Il fait encore soleil, mais la fraicheur s'installe tranquillement... Nous parlerons politique une autre fois... Là, l'apéritif du dimanche soir m'appelle... Et ça...
Bonne fin de semaine

mercredi 24 juin 2009

Reflexions au bord du Lac de Sainte Croix

La semaine du jeudi de l’ascension, nous sommes partis quelques jours dans l’arrière pays provençal. Castellane, le Verdon. Je connais bien, pour ma part, le pays de Manosque. Le pays de Cadarache. Mais plus loin que le lac d’Esparon, c’était pour moi une inconnue délicieuse à découvrir, surtout quand la fin Mai se révèle d’une chaude chaleur estivale…

Le premier point d’arrêt, c’était ici. Le lac de Sainte Croix.
La première photo est prise depuis les hauteurs du village de Sainte Croix du Verdon. Un village de carte postale.

Les pancartes autour du lac expliquent le caractère artificiel de ce dernier. Un lac tout jeune, qui est né en 1973 donc… Et qui alimente Marseille en eau potable.
Il parait que le lac de Sainte Croix est d’ailleurs sur le podium de France Métropolitaine, étant la troisième étendue d’eau artificielle du pays. Une étendue qui fait quand 10 km sur 3… à courir, ça fait une balade…
J’avais déjà posté des photos du deuxième (le Lac de Serre Ponçon, un peu plus haut). Le premier est apparemment dans la Marne d’après Wikipédia : le lac du Der-Chantecoq (je ne connaissais pas).

Alors pourquoi aujourd’hui des photos du Lac de Sainte Croix. Alors que c’est période de remaniement ministériel, que Sarkozy vient de parler au congrès, que l’OM tente de renaitre après le suicide du 17 Juin, je bulle au bord d’un lac… Pourquoi ? Ben pourquoi pas ais je envie de répondre…

Et puis quand s’offre à nous une plage comme ci-dessous, vraiment envie de parler politique, économie, football ?
En tous cas, moi aujourd’hui, je n’ai pas envie. Et je n’y arrive pas… J’ai une journée pas foncièrement désagréable qui s’annonce, mais je n’arrive pas à parler de choses sérieuses. J’ai commencé ce billet assez tôt ce matin, j’aurais pleins de remarques à faire sur le remaniement ministériel, sur HADOPI, mais non…

J’ai envie de m’allonger sur la plage. Du Lac de Sainte Croix, ou d’ailleurs. La Méditerranée doit être bien sympathique en ce moment…

Un petit chat… Quand on piqueniquait, ce gros matou venait dans mes petites pattes. Il espérait que je sois maladroit du sandwich, et qu’un gros morceau de jambon beurre tombe dans son escarcelle. Pauvre minou…

J’ai un problème avec les chats. Je trouve que c’est un magnifique animal, mais il me rend malade. Je suis allergique au chat. Quand j’allais aux divins Bons Enfants, les laboratoires Schering Plough se frottaient les mains, ils savaient que la consommation allait être bonne…
Je suis allergique aux chats. Une de mes biens nombreuses tares…
Si on devait parler politique quand même, on sourirait devant la manière dont s’est déroulé le chamboule tout ministériel. Le Figaro remarque également que la parité a volé en éclat. En début de mandature, on est tellement pleins de bons sentiments…

Et puis j’ai quand même cette réflexion qui ne plaira pas forcément aux copines bloggueuses féminines. Je déteste ces idées de quota. Un quota de femme, un quota de « minorité visible » (jouons avec ces mots vraiment politiquement correct qui ne veulent rien dire, ou plutôt si, veulent dire trop de chose…), un quota d’handicapé… Pourquoi pas bientôt un quota obligatoire de con dans les gouvernements, les entreprises, les restaurants ?
J’ai toujours cette faiblesse de penser que la compétence doit être le seul critère de recevabilité. Je prendrai mal de me voir souffler un poste par une personne moins compétente que moi, qui jouirait de la timbale parce qu’elle ou femme, ou minorité visible, ou handicapé, et pas moi. Je trouverai ça insupportable, et je ne pense pas que je serai le seul à manquer sérieusement de philosophie à ce moment là.
Et puis, à force de vouloir des quotas sur tout, soyons ridicules jusqu’au bout. Et ne condamnons pas Manuel Valls ou Georges Frêche, ces humanistes bien de gauche avec le-cœur-sur-la-main, plus que ces connards de droite, qui réclament un quota de minorité, ou majorité, visible dans leur marché ou leur équipe de foot. Soyons idiots jusqu’au bout, et mettons des quotas de partout…

Je trouve ça ridicule, aussi peut être car je suis d’une génération qui a connu dès le départ l’école mixte. Avec des bulletins scolaires de filles meilleurs que celui des garçons, de beurs meilleurs que celui de bons français bien de chez nous. Parce que mon premier vrai poste d’ingénieur s’est fait dans un groupe dirigé par une présidente directeur général qui était, comme on peut dire sans que ce soit péjoratif, « une putain de bonne femme ».
Et enfin, je crois qu’on ne peut pas combattre la discrimination en créant d’autres discriminations, fussent elles positives. Ou en créant des clivages ou des oppositions de sexes, de couleurs, d’origine. Ma république n’est pas celle là en tous cas.
Je dois être naïf, ou rêveur, ou simplement con. En tous cas, j’ai envie d’être au bord du lac, pétard…

Une dernière image pour conclure une balade. Je ne parlerai pas de l’information récente de la CGT qui expulse des sans papiers de leurs locaux… Je n’ai pas tellement de commentaires à faire. Mais je suis curieux d’entendre certains donneurs de leçons de tolérance. Sans doute cette information sera abondamment commentée ? Ou passée sous silence ?

