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mercredi 24 mars 2010

On m'a offert une machine à remonter le temps...

C’est cool d’avoir un blog, et c’est chouette les tags. Celui de Didier Goux m’a fait plaisir en tous cas. Une question pourtant pas évidente : « si vous avez une machine à remonter le temps, vous feriez quoi ? Iriez où ? Rencontreriez qui ? ».
Pas facile d’être original sur cette question. Pas facile, non plus, d’éviter d’être trop axé sur son nombril… Pas évident, enfin, de n’avoir qu’une seule destination. En tous cas, je ne parviens pas à choisir, à éliminer.

D’abord, je regarderai dans ma vie personnelle. J’ai une période où j’aimerais inévitablement remonter. 2002, entre Avril et Juillet. Je laisse l’aspect politique de coté, j’ai voté Chirac au deux tours et perso ça va bien, merci…
Non, je remonterai dans cette période. Sans savoir trop où m’arrêter. Au bord du Lac Léman en Avril ? Dans mon bureau de Marseille en Juillet ? Entre les deux, pour faire un aller-retour que je n’ai pas fait ? Et si je retournais à cette époque, je ferais quoi ? Changerais-je le cour de mon existence, en justement ne faisant pas certaines choses ?
Je ne sais pas. Mais si j’avais cette machine à remonter dans le temps, j’essaierais d’éviter de me voir fâché aujourd'hui avec certaines personnes, une en particulier…
Si une machine à remonter dans le temps pouvait nous permettre de corriger certaines erreurs...

Sinon, je remonterai un peu plus haut. En Juillet 1998, pour ressentir cette joie durant cette Coupe du Monde. Retourner Place Bellecour à Lyon, un soir du 12 Juillet. Avoir à nouveau 20 ans, c’est le plus bel âge parait il. Et quand on vit ces 20 ans en étant heureux, que demander de plus ?
D’autres dates aussi à remonter, toujours. Décembre 1994 avant Noël, pour essayer de demander à l’enfant con que j’étais de réfléchir un peu…

Et puis après j’essaierai d’aller plus avant. Avant ma naissance. Époque où le net n’existait pas. J’ai envie de voir mes villages avant, un peu comme cette fonction « chronologie » de Google Earth, qui permet de voir le paysage à différentes dates…
C’est idiot, mais j’ai envie de voir Montfaucon à différentes époques. Par exemple quand le château existait toujours, mais où les routes n’étaient pas goudronnées. J’ai envie de voir Roquemaure à l’époque où les arcades n’abritaient pas le Crédit Agricole et où le marché se faisait sur une place non goudronnée… J’aimerais bien voir le château de Roquemaure aussi, autrement qu’en maquette dans la mairie…
J’aimerais voir ces cartes postales en vrai…

Puis y a une date où j’aimerais être. 26 Août 1944, j’aimerais voir la ferveur de la libération dans les rues de Paris. J’aimerais participer à cette ferveur et joie nationale. J’aimerais voir le Général défiler en vainqueur, et ce peuple avec des sourires et des étoiles de liberté dans les yeux. Et cette fierté d’être français, et libre.
Quand on se pose la question de l’identité française, qu’on revoie ces images qui évoquent tellement de choses. Qu’on revoie les images des Champs Elysées le 12 Juillet 1998. Etre heureux ensemble, c’est tellement beau…

J’aimerais aussi être, à cette époque, dans ce village d’enfance cité plus haut. Pour accueillir, avec ma famille, celui qui deviendra plus tard mon grand-père (et qui va mieux, merci pour lui), de retour de ces camps de travail obligatoire.

Après, deux destinations me tenteraient… Il y a le Japon, celui de Kenshin, des cerisiers en fleurs, d’Edo, des shoguns et des samurais pleins d’honneur. Il y a sinon la Grèce, celle des philosophes et des Dieux qu’on adule. Celle d’Athéna.

Mais je crois que j’irai plutôt en Italie en fait… Parce que mine de rien ma culture est plus latine que grecque. Et que même si Marseille fut Phocée, les Arènes de Nîmes ou le Théatre Antique d’Orange sont mon Stade Vélodrome à moi. Là où j’ai grandit.
En plus, j’ai connu et adoré Rome. La Rome de 2008, celle d’un monde qui change. Cette Rome qui respire l’Histoire avec un grand H.

Oui, je crois que j’aimerai voir le Colisée dans sa pleine grandeur. J’aimerai me balader dans le Forum et boire du vin avec les empereurs. Et je regarderai ce merveilleux Tibre couler…
J’apprécierai aussi aller y faire un tour pendant la renaissance. Voir ce Vatican s’ériger en Capitale de la chrétienté. Voir ses églises remplacer les divinités romaines.
Et puis j’en profiterai aussi pour suivre les routes d’Ezio Auditore, à Florence ou à Venise…

Finalement, ça doit être sympa d’avoir une machine à remonter dans le temps. Pas besoin de faire le tour des low cost et/ou tour opérator pour chercher un bon week-end dans un coin sympa. En plus, j’imagine qu’à Rome ou Florence, même sous Savonarole, on mangeait déjà des bonnes pizzas, non ?

Allez, je transmets le volant de la machine à remonter le temps à d’autres camarades de jeu. Tiens, je vais envoyer à des copines. Puissent CC, Fleche, Polluxe, Alaiya, Noisette, Lady Waterloo et Nathalie une jolie balade dans le temps ou l’histoire. La notre commune d’histoire, ou la leurs…

vendredi 29 janvier 2010

Se recoucher...

Celui qui m'a recruté dans ma nouvelle boite m'avait dit une manière de se rendre compte qu'on vieillit. Les mauvaises nouvelles, celle qui touche la vie des gens qu'on aime, deviennent plus fréquentes. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous cas, en ce moment, je vieillis, c'est inévitable...

La photo qui illustre mon billet, c'est ma nouvelle voiture. Reçue hier. Une Peugeot 308 avec dedans un bluetooth qui marche pas encore, des ports USB de partout, et un endroit dans le coffre pour ranger des bouteilles. C'est commode, ça les empêche de se balader de partout dans les virages...
C'est ma (notre) première voiture neuve. Merci la crise, merci la prime à la casse...

Pourtant, je n'ai pas vraiment le cœur à la fêter. Et Frêche ou le procureur Marin qui veut rejouer le match Clearstream n'y sont pour rien.
Bien sur ma cheville. Elle va mieux, mais elle est toujours d'une fragilité fascinante... Mon docteur pense que la reprise du travail est dangereuse. Je le vois la nuit, après une journée où je marche peu : les douleurs m'empêchent de dormir. Il faut remuscler tout ça, et souder les ligaments. J'irai voir le kiné...

Et puis il y a les sales nouvelles qui s'accumulent. Le philosophe corrézien (président de 1995 à 2007) disaient des merdes qu'elles volaient en escadrille. Quand la première arrive, les autres suivent, laissant une trainée nauséabonde qui pique les narines pendant un moment... C'est le cas.
Ca commence par une amie qui perd le bébé qu'elle a dans son bidou... C'est pas rigolo. Surtout quand pareille histoire affreuse arrive à une deuxième amie, quelque semaine plus tard... On résume, mais les conséquences restent autant désagréables...

Puis ça continue. Masque de Mort est le gardien de la quatrième maison du Zodiaque, celle du Cancer... Et en ce début d'année, il s'amuse comme un fou. La femme d'un de mes proches amis (et proche amie de Falconette) se débat depuis la fin de l'année dernière avec. Elle a à peine plus que que mon age...
Puis quelques jours après mon démantèlement du pied droit, j'apprends qu'une très proche tante est atteint du même mal. Et que l'opération, c'est pour dans pas longtemps, avec aucune certitude quant à la fin de l'histoire...

