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dimanche 17 janvier 2010

La délinquance de continuer d'augmenter dans le Gard...

Article dans le Midi Libre de hier, où le préfet Bousigues a annoncé les chiffres du Gard. La délinquance augmente dans mon département. Ca ne m'amuse pas.
Il parait qu'avant cette année 2009, cette dernière plaie avait baissé durant 6 années consécutives : je n'avais pas remarqué...

On parle de chiffres, de politique. Certains parleront d'état policier et sécuritaire. Je n'en ai jamais eu l'impression. J'ai eu par contre ce sentiment détestable de beaucoup de blabla. On montre les muscles à la télé, et sur le terrain rien ne se passe. Depuis 2002, ça parle. Des associations hurlent contre les libertés. Et rien ne se passe sur le terrain. Et tout le monde semble satisfait de ce jeu de rôle...

En 2009, j'aurais eu mes parents et ma soeur victimes de cambriolages. J'aurais vu des proches se faire agresser. C'est plus que des chiffres. C'est ma réalité. Et ça me gonfle...
D'autant plus que je ne sais pas quelle doit être la solution. Peut être juste appliquer les nombreuses lois qu'on pond toutes les cinq minutes, en mettant un peu des moyens sur le terrain... ? Je ne sais pas...

C'est bien les chiffres de début d'année... (soupir)

PS : Nicolas avait parlé de ce paradoxe d'une "délinquance qui baisse, et d'une violence qui monte". Il me fait remarquer, dans son commentaire, que peu de blog en ont parlé. C'est vrai, on a préféré applaudir ou fracasser Peillon... Il a n'a pas tort l'ami belge, on aime jouer avec du futile...

jeudi 24 décembre 2009

Noël durable... (c'est pas à Copenhague qu'ils auraient eu l'idée)

CC a lancé une jolie chaine, qui m'arrive par le biais du sympathique Eric.
Je ne répondrai à son appel de No Sarkozy Day (que je trouve être une franche bêtise, pour ne pas dire plus... il y a aura un No Sarkozy Day en 2012, ou pas... enfin, ça amuse... pourquoi pas...), mais son appel à un "réveillon durable, écologique et responsable" me va super bien ! Amusons nous...

Les critères sont les suivants. D'abord la proximité des produits. Je suis dans le Gard provençal. Le Rhône est mon ami. Les vignes de Lirac et Chateauneuf du Papes aussi. Par contre je triche. Beau papa, boucher charcutier à la retraite, vient faire Noël à la maison (avec la belle famille). Ils sont du Forez. Donc y aura un peu des produits de là haut, qui seront cuisinés et préparés par beau papa himself (si ça c'est pas écolo !)
Ensuite, la saisonnalité.
Bon, ben essayons (avec déjà un sapin alcoologique, voir la photo...)

En entrée, déjà c'est moyen écolo.
* Du foie gras. Parce que j'aime ça. Par contre, il vient direct du producteur (Périgord). Et nous avons profité de nos vacances pour en acheter. J'ai bon ? (moyen quand même...).
* Des escargots. Ah, c'est la saison ça ! (ça fait une semaine qu'il pleut). Et puis la Bourgogne, c'est pas loin du Forez... Bon, c'est moyen mieux.

Pour le vin sur ces deux plats... Avec le foie gras, probablement un Montbazillac acheté au même moment, à Montbazillac. Avec les escargots, sans doute un Côte du Rhône pas trop fort. Ou alors un Côte du Forez si je veux qu'il aille avec la préparation de beau papa. Là aussi, acheté au producteur quand je monte chez les beaux parents.

Poissons : Bon, j'ai dis que j'avais le Rhône... Pas de saumon dans le Rhône... Pas de lotte non plus, mais ça sera de la lotte. Sur ce coup je suis pas bon... j'aurais pu prendre des truites dans les lacs des Cévennes... Par contre, beaupapa préparera et cuisinera la lotte : il fut traiteur aussi.
Le vin sera soit sans doute un ChateauNeuf du Papes blanc. On trinquera à la santé de Didier, et aux autres copains de blogs !