En tous cas, dehors il fait beau. J’ai du boulot aujourd’hui. Cette après midi, des réunions politiques, et ce soir un apéritif pour une association d’entreprises locales. Demain, c’est le week-end…

Enfin, c’est un joli coin le Lac de Sainte Croix. Ca permet une joli balade…

samedi 9 mai 2009

Balade le long du Gardon...

Week-end férié. Je reçois de la famille à Falconette dans le Gard. Et j’avoue n’avoir que peu envie de parler politique. Oh, je ne suis pas naïf, y aura bien des choses qui vont m’emmerder ce weekend. Mais avant de reprendre le boulot lundi (pour une semaine), ça serait bien que je décroche. D’HADOPI, de l’OM, de tout ça…

Alors remarchons paisiblement le long du Gardon, et refaisons la petite balade de dimanche dernier. Les premiers rayons de soleil qui m’auront meurtri pendant une bonne semaine. Quand le soleil mort, on garde dans sa chair les traces de dents, et oui ça fait mal…
Nous sommes au niveau du petit village de Collias. Purement gardois ce village. Le Gard provençal, le mien. Un peu plus en aval du Gardon, nous avons le fameux Pont du Gard. Pour moi une des sept merveilles du monde…
Collias est célèbre par son pont. Ce village est aussi tristement célèbre pour les inondations qui ont meurtri mon département en 2002. Falconette n’était pas encore avec moi quand je déambulais dans les rues inondées de mon village, et je n’ai pas reçu beaucoup de bouteilles qui provenaient de l’aval du Lac Léman, la frontière franco suisse ne m’aura apporté qu’un peu plus d’eau, dans le lit du Rhône et dans mon cœur…
Lorsqu’on marche sous le pont, on voit des pastilles, quasiment au niveau de la route… C’était le niveau de l’eau. La photo de dessous montre la hauteur qui aura déferlé dans cette petite vallée gardoise.

Et le Pont est resté debout. Le célèbre romain un peu plus bas également. Mais ce ruisseau, le Gardon, peut se révéler d’une violence inouïe. Petit gardon qui devient Taureau de Camargue, celui qui ira rugir dans la capitale durant les fêtes de la Pentecôte (j’y verrai peut être Rimbus qui sait ?).
Et il balaye tout sur son passage…

Ces quelques photos montrent combien cette rivière qui donne le nom à mon département est surprenante. L’été, quand le mois de Juillet est bien avancé, cette zone est sèche et aride. Des cailloux, quelques galets, de la poussière. Et un cagnard de fada.
Et aujourd’hui, nous avons eu le bonheur d’un presque bleu lagon. Oh, la profondeur n’était pas abyssale. Et des enfants se baignaient dans d’amusantes nages… Mais il y avait de l’eau. Dans un peu plus d’un mois, il n’y en aura plus.

Et quand Septembre débutera, on tremblera… Fantastique est le Gardon…
Alors pendant qu’on marchait avec les amis, une question : d’où vient le Gardon ? Nicolas a son Iphone. Moi, j’ai mon Nokia N95. Et zou, un coup de Wikipédia. Qui m’annonce en fait qu’il y a pléthore de Gardon… Mince alors…
En pleins d’endroits il se divise. Le Gardon d’Anduze, le Gardon de Saint Jean (du Gard), le Gardon d’Alès… Même des petits noms marrants et bien du coin : le Galeizon (c’est joli), la Salindre (nom d’un joli petit village à coté d’Alès)….

Alors comment qu’on fait pour savoir d’où vient le Gardon ? Ben la SANDRE (rien à voir avec le poisson) a décidé qu’il n’y avait qu’un Gardon officiel. Qui s’appelle le Gardon. Comme ça c’est clair, et ça mesure 127 km. Et ça prend sa source en Lozère, à Saint Martin de Lanuscle. Vous pourrez raconter ça ce weekend à vos copains pendant le barbecue du soir(ou du dimanche midi, qu’importe l’heure tant qu’il y a du rosé vrai et frais) .
C’est bien finalement. Pendant qu’on parle Gardon, on ne parle pas HADOPI. Pour Plume de Ciboulette, souvent excessive dans ses charges anti-Sarkozy, HADOPI ne marque rien de plus que le début d'un totalitarisme. Je suis modéré, très. Mais je ne suis pas loin de penser la même chose qu’elle, quand je vois la manière dont se sera déroulé le débat, la discussion. Avec quand même rien de plus qu’un déni du Parlement, qui s’était prononcé contre le 9 Avril.

Donc il vaut mieux marcher le long du Gardon. De toute manière, comme je ne pense pas faire mettre les spywares gouvernementaux, je risque d’être présumé coupable… Donc bon… je ne sais pas…
J’ai l’impression que le lendemain d’HADOPI sera différent. Au-delà du simple HADOPI, qui ne sera peut être pas appliqué facilement. Mais parce qu’on a vu tellement de mépris et d’arrogance au sommet de l’état, que cela n’inspire pas confiance en un futur respectueux et humaniste.
Donc on clôt la balade en allant sur les hauteurs de Castillon du Gard, un autre adorable village. On contemple la vallée de l’Uzège ou de la Tave. Je ne sais plus tellement où on est là. Bizarrement, il y a entre Roquemaure et ces coins du Gard, distant de 20 bornes, une colline. Grande. Et on a l’impression d’une frontière. Nous sommes pourtant, jusqu’au prochain redécoupage, dans la même circonscription…