Et aujourd'hui, un ami proche m'apprend que sa femme, jeune, est atteint aussi du même mal. Une rechute. Et on soupire, et on se dit merde... Enfin, on ne sait pas ce qu'on se dit. On ne sait pas...

Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ce billet... J'ai des tags à répondre, j'ai des conneries à mettre en ligne... Mais aujourd'hui, j'ai pas envie du tout. J'ai envie de me foutre dans le lit, et de me recoucher : j'ai pas dormi... Et comme je ne travaille toujours pas...
Non, la vie est injuste disait Caliméro. Injuste est bien loin de la vérité... Je sais que la vie est une histoire qui finit toujours mal. Mais merde...

Enfin, j'ai une nouvelle voiture. Youpi...

vendredi 22 janvier 2010

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Un petit morceau de vie, tout bête...
Ce matin, je suis retourné à l'hopital de Bagnols. Radio de contrôle et visite chez le toubib du pied. Pour la fin de mon arrêt maladie, normalement. J'ai toujours très mal à la cheville, et recommence à peine à poser le pied par terre, mais bon... Marre de cette inactivité forcée. J'espérais que les nouvelles soient bonnes.

Elles ne le sont pas. L'entorse est toujours sale et laide. Et en plus, il y a forte suspicion de début de phlébite... Suspicion, phlébite, j'utilise des mots marrants à consonances marrantes (si, ayez l'esprit mal tourné cinq minutes...), pour parler d'une réalité qui ne l'est pas, marrante.
Oh... Je ne suis pas à plaindre. J'ai appris qu'une personne très chère avait eu un sale diagnostic d'un vilain cancer la concernant. Avec ma cheville qui aurait du être plâtrée, je suis un petit joueur.

Mais là, je ne cache pas que gros coup sur la patate... Gros... Donc on va attendre : je passe une échographie tout à l'heure... On en sera plus.
En tous cas, le programme c'est piqures. Repos. Arrêt de travail encore.

Vive la neige, vive la glace...

samedi 16 janvier 2010

Ras le bol du samedi soir, sur une musique de Gundam Seed...

Final Fantasy X est un jeu qui m'a profondément marqué. J'ai préféré jouer à ce jeu que regarder, un soir de Mai, une finale Juventus Milan AC qui se terminera au tirs au but. Et j'ai terminé ce jeu alors dans mon appartement de Marseille, étant un jeune ingénieur qui combattait ses récents fantômes du Lac Léman et qui découvrait ce nouvel espoir d'une vie chouette, celle que je vis aujourd'hui.

Gundam Seed est un animé qui m'a également profondément marqué. Yuki Kajiura à la musique. Nous avions vu cette série alors que nous venions d'aménager ensemble avec Falconette, dans cette maison de Sérignan du Comtat que nous avons tout deux oubliés...
Anna ni issho datta no ni est le titre d'un des générique de fin de Gundam Seed. Il est entrainant. Mais j'adore cette version piano du titre...

Et sur une vidéo de Final Fantasy X, ça me tirerait presque des larmes...

Au début, c'est marrant d'être un accidenté du travail cloué à la maison. On se dit que la journée se passera sur deux postes : le canapé et le bureau. La Playstation 3 ou le livre à lire, et l'ordinateur avec Internet, les blogs, et toute cette vie superbe. On se déplace difficilement avec les béquilles, mais la première journée ça va, mise à part la douleur.
Au début, c'est marrant. Mais dés le lendemain du début, ça ne l'est plus du tout !

Aujourd'hui, j'en ai déjà marre. La neige a fondu. Ma philosophie d'un "ça aurait pu être pire, j'ai eu de la chance" aussi. Ca aurait pu être drôlement mieux. Si je n'avais pas glissé ce mardi matin, si j'avais passé par un autre chemin pour aller à mon bureau, si, si, si...
Oh, je ne serai pas aussi avancé dans le jeu Uncharted, et aurait moins joué à FIFA. J'aurais moins bloggué sans doute, et l'histoire de Peillon m'aurait glissé dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard. J'aurais avancé mon boulot. Assisté à un conseil municipal. J'aurais vécu ma vie comme il se doit.

Mais non, je suis un pauvre crétin qui a poussé la maladresse à pourrir les statistiques des accidents du travail de l'organisme pour lequel je travaille... Une petite blessure à la con qui me fait toujours mal 5 jours plus tard. J'espérais que cela passe vite, tu parles...

Non, ce soir j'en ai un peu beaucoup marre. Parce que j'ai toujours mal. Parce que je ne fais rien. Parce que je n'ai même pas l'impression de me reposer. Je grossis. Je perds mon temps. Et ça m'emmerde...

Allez, plus qu'une semaine... Quand j'aurais vu mon ostéopathe, je m'entraine pour le marathon ! Parce que là... Putain, c'est long...

mardi 12 janvier 2010

Après le dos, la cheville... (et la tête ? alouette, non ?)

La neige est superbe. Les paysages de Roquemaure sous son manteau blanc sont divins...Un petit problème néanmoins... Les trottoirs sont glacés. Actuellement, dans le village, nous avons demandé l'aide des entreprises de travaux publics pour casser la glace sur la route... Quand y a 10 cm de beaux glaçons, le gros sel ne sert plus à rien... Éventuellement quelques pistaches et un peu de pastis ou de bon rosé...

Et donc ce matin le Faucon est arrivé au boulot. Il a garé sa voiture. Et n'aura jamais atteint son bureau...
Etait ce une envie irrésistible d'apporter mon hommage à Grégory Coupet, un garçon que j'ai toujours beaucoup apprécié ? Etait ce tout simplement que je suis un bon gros couillon maladroit ? En tous cas, la belle plaque de verglas devant la porte de mon bureau, et cheville qui tourne en même que le corps qui tombe.
Et ça fait mal, ça fait très mal...

Le reste est moins intéressant que ce sondage qui montre que plus grand monde ne croit en la politique... Quand je dis que nous n'avons encore rien vu le 21 Avril... Non, le reste, c'est juste un morceau de vie.
Les pompiers du site où je travaille qui viennent m'amener à notre centre médical. Une perfusion de sucre, je n'avais pas déjeuné. Et les Urgences. Sans Dr Carter, ni Dr House. J'espérais la petite Abby Lockeart ou Nihla Rasgottra (cette dernière m'a toujours fait fondre), mais non...

Par contre, l'attente. Je suis arrivé à 10h30, j'ai été reçu par un toubib à 14 heures. Vive le net sur le Nokia N95, mais vivement l'IPhone ou le Nokia N97 (je prends lequel ?).
Radio. Attente, avec presque les larmes dans les yeux, du verdict. Je n'ai encore rien dans le ventre de la journée. J'ai peur d'une fracture, et opération. Et j'ai froid au pied, qui a perdu sa chaussure et chaussette depuis le matin 8 heures...
Enfin, les effectifs de l'hôpital ont baissé. C'est pas moi qui le dit c'est elle, et elle dit rarement de conneries... J'en suis une victime, et un témoin...

Finalement, laide entorse. Ligaments explosés. Et, pour l'instant, quinze jours d'arrêt. Oui, c'est un accident du travail, ou je serai imposé dessus. Et c'est le cadet de mes soucis.
Cela n'a rien à voir, mais l'image que vous avez à droite, c'est la Chapelle de Saint Joseph. J'aime cette petite chapelle, sur la route qui vient de Nîmes...

Et là, ce soir, j'ai sommeil. J'ai mal. De partout. Le pied, la tête, le dos... Alouette ? Non, des pates ce soir, ça ira. Que je mange un peu quand même... La gorge est prise aussi. Comme une grosse boule indigeste...
Juste envie de me mettre sur le canapé, avec Falconette pas loin de moi... Elle va devoir me supporter.