Viande : Le préambule plus haut fera comprendre qu'on va manger de la bonne viande, qui sera bien préparée. La purée sera maison. La sauce préparée par ma modeste cuisine. Et la viande sera importée de chez beau papa, qui l'aura choisi chez le producteur, en direct. Youpi...
Le Forez élève toute type de viande. Bien sur les veaux, vaches, cochons, etc... Il y a aussi les lapins, même des canards. Si je reste dans le Gard, peut être trouverais je chez un copain chasseur (ou chez mon maire) un sanglier ou du lièvre à faire revenir en civet... Non, pour la viande, je ne me fais pas de soucis : ça sera écolo local ! (et très bon)
Pour le vin, je pense que ça sera du Lirac de Brice Beaumont pour accompagner ma viande... En plus c'est un de mes meilleurs ami...

Fromage : là je sais pas d'où il viendra (probablement l'épicier, non c'est pas écolo). Le vin viendra d'en face, un Chateauneuf du Pape rouge.
Dessert : je prends de la buche chez mon boulanger à Roquemaure, ainsi que le pain.
Le vin ? Du Jurançon ou un Coteau du Layon. Eux aussi acheté chez le caviste.

Il est marrant ce jeu. Je transmets le mistigri aux trois gars, à Chibi quand elle rentrera, à Alayia, à Noisette, à ma voisine Clooney, et enfin à mon amie de Marseille, si elle veut jouer.

Il est bien ton tag CC ^___^

vendredi 6 novembre 2009

Vacances d'automne...

Dire que je suis épuisé est peu dire... Mais dans quelques instants, quand les valises seront prêtes, je quitterai l'automne gardois pour rejoindre le Forez...
Je quitterai, pour une semaine, les couleurs flammes et rouilles de Novembre. Celles là même qui viennent étreindre les vignes de chez moi. J'aime cette période aussi pour ces tableaux colorés, que l'on a que quelques jours par an.
Dans peu de temps, les feuilles auront été emportées par le mistral, et il ne restera que des souches squelettiques, ajoutant du marron dans les paysages grisâtres de l'hiver. J'aime les couleurs de l'automne, pas sur que je sois aussi sensible aux charmes de la saison d'après...
Ces quelques photos furent prises un jour de semaine, entre midi et deux. Les locaux reconnaitront peut être quelques villages ci et là. En haut le village de Saint Geniès de Comolas. Je ne crois jamais en avoir parlé sur ce blog, de ce village. Pourtant, mon papa est originaire de là.

Et dessous, le Camp de César, à Laudun. Il est beau ce village, et ce coin est un ravissement. Il faudra qu'on aille se faire une promenade en haut un jour. C'est pas loin, en plus... Je vous y amènerai.

Je termine ce billet automnal, dont le seul intérêt est de me faire prendre le café, ce matin, sans me prendre la tête sur des considérations politiques ou économiques, par cette photos. Petite sur le blog. Mais si vous cliquez dessus, vous verrez mon village, celui où je suis né. Celui qui donne le titre de ce blog, celui qui m'a donné mon pseudo quand trahison et 12 Juillet 2002 eurent tué l'ancien (et une partie de la personne qui le portait).
J'aime cette colline depuis laquelle on voit le village de Montfaucon au loin. Quand le temps est dégagé, le Ventoux semble présider la scène. Et le Rhône baigne le tableau.

J'aime cet endroit...
J'aime cet endroit, mais je le quitte sans tristesse cette fois. Je crois que ça fait longtemps que je n'ai été autant fatigué. Physiquement, les douleurs dans le dos et tout l'arrière, qui durent depuis 10 jours, m'auront épuisé. Et moralement, fatalement, cela enchaine derrière. Quand la tête est obnubilée par une douleur, et qu'à coté les emmerdes s'enchainent...
Je pars pour me reposer. Je sais que le retour sera très dur, des échéances très difficiles... Oui, un peu mal au ventre là en y pensant...

Non, je vais rejoindre les vaches du Forez. La neige aussi, il parait qu'il y en a... Petite pause chez la belle famille avant. J'aurais encore un peu de net. Et après, le vide de là haut...