Donc on contemple. En serrant les dents. La dernière photo montre les stigmates d’une belle journée dans ce Gard qui m’est si cher…
(non, je n’ai ni réussi ni raté ma vie, je n’ai pas encore 50 ans… Et c’est une Décathlon classique et commode la montre…)

dimanche 26 avril 2009

Promenade dans le Forez, avec Vanille

Au moment où apparaitra ce billet, cette promenade, je serai en vacances. Un week-end entre Chambéry, Annecy, et enfin Genève. Le 27 Avril. Pile 7 ans après pour moi…
Ensuite, ça sera la semaine dans le Forez, à Saint Hilaire Cusson la Valmitte. Une petite promenade, pour laisser aller et s’exprimer diverses pensées présentes dans mon modeste esprit…

Cette promenade est assez courte. Il s’agit d’un chemin à travers champ qui rejoint les villages de Leignec et de Saint Hilaire Cusson la Valmitte. D’une église à l’autre.
Une remarque. Vous trouverez un fil rouge tout blanc et noir sur ces photos. Saurez vous retrouver où est Charly ? (ou Vanille)
Je retournerai donc dans la semaine, après un périple savoyard, dans le Forez. Je n’ai pas pris mon vélo. Peut être en achèterai un là bas. Un simple, pour laisser dans la maison de campagne. J’essaierai de piquer Vanille aux beaux parents, c’est agréable de la faire se promener…
Elle est peureuse Vanille… Vous la verriez quand elle croise des chevaux… Ou pire quand des chiens présents dans un chenil se mettent à aboyer en chœur. Elle revient entre mes jambes. Comme si j’étais capable, avec mes petits bras chétifs, de repousser l’assaut conjugué de trois chevaux de la labour accompagnés de cinq chiens de chasses…

Enfin, j’aime bien monter à Saint Hilaire. Même si le net ne passe pas sur mon téléphone. J’espère que j’aurais réglé ce problème avant de monter… Et encore que, ne serait ce pas mieux, une « diète » ? Un sevrage d’Internet. Ouais, ça serait pas un luxe…
Je pense que je mettrai ce billet en ligne dimanche. Nous serons le 26 Avril. Marseille jouera ce soir pour se rapprocher du titre, à Lille. C’est dur de s’imposer à Lille. Gros milieu de terrain avec Balmont, Cabaye et Mavuba... Cana sera absent chez nous. Et Bonnart et Taiwo également, ils ne pourront pas contrer le terrible Bastos...
Mais nous serons le 26 Avril. Je serai sans doute en train de longer le lac d’Annecy l’esprit badin et l’appareil photo dans la poche, mais… nous serons le 26 Avril.

Je ne vais pas me refaire l’histoire, mon histoire. Elle n’intéresse que moi. Mais si par hasard une personne passe ici en mon absence…
On n’oublie jamais les choses désagréables qui font mal, qui font souffrir même quelques temps après. Mais on n’oublie jamais les belles choses, qui fondent une histoire personnelle. Le 26 Avril, c’était un beau jour. Un triste anniversaire pour les ukrainiens, mais pour moi, à cette frontière suisse qui a vu s’arrêter le nuage radioactif, c’était une belle journée. De fait, je ne l'oublierai jamais. Comme je n'oublierai jamais celles d'après.

7 ans plus tard, le 27 donc, je retournerai à Genève. Avec une Falconette qui est plus qu’un cadeau du ciel pour moi. Boucle bouclée ? Non. J’aimerais avoir une discussion avec certaines personnes. Une.
Cela ne changera sans doute rien dans les relations entre les gens, qui sont parfois plus simples pour certaines quand une immense falaise sépare deux montagnes… Mais en partant du principe qu’il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais, il peut subsister un espoir… Tant qu’il reste de la vie. Parce qu’après, c’est plus délicat…
Le 26 Avril donc… C’était mon 26 Avril 2002, moment merveilleux qui donnera naissance à parmi mes plus douloureux cauchemars. C’est la date qui doit faire ça. Quand j'ai la pêche, ce weekend genévois reste un doux et agréable souvenie. Mais quand je n’ai pas le moral, je le compare à mon Tchernobyl.
Le 26 Avril quelques années avant, avant, Tchernobyl fondait. Enfin, un réacteur… C’était le début d’un cauchemar autrement pire que le mien…

C’est un peu dur pour moi. On aime bien mettre des étiquettes aux gens. Si on doit en mettre une sur moi, ben on dira que je suis un « pro nucléaire ». Un pro nucléaire convaincu, qui essaie de défendre dans la vraie vie cette conviction. Un pro nucléaire réaliste aussi. Conscient des enjeux et des écueils rencontrés actuellement par cette technologie. Conscient des risques aussi, et des pollutions engendrées. Dans ma vie professionnelle, j’essais de contribuer à améliorer ces déficiences… Conscient que tout n’est pas parfait. Mais la perfection existe elle ?
Mais par contre convaincu de la nécessité d’avoir une réelle politique de recherche énergétique en France. Le Général de Gaulle nous voulait indépendant énergétiquement. On doit le rester. C’est aussi pour ça que je ne suis pas forcément favorable aux privatisations de certaines entreprises… Libéral oui, mais républicain avant tout.