Bonne année 2010 qu'on me disait y a pas dix jours... Ouais, bonne année... (au fait, je devais passer mon scanner du dos hier, reporté pour cause de ouh ça glisse sur la route... Quand ça veux pas...)

jeudi 7 janvier 2010

Pensées qui se baladent, autour de Philippe Seguin et du reste...

(pour les images, envie de mettre des images d'automne... Parce que pas la pêche... la prochaine fois, je mettrai de la neige, promis...)

Ce matin, alors que je roulais tranquillement vers le boulot, les yeux se baladant sur un thermomètre qui indiquait -7°C depuis 15 minutes, je songeais à écrire un billet sur la commission Zelnick. Parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé d’HADOPI, et que tout ce qui tourne autour du sujet m’intéresse. Et aussi parce que comme mon copain Hashtable, je suis effaré et affligé de voir cette insupportable caractéristique française, qui confine à la caricature bestiale. Un problème ? On crée une commission. Celle-ci donnera la solution : une nouvelle taxe. Cette fois ci, sur la publicité sur Internet…
C’est n’importe quoi. Les réactions aussi sont affligeantes. Celle de la SACEM. Elle est « déçue ». Pensez vous… La SACEM est déjà bénéficiaire des taxes sur la copie privée. Mais le gâteau est merveilleusement bon, donc croquons encore un peu dedans, et rajoutons une taxe…

Oui, ça aurait pu faire un joli billet… Mais j’avoue n’avoir finalement que faire des taxes, d’HADOPI, de cette identité française dont on se passerait bien… Oui, je m’en fous…

Non, Philippe Seguin est mort. Tout le monde en a parlé aujourd'hui et je ne serai pas original ? Je m'en moque de ça encore... Philippe Seguin est mort, ça m'a profondément attristé...
Tranchante comme Excalibur, j’ai appris cette nouvelle ce matin vers 8h30… Pas via Twitter ou les blogs, non… Juste en visitant le site Internet du Figaro pour lire les articles… Brutalité et soudaineté de la nouvelle. Philippe Seguin est mort. Point. Maintenant on va commencer à bosser… Ben non, ce matin je n’aurais pas été très efficace, mais de ça on s’en moque…



J’ai passé un moment sur Twitter et sur les blogs. Et puis non, je suis parti de là. Oui, il y avait des gens tristes. Sincères. Des gens de droite et de gauche qui lui rendaient hommage. Parfois, un humour ironique que j’ai eu du mal, ce matin, à apprécier, voire même à accepter. On peut rire de tout, mais ce matin je n’avais pas envie d’en rire… Donc on ferme doucement la porte, et on s'en va.

Et puis il y a eu des réactions qui m’ont affligé. Ou attristé. Ou les deux.
Je sais très bien que la politique n’est vraiment pas le monde où respect, tolérance et compassion sont les plus présents. Oui, Seguin était de droite. Pour certains de gauche, cela suffit. « Il est de droite, alors m’en fous ». Je caricature. Pas tant que ça… Des fois, c'était pire... Ben oui, "de droite, donc fatalement un salaud". On ne va pas pleurer sur un salaud alors qu'il y a la faim dans le monde, et patati, et patata... Je caricature encore... Tant que ça ?
On parlera de ces appels au respect et à la tolérance plus tard… Mais entre Sarkozy et certains apôtres de cette sélective tolérance « uniquement avec leurs idées », je crois que je préfère de loin encore Nicolas Sarkozy et ses sbires… Mais c'est un autre débat...

Et puis j’ai lu aussi des remarques qui se voulaient sans doute drôles, mais que j’ai trouvé malsaines. Et là encore intolérantes, et franchement nauséabondes. « Seguin est parti, dommage que ce soit lui et non pas d’autres personnalités de droite »… Des noms de sortis. Certains dont la disparition me toucheront également. Et même...
Non, il y a des réactions bêtes, idiotes, connes. Blessantes. On dit souvent que ces convictions politiques naissent souvent contre autre chose. C’est en parti mon cas. Une des raisons pour lesquelles je me considère de droite, c’est aussi ce rejet d’une certaine gauche sectaire et franchement intolérante…
Je ne tire pour ma part aucune gloriole d'avoir été franchement triste le 8 Janvier 1995, quand Mitterrand est mort. J'avais écris ce billet rappelant ce jour là... Mais je crois que j'aurais été triste de ne pas avoir été triste...


Je ne ferai pas d’hommage grandiloquent sur Philippe Seguin. A coté de la petitesse quotidienne, j’ai lu des billets qui m’ont touché. Je parlais de la gauche que je ne supporte pas. Il y a celle dont je me sens très proche. Celle de Nicolas, Olivier, Romain ou Hypos, pour ne citer qu’eux (il y en a d’autres). Désolé de vous citer, j’espère que cela n’entachera pas trop ce « brevet de gauche » indispensable à certains pour être fréquentable… Le respect n'a jamais empêcher de critiquer les positions politiques d’une personne, et n'a jamais porté atteinte au combat politique. Le beau, le noble...

Beaucoup d’autres hommages que j’ai trouvé touchant. La réaction de Laurent Pinsolle est belle. Le Chafouin aussi. Pour Jean-François Kahn, Seguin est l’anti-Kouchner par excellence… Formule efficace, tellement juste…
Jolie aussi la réaction de Toréador également. Sur ce billet, Toréador parle d’une personne qu’il a rencontré personnellement…


Je n’ai jamais eu la joie et la chance de rencontrer Philippe Seguin. Je ne l’ai même jamais vu. Je me souviens avoir loupé un meeting de campagne qu’il donnait dans ma région, en 1995. Je n’avais « que » 17 ans. Et dans nos villages, pas de métro ou de rer pour aller dans les villes aux alentours… J’aurais aimé, je crois, le voir en vrai. Lui serrer la main. J’aurais aimé…

Mon parcours politique m’a pourtant amené à m’éloigner de cet homme, qui a compté pour moi enfant. J’avais 14 ans lors du débat de Maastricht. Vraiment le moment où je me suis passionné pour ce monde, ce milieu. Et à ce moment où, déjà, je me sentais proche de la droite gaulliste. Aurais-je voté non à ce référendum ? Je ne sais pas… Franchement je ne sais pas. N’empêche, j’ai été séduit par ces débats. Je n’ai pas le souvenir du débat Seguin Mitterrand. Je me souviens de mon père, trouvant Seguin nul et falot. L’histoire expliqua pourquoi…

Par la suite, ce fut la période 1993-95. Cela me fait sourire quand je commente ci et là les divisions au sein du parti socialiste… Je suis né alors que les militants RPR avaient à choisir entre papa et maman, entre Chirac et Balladur… Pour moi, c’était entre Pasqua et Seguin, entre Juppé et Léotard, des personnes que j’ai beaucoup apprécié. J’aurais choisi, si j’avais eu l’âge de voter, le camp Chirac. Et j’aurais assumé les regrets venant après…

Philippe Seguin a été une de mes boussoles quand j'étais enfant. Un Président d’Assemblée Nationale grandiose. Un orateur extraordinaire. Une personne qui me rendait fier d’être de droite. Cela n’a pas empêché mes éloignements.
En 1999’ d’abord. Nous sortons d’élections régionales pitoyables. Certaines présidences de régions sont conservées à droite grâce à des jeux obscurs avec le Front National. Quand je vois aujourd’hui Georges Frêche et la gauche languedocienne, j’ai davantage de bienveillance pour Jacques Blanc, mais c’est un autre débat.
Nous sommes en 1999’. Philippe Seguin doit, normalement, conduire la liste d’union RPR – Démocratie Libérale aux élections européennes. Avant cela, il propose un obscur changement de nom du RPR. Les militants lui répondent « on garde RPR ! », il en prend acte. Mais bon…
Pour ma part, je suis davantage séduit par un vote Pasqua a ces élections européennes… Elections qui verront Seguin laisser tomber l’affaire, et laisser la tête de liste à Nicolas Sarkozy. Les jeunes générations oublient trop souvent que l’histoire de Sarkozy s’est construite dans la trahison, les crachats qui lui ont été lancés au visage, et les défaites. Celle de l’élection européenne de 1999’ en est une, forte et cuisante. Philippe Seguin en est un des responsables, à son corps défendant.
Moi aussi. Avec presque 12% des électeurs, j’ai préféré voter pour Charles Pasqua…