Le repos, c'est peut être aussi ça, non ? Des vaches sans Wifi...

jeudi 22 octobre 2009

Il pleut dans le Gard...

Je suis un enfant de l'automne... Aujourd'hui, il pleut. Il pleut... Et le Gard est de nouveau en vigilance orange...
Je rentre à l'instant d'une réunion de personnel à la Mairie... Le Maire est venu m'informer qu'il fallait évacuer les services, et que la Préfecture avait parlé d'une alerte vilaine et violente. Comme tous les ans...

Ce soir, le conseil constitutionnel a validé HADOPI 2. Ca devrait m'affliger. Même pas finalement... Demain sans doute.
Non, ce soir, je regarde tomber la pluie. Je me prépare à une belle soirée à descendre dans le village, comme l'année dernière... Comme en 2002, quand Aramon avait morflé, quand j'amenais de l'eau en barque aux habitants de mon village... Quand j'attendais un coup de fil amical en provenance des origines françaises du Rhône, qui jamais ne sera venu à cette époque... Septembre 2002.

Je parlerais peut être demain d'HADOPI... Ce soir, je recopie un message, un billet. Ecrit le 9 Septembre 2005... Le billet s'appelait "C'était y a 3 ans". Aujourd'hui, ça fait 7 ans déjà... Le temps passe...
Je m'en rappelle comme si c'était hier. Je le reposte tel quel.

Et peut être vais je boire un Aberlour sec avant la soirée qui n'annonce...
5 Septembre 2005
A gauche, une photo que j'ai prise cet été. Le pont de Saint André de Roquepertuis, sur la Cèze. Là où j'apprécie aller me baigner l'été, avec des gens que j'aime bien. A droite, ce même pont il y a exactement trois ans jour pour jour. Le Gard a connu son 9 Septembre à lui. A Deux jours près, l'apocalypse était le même...

Quelques photos glanées sur Internet, qui me rappelle les images que j'avais vu, le weekend d'aprés. On avait l'impression qu'une guerre avait eu lieu. Dessous, une image d'une ruine à Remoulins, le village qui acceuille le grand et puissant Pont du Gard. Ce dernier est resté fort et droit, alors que toutes les maisons aux alentours étaient détruites, dévastées par les torrents de cette petite riviere qui donne au département son nom. le Gardon était déchainé, comme la Cèze, comme le Vidourle à Sommière.

Comme le Rhône à Aramon aussi... Je n'oublierai jamais le geste du Maire de mon village qui a ouvert les appartements municipaux à des réfugiés d'Aramon. Je n'oublierai jamais non plus les images que j'ai vu là bas, d'une Digue qui explose sous la force du courant.

Enfin, je n'oublierai jamais que la veille, j'étais en train de boire un whisky glace avec mon ami futur prof de math, à Roquemaure... Pour y rester toute la nuit. Ma ZX de l'époque a bu de l'eau juqu'au dessous des sieges, épargnant seulement, de quelques millimetres, mon chargeur de CD. Par contre, mon Atlas de carte routiere garde aujourd'hui quelques stygmates de cette drole de nuit qui m'a vu faire des digues de sables pour éviter que le garage et la cuisine de mes amis Roquemaurois s'innondent.

Je n'oublierai jamais que je me suis promené, dans mon village, en barque. A distribuer des bouteilles d'eau potables à des familles qui trouvaient refuges au premier étage de leurs maisons. Je n'oublierai jamais ce coup de rame donné dans un pare-brise d'une voiture engloutie sous les eaux. Je n'oublierai jamais ces images de cette pluie qui ne cesse de tomber, comme si le Poséidon de SaintSeiya voulait vraiment voler à Athéna la surface de la terre.

C'était il y a trois ans.