Une politique énergétique de recherche, ça doit être évidemment pour développer des réacteurs nucléaires toujours plus fiables et générateurs de moins de déchets. Ça doit être également pour développer d’autres énergies, celles qu’on appelle « renouvelables ». Qui ne sont pas sans défauts aussi. Les éoliennes c’est génial, mais je ne souhaite à personne d’en avoir prêt de chez soi. D’autant plus qu’elles fournissent, certes, mais c’est ni Byzance, ni Penly.
Donc essayer de travailler sur des énergies non pétrole, pas uniquement nucléaire, mais qui doivent nous rendre indépendant. Et que ces développements s’accompagnent aussi des recherches industrielles dans l’automobile, dans l’aéronautique, pour voir comment « sortir du pétrole ». Sans pour autant rentrer dans le nucléaire si ça dérange certains.
Je n’ai pas forcément envie de lancer un débat sur le nucléaire, l’énergie. Parce que je ne suis pas présent, et je ne sais pas si à Annecy j’aurais ce soir le WiFi pour répondre. Et même si je l’ai, pas évident que j’en ai très envie.
Mais j’aime bien les débats sur l’énergie, quand ils ne sont pas caricaturaux. Le lobby de nucléaire, comme celui de l’anti nucléaire, possède ses ayatollahs. Essayons de garder la tête froide sur ce genre de débat, de discussion. Je crois que c’est important.

Enfin, de ça Vanille s’en moque comme de sa première croquette. Elle a vu quelque chose là haut. Peut être un cheval. Y avait pas de vaches quand je suis monté au début du mois… (elle devrait peut-être être revenues ?)
On va où là ? Deux chemins possibles, c’est dur pour un toutou qui attend…
Ca me donne l’occasion de rappeler à tous l’excellent blog du chien Dalton, qui est un must pour ceux qui aiment les toutous. Minijupe a réussi une merveille avec ce blog adorable…

Si j’avais un chien à moi, je crois que je passerai un temps de fou à faire un blog sur « le toutou du faucon »… C’est bien, les chiens…
Ca n’a rien à voir (mais je saute du coq à l’âne sur ce genre de billet), mais pour une fois je n’ai pas illustré ma balade d’une musique.
Je crois que si j’avais du, j’aurais mis celle qui passe en ce moment, au moment où j’écris ce billet plutôt, dans mon WinAmp.

Il y avait, dans l’univers des albums de musiques tirées des chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya), un controversé. Il s’appelait « Piano Fantasy », tous ne l’aimaient pas. Les musiques jouées au piano.
Celle que je mettrais aujourd’hui est la version piano de « Blue Dream ». Pourquoi ? Aucune idée. C’est une musique ni triste, ni gaie. Qui va bien avec l’humeur dans laquelle j’ai écris ce billet…
Continuons un peu la balade. Je rentre dans le Gard à la fin de la semaine. Le 2 ou le 3, je ne sais pas. En tous cas, je serai présent le 5 Mai. En vacances toujours, entre mairie, jardin, et promenade en vélo ou en courant. Mais le 5 Mai, je serai là.
Je ne serai pas au bureau, je ne crois pas que j’assisterai en direct au vote de la loi HADOPI. Revote je devrais dire… Dans cette période de préparation de vacances, j’ai d’ailleurs écrit un billet que je posterai plus tard, suite au commentaire d’une personne de mon village. Qui dit en gros « à quoi ça sert d’aller voter puisque si on vote mal, ben ils ne nous écoutent pas… ? ». C’était le meilleur commentaire politique de la semaine que j’ai entendu…

HADOPI repassera au parlement. Et à ce propose, je n’ai entendu personne mettre en avant le scandale de cette remise en question du vote d’une assemblée. On entend Lefebvre ou Karoutchi mettre en avant la félonie des socialistes. Et on croit rêver de n’entendre personne stigmatiser ce passage en force, qui constitue simplement un dénie de toute démocratie. Un vote n’est pas respecté, et on met la faute sur le dos de ceux qui ont voté. Mal visiblement, pour le pouvoir en place.
Je suis profondément de droite, mais je suis écœuré par cette séquence politique. Et écœuré de voir le silence de la gauche, du centre, et des gens de droite républicains comme moi, qui trouve ce procédé en tous points scandaleux.

Ca n’est pas la première fois que le débat est tronqué et le vote bafoué. Constitution européenne. Retour dans l’OTAN ensuite avec ce chantage du premier ministre qui met sa responsabilité dans la balance d’un vote qui n’a strictement rien à voir, parce que le président voulait que la France réintègre l’OTAN. J’aurais ajouté aussi la révision constitutionnelle, mais elle a été adopté grâce à Jack Lang, et non grâce à des manœuvres du pouvoir en place.
Je crains que de cette séquence, on arrive à quelque chose d’aussi désertique que le paysage plus haut. Parce que je ne vois pas comment les gens continueront à croire à la politique, en voyant que les votes sont bafoués, les engagements pris remis en question. Et de voir que tout n’est que mots, plus que des actes.
Reprenons Gandrange. Nicolas Sarkozy dit sur Europe 1 que, concernant Gandrange, il a fait ce qu’il a dit. Donc il est fier de lui. Des mots, encore des mots… « je ne suis pas là pour augmenter les impôts », dit il en augmentant les taxes qui pèsent sur les classes moyennes, et en enlevant aux collectivités des ressources, qui devront être compensées d’une manière ou l’autre. Je ne suis pas là pour augmenter les impôts, mais j’augmente les taxes et met en place les mécanismes pour que les collectivités publiques, les villages, les départements, ça soient eux qui vous ponctionnent. Pas moi, je suis clean.

Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis. Et demain ?

Je dis ça, j’ai voté Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Je le regrette, jusqu’à ce que je regarde qui était l’autre finaliste. Je continue à penser que, selon mon référentiel, mes sentiments, Royal n’aurait pas été mieux. Au contraire.
Mais je suis scandalisé de voir combien on se moque des gens. Comment on méprise ceux qui expriment des avis contraires, et combien on leur ment, au final.