Deuxième épisode où je n’ai pas suivi Seguin, et où je l’ai même fortement désapprouvé, c’est les élections municipales de 2001. Je déteste les parachutages. Et Philippe Seguin s’est prêté à cet exercice… Maire d’Epinal, il souhaite conquérir Paris. La défaite sera lourde, et légitime quelque part… A ce moment, je suis élu dans mon village d’enfance, et un de mes hérauts de jeunesse quitte la vie politique par une dure défaite. Les choses sont dures…

Après, Philippe Seguin deviendra ce qu’il est depuis. Une sorte de référence, une boussole. Le type de personnage qui rappelle que ces énarques, que l’on aime à vilipender, ceux ne sont pas forcément des plaies en politique… Aujourd’hui, nous avons des avocats et des publicitaires pour présider aux affaires de l’Etat. Y gagnons nous vraiment au change ?



Certains, même à gauche, voyaient en Philippe Seguin un possible rempart contre le Sarkozysme
Je lisais hier soir le Marianne de samedi, qui consacrait une double page à Philippe Seguin… Le titre est terrible aujourd'hui : "Qui a peur de Philippe Seguin"...

Pour Daniel Bernard, auteur de l'article, « A 66 ans, cet admirateur de Churchill et de Gaulle est encore trop jeune pour renoncer à un ministère de crise ou à un déménagement vers le Conseil Constitutionnel ». Donc, cela expliquait que même s’il portait des coups, ceux-ci auraient pu avoir encore plus de sévérité s’il ne ménageait pas la présidence…
Il n’avait peut être pas renoncé, mais le destin est cruel… Destin chambreur, qui dans la même semaine nous pose la décoration au grade de Chevalier de la Légion d’honneur de Daniela Lumbroso, et le décès d’un serviteur de l’Etat qui l’aura toujours refusé (son père, mort pour la France, ne l’ayant jamais reçu…). Chambreur, le destin…

Voilà, tout ça s’arrête aujourd’hui donc. Philippe Seguin est mort. Un grand oncle qui a été un de nos idoles et modèles quand on était enfant. Qu’on a admiré, profondément. Après, on grandit. On s’émancipe. Puis après on revient. On retrouve cet œil d’enfant en regardant cet homme qu’on voyait immense étant petit.
Et puis un jour il disparaît. Brutalement… Je crois que ce qui me marque le plus dans cette disparition, c’est la brutalité de la chose… Philippe Seguin serait mort d’une longue maladie, cela serait autant douloureux mais probablement n’y aurait il pas cette émotion, que je crois sincère aujourd’hui dans le pays. Et pas uniquement dans les yeux de François Fillon.


La brutalité de la disparition… Certains articles m’amuseraient presque. « Hier, il était en pleine forme » qu’ils disent… Oui, avant qu’il meure il était vivant, c’est vrai. D’autres diront qu’il est mort en bonne santé. J’en suis ravi…

Mais là encore c’est dingue combien on touche au coté éphémère des choses… Quand je vais rentrer chez moi, il va peut être neigé. Ou la route sera peut être glissante. Et en allant au vœux du personnel municipal, zou une plaque de verglas et bing un platane, plus de faucon. Ceux qui m’ont vu au travail cette après-midi ne comprendront pas : j’étais vivant avant de mourir… Et en bonne santé en plus (à part le dos tout laid et un petit mal de tête…).
Brutal. Peut être pour ça qu’on est, que je suis, autant sonné…


Et politiquement, on peut aussi se poser la question de l’impact… Flèche a rappelé que le Conseil Constitutionnel devait être renouvelé en Mars. Et se posait des questions sur son indépendance, resterait elle la même avec des pions de Sarkozy ? La question se pose aussi dans le cas de la Cour des Comptes, restera elle autant indépendante ?
Il est évident qu’une des prochaines polémiques sera la nomination du successeur de Philippe Seguin à la Cour des Comptes. Il aurait du rester Président jusqu'en 2012... Quelque soit le choix, parions que la polémique sera immense. Immense… Ca ne sera sans doute pas Jean Sarkozy, mais qu’importe : le choix sera fatalement entaché de ce soupçon : il sera moins indépendant, à la botte du pouvoir en place…
On va encore s’amuser sur les blogs…

La soirée sera courte ici, dans la maison du Faucon. Je n’irai pas, je pense, sur Twitter. J’irai aux vœux du personnel municipal, et je me coucherai tôt. De toute manière, je me suis déjà levé avec la tête brumeuse. Fiévreuse ? Peut être… En tous cas, il me tarde que la journée soit finie. Il me tarde…

Une journée laide et paradoxale. Les stars politiques de la journée auront été deux hommes d'état en puissance. Jospin et Seguin. Tous deux retirés des affaires... Et aujourd'hui, finalement, je termine ma journée en soupirant devant le retrait de ces deux hommes d'état. Qui ont laissé la France aux mains de star académiciens de la politique...
Et un soupir devant ce paradoxe triste... Ceux qui président aujourd'hui (majorité ou opposition) aux affaires de l'Etat sont moins des hommes d'Etat que des hommes d'affaires, ou de communication. Et je trouve ça triste ce soir, vraiment triste...

Une laide journée que ce 7 Janvier… Laide journée pour la France. Laide pour la droite dont je suis, et dans laquelle je me trouve de plus en plus seul et orphelin. Non, laide journée…
Il parait que cette nuit il neige… Ca ira peut être mieux ?

dimanche 6 décembre 2009

A propos de l'histoire géographie au bac...

Je ne serai pas objectif dans mon avis. J'ai fait un bac S. C'est l'histoire géographie qui m'a permis d'avoir le bac avec mention. Et ainsi d'intégrer cette école d'ingénieur lyonnaise qui a façonné l'homme que je suis devenu...

J'ai fait un bac S et je fais un métier scientifique, alors que le crétin que je suis a toujours été plus à l'aise avec les matières et disciplines "littéraires". J'avais parlé de ce complexe qui est le mien, et qui ne s'en va pas avec l'age...
J'ai eu un 9/20 en sciences industrielles. Une matière pourtant coefficient 9 dans ce bac S ancien bac E. Mon papa disait que ça me permettrait de rentrer dans une belle école d'ingénieur ce bac, mais mon ressentiment par rapport à cette matière a failli tout faire capoter... 9/20 coefficient 9, il faut ramer pour une mention, qui ouvre les portes du paradis...

Puis j'ai eu 17/20 en philosophie. Et donc 18/20 en histoire géographie. Et un peu comme si Marseille demain en plante 4 au Real de Madrid, j'obtiens une mention bien sur le fil.. Grâce à ses laides matières que Luc Chatel juge indigne pour les scientifiques...

J'ai d'autres arguments moins personnels contre ce projet de réforme de l'histoire géo en bac scientifique. Les lyonnais Eric et Romain (entre autres) ont pondu deux très bons billets sur le sujet...
Mais non... Je trouve ce projet de réforme triste. Simplement triste...

vendredi 27 novembre 2009

Promenade en soupirant sur tout et sur rien...

La semaine arrive à sa fin… Avec elle le mois et l’année, qui sont en train de s’achever doucement. Le soir, la nuit tombe alors que la journée est loin d’être finie. Et le matin, il fait froid… Bref, une période propice à ce blues qui n’a rien de rock’n roll…

J’ai passé hier soir une soirée délicieuse. La Chanson du Dimanche est le genre de remède qui vous efface, en quelques chansons, plusieurs semaines de stress et de problèmes en tous genres. Quand les activités professionnelles s’entrechoquent avec les bêtes problèmes personnels et quotidiens, et rencontrent ces difficultés inhérentes à une fonction d’élu qui n’apportent pas que des satisfactions personnelles… Oui, une soirée, et on refait le plein de pêche. Pour un temps, car on sait qu’un mail, un coup de téléphone, ou un souvenir qui repasse par là peut facilement faire retomber le château de carte…

Je commence à écrire sans trop savoir où je vais… Peut être l’occasion de faire une balade de fin de semaine… Dans le Forez, avec quelques paysages automnaux. Je me souviens que j’étais en vacances il n’y a pas quinze jours… C’est fou combien les bénéfices du repos s’estompent rapidement…
Alors que je commence ce billet devant ces verts paysages, je remarque combien ça fait longtemps que je n’ai pas parlé vraiment de ce que je ressentais… Au-delà de la politique, du football, des histoires de la blogosphère ou des conneries que je peux écrire pour faire sourire un ou deux collègues… Non, ça fait longtemps…
C’est vrai que ces billets, axés uniquement sur mon nombril ou sur ma cervelle, n’intéressent que moi. Quelques parts, ils sont mieux que toutes les séances de psychothérapie du monde. Bien que là encore, on se retient. On aimerait tout balancer ce qu’on a sur le cœur, sur le net, au vu et au su de tout le monde. Mais on se retient… Parce que timidité malgré l’impudeur de la chose ? Je ne sais pas…

Tant est il que j’ai l’impression que ça fait un moment que je n’ai pas soupiré sur moi. Sur l’UMPS ou sur Raymond Domenech (lâché aujourd’hui même par Aimé Jacquet), oh ce fut souvent le cas. Mais sur mon nombril, non. Quelque part c’est bien, ça montre peut être que mon blog grandit un peu. D’autre part, peut être que je perd une part importante de ce que fut mon blog à l’origine…
Je me rends compte que finalement, je parle peu de ce que je ressens aujourd’hui, en ce moment quand j’écris ce billet… Non, je parle de la manière dont a tendance à évoluer mon blog. Moins personnel, plus blog de réflexion, de coups de gueules ou de coups de cœur. C’est bien aussi…

Finalement, je constate un truc bête. Ou plutôt je le réalise. Je m’autocensure (ou me retiens...) de plus en plus… Aussi sur mes coups de cœur ou coups de gueule. Sur ce point là, c’est moins par peur des réactions que par crainte de pondre un billet mal branlé et pas réussi…
J’aurais voulu réagir, par exemple, sur cette accusation de racisme portée sur Jacques Chirac. L’hérétique et Toréador ont parfaitement résumé ma pensée : cette accusation est insupportablement ridicule. J’aurais sans doute écris un billet là-dessus, sur mon ras le bol de cette antiracisme facile et de pacotille, qui s’acharne sur des bêtises et laisse passer à coté des choses plus graves, mais peut être moins médiatiques.
Ce billet, j’y ai pensé et je ne l’ai pas écrit. Aussi peut être parce que je pensais que les deux billets cités plus haut avaient parfaitement résumé ma pensée, mieux que je n’aurais pu le faire. Peut être aussi par peur des réactions ? Peut être…
C’est vrai que je trouve assez incroyable qu’on tombe sur le dos d’un Manuel Valls qui aurait aimé qu’il y ait plus de « blancos » dans un quartier chez lui, et qu’on ne dise rien que des associations se plaignent, via divers rapports, d’un manque de représentativité des « autres couleurs » à la télé… Indignation sélective. Et au final, n'est ce pas le "vivre ensemble" qui en prend quand même un coup, quand on veut mettre des « quotas sur les couleurs » ?

Là encore, c’est un coup de gueule (ou plutôt un soupir car je suis plus triste et affligé que réellement en colère) politique et sociétal. Ca mériterait peut être un billet… Peut être pas, je ne sais pas…
Mais alors que je quitte les verts pâturages pour les couleurs de flamme de l’automne, je soupire de parler encore politique, et de surfer sur cette écume médiatique… Telles les vaches qui suivent le reste du troupeau, je parle de ce que « tout le monde parle ». Le verbe « suivre » prend tout son sens…

Je reviens sur cette autocensure personnelle… Il y a quelques années, un temps où le Wikio était un terme absent de mon vocabulaire, j’utilisais souvent mon blog pour essayer d’évacuer un peu de souffrance, au moins du ras le bol. Au boulot notamment, avec une expérience professionnelle passée qui fut difficile. Sanctionné d’une « pause thérapeutique » (ou arrêt de travail pour parler vrai), et d’une démission quelques mois plus tôt…
Aujourd’hui, ça va plutôt bien au boulot, comparé à ces mois où je bloguais depuis des chambres d’hôtel. Mais si je devais me reposer des questions sur moi, sur mon travail, sur mes relations avec les autres, est ce que j’aurais le « courage » d’écrire ici ? La volonté, oui. Mais après… ? Et sinon, pour quelle raison ? Parce que l’âge avançant, je deviens plus pudique ? Parce que bêtement, j’ai peur d’être lu par des gens me connaissant ? Parce que quoi ?

C’est pareil sur ces questionnements personnels, hors professionnels. J’ai peur de quoi ? Je viens de passer une phase difficile dans mes activités d’élus. Avec des décisions difficiles à prendre, encore plus difficile à appliquer. Avec des points plus bêtes d’une vie d’élus, où des décisions peuvent se prendre sans forcément que l’on en soit très d’accord. Avec enfin ces projets de réforme territoriale qui, personnellement, me font peur. Pour mon village, pour mon territoire. Et aussi, soyons clairs, un peu pour moi aussi…
De ça, est ce que j’en parlerai ? Sans doute pas, ou alors en ne restant que sur les cotés généraux et politiques des affaires. Parce que j’ai décrété aussi ne jamais parler de politique municipale ici. Parce qu’aussi, peut être, une crainte de je ne sais quoi… Pourtant, si en ce moment je dors difficilement, force est de constater que mon boulot d’élu en est le principal responsable…

Et puis y a enfin ces questions vraiment personnelles… Que j’aurais posé il y a quelques temps. Que je ne poserai sans doute pas aujourd’hui… Des questions que tout le monde se pose. Avec en plus, en ce qui me concerne, le paramètre pénible d’un pessimisme qui me paralyse parfois… De manière bête d’ailleurs : dois-je craindre le futur alors que ce dernier se présente plutôt bien ?
Toujours ce problème de regretter ce que l’on n’a pas, alors qu’à coté on a tellement de chose… Je soupire régulièrement, en ce moment, sur cette porte qui s’est profondément refermée du coté du Creusot. Peut être le revival Saint Seiya y est pour quelque chose… Je soupire sur cette porte, et je ne vois pas qu’à coté de ça, il y a tellement de personnes en lesquelles je tiens qui sont présentes…
Soupirer sur ce que l’on a pas, et ne pas se satisfaire de l’acquis réel et présent… Rien d’original finalement. Ça ne mérite ni liens, ni billets… Juste un soupir personnel. Rien de plus…
Je conclurai ce billet sans queue ni tête sans vraiment le conclure… Je voulais faire, au début, un blog vraiment personnel. Au départ, pour parler indirectement à une nymphe lointaine, très lointaine. Ensuite pour parler un peu politique, mais avec ce prisme personnel qui fait que ceux sont plus souvent les trippes qui parlent que la vraie raison, celle qui fait réfléchir, et peut être évite de dire et d’écrire de trop grosses conneries…
Nicolas se posait la question de savoir si « l’influence du classement modifiait la manière de blogguer ». En gros, est ce qu’être dans les premiers du Wikio bouleversait son écriture et ce qu’on avait envie de mettre en ligne ? Le billet est intéressant, il pose une bonne question, en y apportant une réponse très personnelle… Je devrais peut être me la poser. Avec cette crainte de voir peut être apparaître des choses qui ne me plairait pas… J’ai toujours considéré, ou voulu considéré, que les classements, l’affluence, toutes ces choses dont on s’amuse en début de mois, étaient futiles et en tous cas pas importantes pour moi… Peut être qu’en fait…