Pour revenir sur Gandrange, Sarkozy aurait eu mieux à faire de dire chez Elkabach que oui, tout n’était pas parfait. Faire amende honorable n’est pas un déshonneur. Je ne vais pas jusqu’à dire « demander pardon », parce que ça ramènerait une drôle de séquence politique. Mais admettre qu’on s’est trompé, ce n’est pas un scandale.

L’erreur est humaine disait le poète. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs. Mais persévérer dans l’erreur, c’est plus que con. Quand il s’agit de la Nation et des gens qui la composent, c’est grave…
Je crois que Vanille a trouvé un clocher… Saint Hilaire se rapproche. Quant à moi, ici, mon téléphone ne capte plus la 3G, ou l’Edge, ou je ne sais quoi. Bref, je n’ai plus rien. On peut m’appeler sur mon Nokia GPS machine à café. Mais je ne peux pas lire mes mails. Je me sens seul. Plus de blog, plus rien. Au secours…
C’était bien le clocher de Saint Hilaire Cusson la Valmitte qu’a trouvé Vanille. La balade s’achève. Le goudron est revenu. La civilisation, sans réseau donc.

La promenade est finie, mes vacances commencent. J’aime prendre mes vacances fin avril début mai. Les beaux jours arrivent. Parfois, y a une élection présidentielle, qui occupe les jours, les pensées, les dimanches aussi.
J’arrive là où tellement de choses ont commencé pour moi, en ce 26 Avril où une autre partie de ma vie a débuté. Il y aura eu un avant et un après 26 Avril pour moi. Un jalon important. Des jalons, on n’en a tous après tout.

Promenade désordonnée. Qui apparaitra sans doute sur le web en fin de journée, alors que je marcherai au bord du Lac d’Annecy. Demain, normalement, j’aurais un retour provisoire au web, chez les beaux parents. Vive le Wifi de Saint Chamond, il est rapide en plus.

Et après, je retournerai voir mes amies les vaches. Vive les vacances…

samedi 4 avril 2009

Balade tranquille dans le Forez

Quand apparaitra ce billet, je serai en week-end dans le Forez. Saint Hilaire Cusson la Valmitte ça s’appelle. Et là bas, y a pas de WiFi… Je n’aurais donc pas de risque de me faire prendre par les fourches caudines d’HADOPI (bouh). Et je n’aurais que mon téléphone portable pour lire mes mails, allez voir si mes copains boivent des canons sur Facebook, et suivre le championnat de France de football.
Avec ce week-end, un dramatique Saint Etienne – Marseille. Qui va, de toutes manières, me fendre le cœur et me rendre triste dimanche soir quoiqu’il arrive… Mais passons…

Quelques photos du Forez. Saint Hilaire Cusson la Valmitte. Son église, ses prés, ses vaches.


Et quelques souvenirs d’étudiants aussi. Un ami de promotion originaire de ce village. Je ne savais pas, à l’époque, qu’était née aussi celle qui deviendra quelques années plus tard Falconette. Non, à l’époque, on buvait des canons. C’était pas du grand vin ou des grandes bières, je ne suis devenu épicurien gourmet qu’un peu plus tard. Non, à cette époque là, les 20 ans, c’était du vin chaud à 2 francs le verre. C’était des cocktails estudiantins.
Connaissez vous le Pisang Ambon ? Miam l’alcool de banane avec de l’orange. C’était les vodka citrons dans des grands saladiers avec de la glace pillées. C’était, parce que le copain partait au Brésil, des alcools de là bas jusqu’à point d’heures. Au final, on cassait le portail automatique des parents parce qu’on était déchiré comme des draps de pauvres. Ca fait des souvenirs. C’était enfin les leçons apprises en pays basque les soirs de féria. Bayonne nous aura appris le Calimucho. 2/3 coca, 1/3 vin rouge (du pas bon). Ca à l’air déguelasse ? Si seulement ce n’était qu’une impression… Mais quand on est jeune, et que Roselyne Bachelot n’a pas décidé de s’occuper de notre bien malgré nous, on boit n’importe quoi…
Et franchement, quelques cuites quand on est jeune, ça vaut pas le coup de mobiliser un parlement pour ça.


Le Forez avant, c’était donc ça pour moi. Réminiscence d’une entrée dans l’âge adulte qui aura été, au final, heureuse. Je souhaite à tout le monde d’avoir 20 ans au moment où la France organise et gagne sa Coupe du Monde de foot. Quand je vois ce qu’est devenue l’Equipe de France et le Football, grâce à des fossoyeurs comme Domenech, Escalettes, et toute cette bande d’incompétents illégitimes, je suis vraiment malheureux. Parce que pétard, c’était génial Juin 1998’. J’avais 20 ans à Lyon. C’était génial…
Et donc je venais prendre des parpaings alcoolisés et vineux dans le village d’enfance de ma future Falconette… Dans ce village dans lequel je viens me reposer maintenant, au milieu des vaches et champs de rien…


C’est vraiment un billet assez simple que je publie aujourd’hui. Pas forcément la peine de refaire le monde ce soir. Pas forcément la peine. On a suffisamment parlé d’HADOPI comme ça cette semaine. D’ailleurs, le Google Analytic que j’ai installé s’est affolé. Visiblement, ma phrase « Christine Albanel est en train de faire un sans faute en matière d'arrogance et de mépris vis à vis de l'ensemble des internautes français » a fait la une d’un fil spécial du Monde.fr sur HADOPI. C’est sympa, et valorisant. Il manquerait plus que je sois publié dans Vendredi tiens ;-)
Mais quand même il subsiste ce gout amer dans la gorge, qu’HADOPI soit passé. Que l’opposition n’ait pas été présente : 16 députés pour faire passer ce texte qui met la France au niveau de la Chine. Encore merci au courageux député UMP Lionel Tardy.
Et surtout un tombereau d’insultes et d’amalgames insupportables vis-à-vis des internautes. Je repose cette question : qu’aurait on dit si Albanel ou un autre ministre s’était exprimé de la sorte vis-à-vis des fonctionnaires, des ouvriers, des jeunes des banlieues ? Qu’aurait on dit ?