Non, j’ai envie d’essayer de continuer à bloguer avec mes tripes et mon cœur. Nicolas, Gael, Hypos ou Privilégiéentre autre, pour ne reprendre que quelques copains de la tête du Wikio rencontrés en vrai, arrivent à jongler entre pertinence et sentiments personnels dans leurs billets. On voit bien que ceux ne sont pas des éditorialistes : ceux-ci ne disent pas « j’en ai marre » dans leurs articles. Non, les collègues écrivent aussi avec leurs coeurs, leurs tristesses ou leurs joies du moment...
Le blogueur n’est pas qu’un blogueur, c’est aussi et surtout une personne réelle… Je n’ai personnellement aucun message à vendre, aucun intérêt à défendre via mon blog. Sinon le plaisir que j’ai d’écrire et d’échanger. Et sinon cette possibilité que j’ai, plus efficace que les meilleurs Deroxat du monde, de vider une partie de ce qui alourdit le petit cœur de pierre qui est le mien…

Je vais essayer de rester comme ça. De ne pas oublier, de ne jamais oublier, la raison pour laquelle j’ai lancé ce blog. Seb m’avait un jour envoyé un mail avec nouveaux templates blogger, pour un peu plus personnaliser le mien. Ce dernier est un template de base, utilisé par tellement d’autres…
Pourtant, je n’ai jamais eu envie de changer, et sans doute le conservateur que je suis ne le changera jamais… Parce que j’ai envie de ne pas oublier d’où il vient ce blog…
Décidément, ce billet est parti dans tous les sens, pour finir au bord de l’Aigue Blanche… Je continuerai la balade un autre jour…
Mais c’est bien les blogs…

dimanche 22 novembre 2009

Bricolage du weekend...

Hier, Falconette se faisait belle pour peindre le cellier...
Quant à moi, je soupirais devant les feuilles à ramasser du cerisier... En quelques jours, il s'est tout déshabillé, me laissant le soin de ramasser ces automnaux vetements...

On le retrouvera l'été prochain... Avec des cerises pleins les saladiers...
C'était un billet sans intérêt, d'un weekend trop vite passé... (allez, je vais faire le rébus du Coucou...)

vendredi 6 novembre 2009

Sauvé par Linux ?

Je pleure depuis lundi. Parce que j'ai mal au dos (pour ceux qui ne le savaient pas). Et parce qu'un disque dur USB, récent et de belle facture, fait planter tous les PC Windows sur lequel je le branche. Impossible, de fait, d'accéder aux éléments dessus...
Un disque dur de marque Lacie. J'attends toujours leur réponse d'ailleurs, j'ai contacté leur sav... Bon, attendons encore...

Et puis Fabrice, un des trois, m'a donné cette idée. Utilise une version de Linux, celle là par exemple... Et puis tu verras. Mais je ne saurai jamais utiliser Linux lui répondis je, les larmes commençant à m'arriver... Mais le gentilhomme fut rassurant.

En fait, Linux se lance tout seul via un CD bootable. Comme avant on lançait un jeu depuis une disquette.
Le résultat ? J'ai retrouvé le disque dur USB ! Les fichiers, tout. J'ai même commencé une copie de ces dits fichiers. Donc tout n'est pas perdu...

Bon, par contre rebrancher ce disque dur sur Windows refait planter le système : le formatage risque d'être obligatoire. Ou un renvoi pur et simple du disque chez Lacie. 4 mois de vie, c'est encore bon pour la garantie...

Encore merci Fabrice. En plus je peux faire un billet geek-life et faire partager mon addiction ^__^ Les vacances commencent pas trop mal :)

Mathieu, paie lui un verre de vin de ma part (je vous rembourserai ^__~)

mercredi 28 octobre 2009

Bomb Jack (On s'amusait bien enfant...)

En ce mercredi, aujourd’hui, vraiment je me sens tout vieux… Est ce ce mal de dos qui me perturbe vraiment depuis hier ? Est ce l'arrivée du froid qui m'évoque un été fini avant d'avoir commencé, et qui me montre que le temps passe à une vitesse ? Je ne sais pas...

Un des premiers jeux découverts sur Amstrad, quand j’allais chez mon voisin d’enfance, c’était Bomb Jack
Et il n’y a pas grand-chose à dire, simplement à regarder le petit bonhomme sauter et manger des pommes bouffer des bombes…
Nous sommes en 1985 quand le jeu sort… Elite, un autre grand nom de l’Amstrad… Et ce jeu, c’est typique du jeu de « petit bonhomme » , le jeu de plateforme qui tel un Bubble Bobble, n’a qu’une seule ambition. Divertir… Pas de scénario à la Final Fantasy, mais un putain de plaisir…

Il est marrant ce jeu… Un superman doit ramasser des bombes. Une bombe éteinte, c’est bien… Mais une bombe qui menace d’exploser, c’est mieux. Ca fait plus de points… Et derrière soit, les décors nous amènent en Egypte, à Athènes…
Le temps est limité, il y a des méchants qu’il ne vaut mieux pas rencontrer, bien sur des bonus, etc… Non, c’est un chouette souvenir…

Après, il y eut Bomb Jack II. Je ne me souviens pas trop, la vidéo doit trainer sur le web… Mais autant Fifa 10 est largement meilleurs que FIFA 95, je ne suis pas sur que le deux soit mieux que le premier. En tous cas, je n’en garde aucun souvenir du deuxième…
Mais le premier… Ouais, c’était chouette.

Billet court aujourd’hui… D’inspiration je n’ai pas. D’ailleurs depuis le début de la semaine, vraiment pas d’inspiration… Oh, il y a toujours le cœur qui bat un peu en pensant à ces vieux jeux, à ces moments où j’étais enfant. J’avais 7 ans quand Bomb Jack est sorti, et à peine 8 quand j’ai du l’essayer… Au même âge, le petit neveu joue à la Wii, et le petit cousin de Falconette veut se mesurer à moi à PES ou à FIFA, lorsqu’il ne me demande pas que je lui laisse un ordinateur pour aller chater sur MSN…
On a tous été jeune, pas aux mêmes époques… Mais on n’était pas malheureux quand même…

dimanche 27 septembre 2009

Promenade à Villeneuve les Avignon

Ca m'ennuyait de rester ce milieu d'après-midi dans ma maison... L'été indien dans le Gard donne des journées estivales en automne. Les feuilles commencent à tomber, la vigne à rougir un peu. Mais le soleil et la fraiche chaleur nous évoqueraient plutôt le milieu du printemps. Pourtant, nous savons que dans peu de temps, le froid prendra le dessus dans le match du temps...