Finalement, aujourd’hui, je serais allé faire du vélo. J’aurais sans doute pris des photos : attendez-vous à une prochaine balade qui parte dans tous les sens. Le printemps arrive sans doute dans le Forez, ça doit être surement sympa.
Et aujourd’hui, vous voyez, je n’ai pas une mélancolie trop désagréable. A 20 ans, je n’étais pas encore passé par la frontière genevoise, et mon Tchernobyl n’avait pas encore eu lieu. C’est d’ailleurs à Saint Hilaire que j’ai fini de penser mes plaies de 2002. Amusant, comme en 4 ans les choses changent. Le 12 Juillet 1998’, la France était en fête. Le 12 Juillet 2002, la France venait de voir passer une coupe du monde coréenne affligeante. Et moi de me rendre compte que les anges n’étaient pas toujours angéliques, et que derrière se cachait des ombres… Ce que le futur m’aura confirmé.

Mais aujourd’hui, quelque part, je m’en fous. Je sais ce que j’ai perdu, mais j’ai gagné tellement à coté. Des personnes formidables. Et quelques leçons. Dont la principale est que les actes valent tellement plus que des mots. J’en avais fait un billet ici. Les actes valent tellement plus que les mots que certains manient avec un talent remarquable. Des sentiments merveilleux pleins les lignes, et des actes qui montrent le contraire…
Quelques parts, dans ma vie professionnelle, politique, affective, j’essais (modestement) de mettre ça en application. Même si j’aurais eu mal, très mal, j’aurais appris. Beaucoup. Là, dans le flot de cette balade, je positive. Il n’y a pas si longtemps, la nouvelle mort d’un blog que je croyais revenu m’avait plongé dans une réelle et douloureuse tristesse. L’équilibre est instable, profitons des bons moments où la tête est hors de l’eau.
Et puis ça arrive de se tromper sur les gens après tout. C’est pas un drame quelque part, même si on s’en veut… C’est pas un drame.

Ce soir, normalement, Falconette prépare des bujitos. J’adore ça. Avec ça, je ne sais pas quoi ouvrir. J’ai prévu, de toutes manières, de monter du vin là haut, dans la cave. On ne devrait pas mourir de soif… Le Côte du Rhône, c’est parfait et ça va avec tout. Mais je ne sais pas… J’hésite aujourd’hui entre la puissance d’un Lirac de la Cave Coopérative de Roquemaure. C’est bien de boire un peu de chez soit chez elle. J’ai monté aussi un Corbière que je trouve en tous points remarquable, et qui s’appelle délicieusement « Cuvée Florence » , du château les Ollieux-Romanis. C’est avec ce vin que nous avons baptisé notre maison… Allez savoir pourquoi ^__^

Voilà, c’était vraiment un billet probablement inutile. Il ne fera pas la une de Wikio.fr comme mes derniers. J’ai eu une belle semaine de blog. E je confesse ne pas détester les billets que j’ai écrit… Mais celui là, non, agréable à écrire. C’est bien de se souvenir. Et j’aime bien les balades.
Pas de musique pour l’accompagner. Dominique ne m’en voudra sans doute pas. Et un simple appel à souhaiter aux quelques gens qui ne me détestent pas et qui me font l’honneur de passer me faire un coucou un bon week-end. (sentiments transmis aussi si y en a du coté des forges de Bourgogne qui me détestent et qui viennent quand même ici)


lundi 9 mars 2009

Arrière Pays Basque (Seirei no Moribito - Nahji no Utah)

Mon premier film... Réalisé avec Picassa... Un simple essai.

Qui mérite quelques explications aussi. Cet été, nous avons passé quelques jours dans l'arrière pays Basque. Et j'ai trouvé le coin merveilleux... Et lors d'une ballade en voiture, entre Saint Jean Pied de Port et Irouleguy, cette chanson est arrivé dans mon autoradio. Avec les lecteurs qui lisent les unités USB, on récupère toute sa discothèque dans sa voiture, parce que c'est rare qu'NRJ ou MFM passent des chansons japonaises...
Et avec les nuages noirs qui se posaient sur les contreforts des Pyrénées, le paysage nous a vraiment fait frissonner. J'ai voulu essayer de retrouver ces sensations par ce petit montage, tout bête, tout simple...
Une promenade entre Bayonne, Espelette, Saint Jean Pied de Port, Irouleguy, et le divin village d'Ainhoa.

La chanson est tirée du dessin animé Seirei no Moribito. C'est un des meilleurs (sinon le meilleur) animé que j'ai vu en 2008. Le genre de dessin animé qui donne ses lettres de noblesse à l'animation japonaise. Magnifiques images et musique, une belle histoire, et quelque chose qui remue les trippes. Adulte, et émouvant. Une merveille, vraiment.
La chanson, Nahji no Uta, est une contine chantée par des enfants. Onirique et envoutante je trouve. Chanson traditionnelle ? Dans l'animé, peut être. Dans la vraie vie...

Finalement, poster (en différé) des images des Pyrénées alors qu'on se repose quelques jours dans les Alpes, c'est sympathique... Retour bientôt. En attendant, bonne ballade...

mercredi 11 février 2009

Saint Valentin à Roquemaure, ce weekend

Ce weekend, la Saint Valentin tombe un samedi. Ca tombe bien, comme tous les ans, ce weekend, mon village de Roquemaure fête la Saint Valentin.
C'est en hiver, donc souvent il fait soleil, mais froid. Les arbres sont nus. Et la Tour Carrée est magnifique... Quelques photos du weekend de la Saint Valentin de 2008, pour illustrer un billet, une balade dans mon village.
Vous avez vu la place de la Pousterle, la principale, celle qui est noire de voiture en semaine (sauf le mardi jour du marché) le samedi. Vide. Pourtant, une animation gentille, sympathique, dans les villes.
La photo qui arrive dessous est la même le dimanche. Jour du défilé en costume, où chevaux et costumes d'époque rivalisent dans un flot de nostalgie qui parfume particulièrement l'air des bords du Rhône...
Parce que nostalgie et mélancolie est vraiment un sentiment qui me domine, ces weekend de SaintValentin. J'imagine le Roquemaure de ma grand-mère quand elle était petite. Elle vivait dans les rues intérieures de Roquemaure. C'était avant la guerre.
C'est un peu un rêve que l'on a tous eu je crois. Revenir dans le passé. Voir le lieu dans lequel on vit, on évolue, au début du siècle dernier. Quand tout n'était pas encore goudronné. Quand le Rhône débordait plus souvent qu'à son tour. Quand le classement Wikio ne rithmait pas les début de mois.

Revenir dans le temps. Quelque part ce weekend de fête le permet. Et la nostalgie qui embaume les lieux est agréable, belle. Avec le froid de février, ça la colore de quelque chose de particulier. Un peu comme le bon chocolat chaud de quand on était petit, qui nous était servi à quatre heures avec quelques Pépitos...

La fête de la Saint Valentin, c'est donc principalement un saut dans le passée. Je me souviens des premières Saint Valentin, où tous les commerces de Roquemaure changeaient leurs devantures. Le coiffeur redevenait barbier, par exemple. Et le bois remplaçait les stores en aluminium.
Et le weekend, des carrousels, et jongleurs, des machines à musique, et pleins de forains, viennent animer les rues du village. Avec le dimanche, donc, la parade. Qui draine du monde.
J'ai une relation assez spéciale avec la Saint Valentin. Qui est une fête géniale quand on est amoureux, quand la vie sentimentale est ce beau fleuve tranquille au pied duquel le soleil se couche dans des clartés magiques... Mais quand il fait gris, que le fleuve est sec, et que le froid et le brouillard remplace la divine clarté, le weekend de la fête de la Saint Valentin est le moment où il faut être loin, très loin. Du moins c'était mon sentiment il y a quelques années, et pendant un moment...
Donc j'ai passé des weekends de la Saint Valentin... A Lyon, ou alors à Lyon. Et encore à Lyon. Si, une fois, à Marseille. Ou alors, et là c'est le pire, préparez les couteaux; les cordes, et les bouteilles de cyanure, dans sa chambre quand je vivais chez papa maman. Un bonheur. Les parents vont à la fête de la Saint Valentin. Et moi ? Ben j'essaie de me connecter avec le modem, pour... Pour rien, rien à faire. Et le dimanche, à la télé, si c'était pas Drucker, c'était Jacques Martin. Où ais je mis ma corde déjà ?

Bref, lapalissade facile et convenue. La Saint Valentin est une fête merveilleuse, mais il faut avoir le coeur qui va avec. Si celui ci est radieux comme le ciel bleu d'aujourd'hui, tout va à merveille. S'il a la froidure de la saison, avec des nuages gris qui viennent rajouter à la désespérance du paysage, c'est différent...


Je crois que c'est à l'intérieur des murs de Roquemaure que le paysage est le plus touchant et mélancolique. La place de la Mairie, souvent désordonnées par la somme des voitures anarchiquement posée sur le bitume, se révèle grande et belle. Légère. Des forains, comme à l'époque où le marché du mardi se passait à l'intérieur. Avec les odeurs du poisson que ma maman me préparait le mardi à midi, avec de la purée dans laquelle j'aimais à rajouter du citron.

Les arcades du Crédit Agricole sont le lieu d'accueil des marchands de bonbons anciens, ou de ménestrels divers. Balade dans le temps, toujours. Comment était cette place du temps de ma grand mère ? Toujours ces questions, mais on en a parlé plus haut...
Je profite de la boite à musique plus haut pour parler justement musique. La chanson qui accompagne ce billet est une chanson de Serge Lama que j'aime beaucoup : les jardins ouvriers. Là encore, je trouve un souffle de mélancolie dans cette chanson qui me touche beaucoup. Un coté peut être vieille France, qui peut énerver certains. Mais quand le texte est écrit avec cette justesse, je trouve que la magie s'opère facilement. Et divinement.

Pas facile, par contre, à mettre sur bloggueur. Deezer évolue. Parait il, c'est merveilleux et le monde s'en trouve changé. Deezer est ravi, fier. Excellent. Sauf que, une nouvelle fois sur le web, ça recule, ça recule. Les chansons japonaises que je trouvais sur Deezer n'existent plus, parce que non éditées en France. Et l'outil pour blogguer automatique a disparu du nouveau player qui fait leur fierté.
Apparament, les majors ont gueulé. Une fois de plus. Comme l'histoire Wizzgo, c'est une partie de ce qui fait le net qui est touché. Rubin appelle à lutter contre la loi Hadopi, je crois en effet qu'il faudra être d'une rare vigilance. Nous ne sommes pas encore en Chine, mais bon les virages sont toujours délicats à prendre quand les pneux crissent.