Pour profiter de ce début d'automne ensoleillé, nous sommes allés marcher à Villeneuve les Avignon...
La Tour Philippe le Bel nous a accueilli avec ce ciel bleu joliment moutonné de petits nuages fins... Un des symboles de cette ville qui abrite notre ami blogueuse Mrs Clooney, et qui fait des coucous à l'avignonaise Brigetoun. Une ville à même pas 10 km de chez moi, mais qu'en fait je ne connais pas...
On connait rarement ce qui est proche de nous...
Cette balade était un ravissement... Un petit coin de nature au milieu de la ville, une petite colline du haut de laquelle on peut avoir cette vue délicieuse. Au loin, le Fort Saint André. L'histoire dit qu'il a été commandé par le roi Philippe le Bel, entre pour montrer aux Papes d'en face que le Roi et le Royaume de France, ce n'était pas des rigolos !
Nous voyons aussi la collégiale Notre Dame, au centre de la ville. Une belle ville que Villeneuve les Avignon...
Et qui dit Villeneuve les Avignon dit Avignon... Nous reconnaissons la Tour Philippe le Bel, celle qui nous avait accueilli un peu plus tôt. Et au fond, au loin, le majestueux (il est majestueux) Palais des Papes d'Avignon... Je le vois depuis que je suis enfant. Et je ne m'en lasse pas de ce coté massif et solennel. Quand je passe devant, je m'attends à voir sortir un Grand Pope entouré de deux chevaliers d'or...

Une petite histoire personnelle, conne et bête... Quand j'étais petit, on me racontait l'histoire des Papes, qui vinrent en Avignon sur le Rocher des Doms. Et pendant longtemps, quand l'enfant que j'étais allait là haut avec mes parents ou mes grands parents, j'étais toujours déçu... Parce que je cherchais les dindons... Jusqu'à bien 7 ou 8 ans, j'aurais appelé ce lieu extraordinaire le Rocher des dindons... J'y repense des fois...

C'est marrant d'être à Villeneuve et de penser que jusqu'à longtemps, Avignon était pour moi la grande ville... Celle où mon grand père qui tenait le bazar journaux presse de mon village (Montfaucon) allait acheter les jouets chez un revendeur d'Avignon, dont son magasin aux Majorettes (les voitures) était au milieu de ces remparts qui donnaient à cette ville un coté magique... Je crois que pour un enfant, Avignon et Villeneuve sont des endroits féériques...
Le problème des blogs est qu'il est difficile de faire partager les odeurs ou les sons que l'on rencontre... L'odeur des pins et des chênes qui accompagne la promenade. Et ce bruit particulier des aiguilles ou tas de feuilles légèrement humide que l'on piétine ci et là... Et ces sensations si différentes des marches que l'on peut faire dans le Forez ou le Pilat de Falconette, dans les Alpes du Sud de mon enfance, ou dans le lyonnais de mes 20 ans...
Le weekend prochain, quand j'irais fouler les alentours de la Chartreuse autour de Grenoble, tout sera encore différent...
Dans cette colline, nous sommes ensuite tombés sur cette petite chapelle... Dans mon village d'enfance, il y en a une qui domine aussi le Rhône, sur une des deux collines... Et dans celle là, j'ai eu cette jolie surprise...
Une photo du toit... Des murs et un toit tout peint de sympathiques fresques... Et, ce que je trouve tellement rassurant sur la nature humaine, cette chapelle n'est pas détériorée, par des tags ou autres vandalismes gratuits et cons... C'est agréable...
Une autre vue du Fort Saint André pour revenir sur deux trois petites choses quand même... Non, pas sur le match de Marseille à Valencienne hier... Pas la peine. Encore un peu mal au cœur. Je crois que ça sera dur à Madrid, extrêmement dur...

Je pourrais aussi revenir sur le débat lancé par le Coucou, sur l'inéligibilité à vie des élus condamnés. Mais ça fera l'objet d'un billet complet de ma part... Aussi pour dire combien, jeune, j'étais favorable à ce genre de sanction. Et qu'aujourd'hui, je suis beaucoup plus réservé... Mais bon, le débat est lancé, c'est bien.
Débat lancé aussi sur cette taxation, une nouvelle, des indemnités d'accident du travail. Nico en a parlé, Elmone aussi. J'ai plus pointé les mensonges caricaturaux de certains de nos amis supporters de la présidente de Poitou Charente, mais il y a quand même eu discussion (même si certains manient l'insulte directe quand tu n'es pas "de gôche"... bah ils ne sont pas les bienvenus ici...). Et puis voilà, c'est bien, ça discute.

Un autre sujet qui mériterait plus qu'une simple citation, mais Hypos qui met en avant la proposition de mettre des bracelets électroniques aux maris violents. Pourquoi pas, la protection des femmes est d'une rare importance, et combattre la violence physique est une saine chose. Mais j'aimerais, dans ce cas, qu'on aille plus loin. J'ai deux amis qui ont leur fille (11 ans pour l'une, 16 ans pour l'autre) qui se sont faites agressées à la sortie de leur école... Et le fils d'un collègue, 13 ans environ, qui a eu la même mésaventure. Il faut également sanctionner, férocement, ces auteurs d'actes traumatisants pour ces enfants...
Ceux qui agressent et usent de la violence vis à vis de plus vulnérables qu'eux (femmes, enfants, personnes âgés, etc...) méritent d'être sévèrement sanctionnés, et férocement surveillés.

La promenade se termine par une photo du Palais des Papes. Une autre... La réflexion de Falconette devant ce paysage était un "on ne s'en lasse pas..." langoureux... Elle a raison. Bientôt 32 ans que je vis à coté, et je ne m'en suis jamais lassé... C'est vrai... Je suis un gardois né à Avignon...

Le dimanche touche à sa fin. Il fait encore soleil, mais la fraicheur s'installe tranquillement... Nous parlerons politique une autre fois... Là, l'apéritif du dimanche soir m'appelle... Et ça...
Bonne fin de semaine

samedi 19 septembre 2009

Peut on aimer quelqu'un qui ne pense comme nous ? (la chaine du conjoint)

Durant mes vacances d’été, j’ai eu la chance d’être taggué par l’ami Mathieu. Une chaine très belle, et qui évoque beaucoup de choses personnelles pour moi. Je ne voulais pas y répondre d’une chambre d’hotel, rapidement entre deux visites. Parce que le sujet compte trop pour moi, il est sensible. Très sensible.
Cette chaine nous invite donc, très simplement, à réfléchir sur « les relations amoureuses entre personnes n'ayant pas les mêmes opinions politiques ». En gros, le Privilégié me demande si j'aurais pu entretenir une relation amoureuse de longue durée avec quelqu’un qui ne penserait pas comme moi, qui ne voterait pas comme moi…

D’abord, difficile de commencer l’exercice sans mettre en avant la relation présidentielle entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Oui, c’est people. Oui, c'est cliché. Oui, c'est con...
Mais bon, avant qu’ils soient ensemble, nous pouvions caricaturer Carla comme égérie d’une gauche bobo caviar, et Nicolas comme le président d’une droite atlantiste, dure, ultra libérale. Et pourtant ils se sont mariés. Si j’en parle en préambule, c’est que j’y reviendrai, à cette relation qui m’a touché plus que politiquement parlant…

C’est une question difficile, car on ne peut pas y répondre sans mettre son cœur sur la table

En ce qui me concerne, le postulat de base est clair. Je suis de droite, ingénieur avec formation scientifique et industrielle. Une culture artistique proche de zéro. Je suis un provincial de Provence, je regarde le foot en buvant des bières et je mate des dessins animés sur ma PlayStation 3. Est-ce que j’aurais pu (j’utilise le passé car la question ne se pose plus aujourd’hui) tomber amoureux d’une fille de gauche, cultureuse littéraire n’y connaissant rien en foot ? La réponse est oui. Parce que mon histoire personnelle me le prouve...