Non, pas de critique de Nicolas Sarkozy sur ce coup là. Parce que les taxes sur la copie privée qui touchent les médias vierges ont été crée sous Jospin. Je crois que la gauche et la droite, vis à vis de ces questions médias, internet, informatique, ne sont pas très friands de liberté tous les deux. Avec un degré différent de l'un à l'autre, c'est vrai. Mais cette volonté de criminaliser l'internaute, qui est automatiquement un "pirate", elle est présente dans les deux camps.
Maintenant, c'est Nicolas Sarkozy qui est aux commandes, et c'est son gouvernement qui propose la loi Hadopi, et qui fait un peu régner sur le net un sentiment qu'on est tous présumé coupable. Je constate le silence assourdissant de l'opposition sur la question. Assourdissant.

Et donc on revient à Deezer. Si on veut illustrer son blog par une musique, récuperez sur vos anciens messages le code du player blog. Il marche toujours. Et il faut récupérer l'adresse web de là où est le fichier musical du Deezer, et la magie du web s'opère. Avec un début de cauchemar pour ceux qui ne supportent pas Serge Lama. La prochaine fois je mettrais autre chose, promis.
Vite venir au pied de l'Eglise de Roquemaure, pour se calmer un peu. Parce qu'énervant ces discussions sur les lois qui veulent réglementer tout, tout, tout. Y compris Internet qui n'est pas non plus cette zone diabolique que les Olivennes ou Pascal Nègre se plaisent à décrire... Enfin, certains ont des intêrets personnels. Les lobbies, soupir...

L'église de Roquemaure donc. Appelé Collégiale Saint Jean Baptiste de Roquemaure. Un édifice qui possède en son sein les reliques de Saint Valentin. L'histoire dit qu'elles ont été achetées par Maximilien Richard pour conjurer un mauvais sort qui a ravagé les vignes de Roquemaure. Le phylloxera. Beurk.
A l'intérieur, un orgue remarquable. Et le buste du pape Clément V, époque où Avignon était la capitale de la chrétienneté. Clément V est venu mourir à Roquemaure, désolé pour sa famille...

Donc au pied de l'Eglise, là encore, il se passe des choses. Ca jongle, ça chante, ça prend de photos.
L'année dernière, je n'avais pas encore les clefs de la Mairie. Cette année, j'essaierai d'aller prendre des photos depuis le bureau du Maire ou des adjoints : on a des vues magnifiques tout en hauteur...
La balade se termine bientôt. En Février, quand l'après midi se termine, il fait froid... Très froid. Mais ça ne dérange apparemment pas les chevaux, qui ont un énorme travail en ce moment.

Mais bon, une balade sur mon blog nous donne l'occasion d'aller ci et là dans l'actualité et dans les méandres de ma pauvre cervelle. Argentine - France, hier soir au Stade de France... Les argentins ont gagné, soit. Domenech est ce qu'il est. Je ne l'aime pas. Je trouve assez scandaleuse l'appel de Dabo en sélection (Chalmé, Bonnart, Cheyrou, attendrons...), mais soit encore.
Par contre, article de l'Equipe : "un Stade Vélodrome sélectif". Je trouve les sifflets du Vélodrome envers les joueurs de Lyon cons, trés cons. On ne va pas demander à un ane de participer au prix d'Amérique remarquez...
Mais je trouve scandaleux l'amalgame qui est fait "public marseillais = gros cons sectaires". Ils ont sifflé des joueurs lyonnais, c'est con, c'est nul, d'accord. Mais quand Cissé, ou tout autre joueurs marseillais, entre sur la pelouse du Stade de France, les sifflets qu'on entend, ce n'est pas quelque chose d'aussi con et d'aussi "sélectif" ? Je ne reviens pas sur les sifflets de France Tunisie, match qui ne s'est pas joué en Provence méditerranéenne. Non, je trouve ce débat, cette discussion scandaleuse. Du moins de la manière dont les termes du débat sont posés. C'est simplement malhonnête.

Après, les sifflets pour Raymond Domenech ? Escalette et l'ensemble de la Fédération Française mériteraient d'être sifflés et hués eux aussi. Ceux sont eux qui laissent une personne arrogante et impopulaire à la tête de ce qui devrait être soutenu par tout un peuple. Et qui au final est sifflé, raillé. Je ne parle pas du ridicule spot "Yes we can" de la FFF, qui est un moment de foutage de gueule exceptionnel.
Raymond Domenech sera sur le plateau du Grand Journal ce soir. Quand il vient sur Canal +, on enlève du plateau ceux que le sélectionneur ne veut pas voir (Deschamps, Lizarazu...). Et comme il ne veut pas discuter avec ceux qui le critiquent pas, il ne passe ni par RMC, ni par Stade 2. C'est un choix détestable. Mais plus détestable est Canal + qui accède à ce caprice.

Hier soir, la France du foot qui a regardé le match a regardé Diego Maradona et une superbe équipe d'Argentine. Par contre, majoritairement, la France du foot n'aime pas l'Equipe de France. De ce désaveux et ce désamour, des conclusions auraient du être tirées de la part des responsables de ce fiasco. Mais non, Escalette s'est représenté en automne 2008, et a été réélu sans problème. Et Domenech s'accroche à sa place.
La fierté, et se regarder dans une glace sans honte. Les scrupules ne sont pas l'apanage de tout le monde...
Mais les chevaux s'en foutent de tout ça. Ils seront à nouveau de sortie ce weekend. Moi aussi. Pas en tant qu'élu, mais en tant que roquemaurois qui aime son village et ses traditions.

J'espère juste qu'il fera beau. Et si vous, amis de ouèbes et autres, vous passez par là, faite signe au Faucon. Il y a toujours un verre de vin à partager.