Il y a un premier point sur ce billet, c’est la théorie. Je trouve que dicter ses sentiments en fonction de son bulletin de vote, c’est dommage. C'est con aussi, mais je ne jugerais pas : certains ne peuvent concevoir de fréquenter des gens ne votant et ne pensant pas comme eux. Moi, quelque part, je serais désespéré de n’être qu’avec des mêmes gens que moi.
Mes amis et relations, sur le web mais aussi la vraie vie, votent pour un peu tout le monde. Ils ont des idées que je juge parfois d’une bêtise absolue, et j’imagine que la réciproque est vraie aussi. Pourtant, ceux sont des gens que j’aime. Qui m’enrichissent, me réconfortent, m’apprécient aussi je crois, et qui me permettent d’être heureux et, je crois, équilibré. Ils ne votent pas toujours comme moi et ne sont pas forcément fan de l’Olympique de Marseille ? Qu’importe…
Imaginer un monde où je ne serais qu’avec des clones de moi, qui acquiesceraient à toutes mes paroles pas forcément saines ? Non, je ne supporterais pas… Et idem dans une relation amoureuse, être avec mon double, mon miroir, je trouve que ça serait affreux. Aussi car je me connais un peu, et je crois que je ne m’apprécierais pas forcément si je me rencontrais dans la rue…

Ensuite, la question sur les relations amoureuses. J’ai parlé au départ de Sarkozy, car quelque part je lui ai longtemps ressemblé sur un point. La fascination d’une certaine gauche : celle de la mitterandie, de la culture, de l’intelligence. Caviar ? Peut être aussi.

Il y a un épisode de ma vie qui m’a marqué. Un secret pour personne parmi mes proches. Décembre 2001, quelques jours entre Noel et le Jour de l’An. J’étais à Bruxelles voir ses amis que j’aime tellement, à l’invitation d’un que je n’oublierais jamais. La journée est belle, et le soir je me retrouve seul avec une amie que j’aime vraiment. Tout mon contraire, sur bien des choses. Une professeur de français latin grec histoire etc… Pas de math ou de sciences non. Avec un talent artistique réel (je ne sais dessiner que la tête à Toto). Une fille de gauche, élevée dans la Mitterandie. Un père ancien député socialiste, grand élu local. Proche de Laurent Fabius, et voisin de Jack Lang. Et cette fille, c’est une de mes meilleures et plus proches amies.
Je parle de la fascination de cette culture, que je place forcément de gauche (en me trompant peut être ?)… Le dimanche, elle m’amène au musée d’art Royal de Bruxelles. Et moi, le con, l’inculte, je passe un moment extraordinaire avec cette amoureuse de l’art flamand et du Nord de l’Europe. Bosch, Bruegel… Elle m’explique tout. Le style de peinture de l’époque, l’art de la nature morte, ces représentations de la bible dans les plaines d’outre Quiévrain… et moi, je suis bercé, franchement bercé. Et franchement conscient aussi que mes limites culturelles et intellectuelles ne sont décidément pas bien loin...

Je me souviens surtout du retour en train. Bruxelles Avignon avec un arrêt à Lilles (utile pour poster une carte postale à... soupir...). Et de l’immense tristesse que j’ai ressentie à ce moment là. Pour deux raisons. La première est probablement d’ordre purement personnel, et un peu sentimental. Peut être qu’à ce moment là, mon cœur à battu d’une manière différente, et que le départ et mon impossibilité de dire ce que je ressentais me rendait triste. Mais je crois que c’est surtout ce constat d’infériorité qui m’a profondément blessé. Je me rendais compte ce que je savais déjà : j’étais un inculte, un idiot. Parce que ma formation, parce que mon histoire… A l’époque, j’aurais pu lui parler sans doute de l’histoire de l’OM, des différents cépages employés dans le Bordeaux ou le Côte du Rhône. Par contre, j’aurais été incapable de lui parler peinture, de lui raconter l’œuvre de Dante. Dante, c’était pour moi Hadès des chevaliers du Zodiaque... Loupé mon con, c’était un poète aussi…
Non, lors de ce retour, j’avais mal au ventre, mal au cœur… Mal de me savoir nul. J’étais vraiment, mais vraiment, pas bien… et pourtant, ça reste aujourd’hui un de mes plus beaux souvenirs.

Oui, j’ai toujours été fasciné par ce monde que je ne connais pas, dont je ne suis pas. Je fais des amalgames probablement, en accolant monde de la culture et de la littérature, et monde de gauche. Mais c’est vrai que j’ai longtemps été fasciné, je répète ce verbe mais je n’en ai pas d’autre, par ce monde là. Tout en étant heureux de faire parti du monde qui est le mien, même si quand je n’ai pas le moral les soupirs s'envolent…

Amoureusement parlant, j’ai une histoire qui est aussi plate que la Picardie. Pourtant, parmi les filles qui ont bien voulu de moi, je constate que ce furent essentiellement des scientifiques au début. De droite ? Peut être, je ne leur ai jamais demandé leur bulletin de vote. Puis j’ai l’histoire qui m’a marqué, avec une littéraire. Celle de la carte postale de Lilles tiens... Celle sans qui ce blog n'existerait pas.
Elle m’a marqué, c’est vrai. Dans tous les sens du terme… Est-ce que si l’histoire avait continué, ça aurait pu marcher ? Je ne sais pas. Mais factuellement, je ne pense pas. Parce que différence d'age (plus jeune que moi), parce que pleins de choses qui, je pense, n'ont finalement que peu de choses à voir avec la question. Notre monde n'était pas le même, notre bulletin de vote non plus, mais je pense que l'on partageait beaucoup de valeurs communes. Enfin, je pensais...
Mais je crois quand même que s’il n’y avait pas eu d’autres choses en tous cas, nous serions restés de très bons amis. Mais non…

Pour revenir à la question de base, non ça ne m’aurait pas dérangé d’avoir une petite amie qui ne pense pas comme moi, qui ne vote pas comme moi. Aussi parce que je crois que si on a des valeurs communes (et certaines sont communes à la gauche et la droite, je n’ai jamais cru que la justice, la morale, le respect et l’humanisme étaient des valeurs uniquement de gauche), qu’importe le bulletin de vote. Par contre, je pense que je n’aurais pas pu être avec une personne sectaire et intolérante, ayant la prétention de tout savoir ce qui est bon. Même si elle pense la même chose moi d’ailleurs…

Aujourd’hui, la question ne se pose plus. C’est pour ça que j’emploie le passé dans ce billet. La question ne se pose plus. Ce qui est amusant, c’est que Falconette sort d’études littéraires, même si son métier est plus en relation avec les chiffres et les entreprises. Sa culture n’a rien à envier à personne. Et sa sensibilité non plus. Elle n’est pas politique, ni politisée, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des avis et des analyses très pertinentes. Elle vote parfois comme moi, parfois pas comme moi. Et des fois on est d’accord, des fois pas. Je supporte l’OM, elle supporte les Verts, en plus de me supporter moi. Et rien que pour ce dernier point, elle mérite énormément de respect et de remerciements
Et des choses que je ne dirais pas sur ce blog.

En conclusion, et pour être cliché jusqu’au bout, ce n’est pas le bulletin de vote qui doit guider les relations entre les gens, c’est juste le cœur. C’est con, c’est cucu la praline, mais c’est comme ça.
Et je me dis que merde, c'est la conclusion du billet, de la question... Et je me trouve bien bête de ne pas savoir faire mieux pour conclure. Matthieu, excuse moi... (^_^)

Il parait qu’il faut toujours continuer à tagguer quand on a fini le sien. Ca fait du bien à la perle en plus, de continuer le tag… Je ne sais pas trop qui inviter, tellement on déjà répondu…
Je ne vois pas mes copines non politique Chibi et Alayia, je les taggue. Je ne vois non plus le copain marseillais de Mulhouse ou l’Oréade centriste. Je les embarque aussi dans ce délire. Et tiens, si Nicolas Dupont Aignan ou Alain Juppé répondaient à cette question, ça rendrait honneur à notre professeur d’histoire préféré.
Merci Mathieu, tu as lancé un beau tag.

PS : les dessins sont d'un peu tout le monde. Ceux sont des dessins d'animé, dont un dessiné par une amie que j'aime beaucoup. De dessin animé japonais, sauf le dernier...