Personnellement, ce que je n'oublie pas non plus, c'est les appels téléphoniques d'amitiés que j'ai reçu. De Gien, de Lyon, de Lorraine, de la Rue des Bons Enfants... Se dire que finalement, on est pas seul, et malgré tout des gens pensent à vous. Des amies, des amis... Je n'oublierai pas non plus que j'étais triste à cette époque là... Notamment de voir que tous nos petits problemes idiots, banaux, risibles, ne sont que peu de choses face à la vie et la mort, et face à la nature quand vraiment elle veut nous rappeler sa puissance...

Hier, il a plu à torrents. Et aujourd'hui, le temps est estival et ensolleillé. Peut être est ce pour ça que je ne regarde jamais la météo, et que je me fous de ces prévisions...

dimanche 4 octobre 2009

L'automne se couche sur le Mont du Faucon...

L'image est prise alors que je finissais de courir, vendredi soir... La nuit commençait à tomber. Le flash rend mal les couleurs... Mais la lune apparaissait dans cette noirceur de la nuit qui tombait sur mon village, qui tombait sur le Montfaucon au loin...
J'aillais manger chez mes parents. En courant... J'aurais passé un drôle de weekend. Hier au pied de la Chartreuse à Grenoble. Un bon moment. La nuit sur la route, merci Falconette d'avoir conduit, je dormais... Etait ce le Pommard ou le Mouton Cadet ? Je crois que la fatigue aussi...

Et aujourd'hui, je n'aurais pas profité du joli soleil de cet été indien qui reste dans le Gard. Le canapé. FIFA 10 sur la PS3. Casshern Sins, un dessin animé aussi beau qu'il est franchement déprimant. Et après, le dimanche qui va se terminer... Un pyjama qui sera vite mis. Et une semaine qui recommencera demain, une semaine avec des échéances municipales, professionnelles et personnelles, qui ne me donnent pas un immense enthousiasme...

Il ne faut pas bloguer quand on a les idées noires parait il... Alors ce message sera court. Pour clore ce premier weekend d'Octobre...

dimanche 16 août 2009

Coupo Santo de 15 Août...

A Roquemaure, le 15 Août est jour de fête. Les taureaux sont lâchés dans les rues. La pena Faï de Brut joue sa joyeuse musique. Et nous, on boit du pastis.
Je ne bois jamais de pastis, je n'aime pas ça. Sauf le 15 Août. Parce que l'ambiance, parce que le club taurin s'appelle "Paul Ricard". Il s'appellerait "Club Taurin Cristalline", nous boirions sans doute de la Cristalline. Avec du pastis dedans ? Peut être...

Une Coupo Santo de fin de repas. Il fait chaud. A la fin, les gens applaudissent. Ils ne devraient pas. un hymne, fut il provençal, ne s'applaudit pas. Sauf dans un Stade de foot (quand il ne se siflle pas...).
Vous trouverez un intrus dans cette vidéo... Je vous donne un indice, c'est un verre haut levé...

Weekend de fête dans mon village, pas encore fini. Je disserterai sur la question des alliances politiques un autre jour... Peut être pas demain, je pars en vacances...
En attendant, le Coucou propose un jeu de weekend à faire. C'est bien le weekend...

dimanche 19 juillet 2009

Weekend languedocien, du Gard à l'Hérault

Certains weekends permettent de se ressourcer. De se changer les idées. De passer à autre chose.
La semaine du 14 Juillet a été difficile pour moi, pour nous. Rien de dramatique, rien qui ne mérite d'user de la bande passante pour se plaindre. Tellement de choses plus dramatiques ici et là...

Trouver un hotel à proximité de Sète... Pourquoi Sète ? Pourquoi pas. Et puis parce que Bandol c'est de l'autre coté et que de toutes manières, outre les souvenirs de la mer toulonnaise, j'imagine que c'était plein. Et j'avais envie d'aller à Sète.
De voir aussi, sur la route, des villages du Gard, de mon Gard. Que je ne connais pas tant que ça. Saint Gilles, Vauvert par exemple. Aigues Morte aussi, en passant dans le département à coté. Sète enfin...

Une petite balade pour finir le weekend. Avant une nouvelle semaine... Comme disait l'émission du soir de Canal Plus : "ce qu'il y a de terrible dans une semaine, c'est que quand c'est fini, ça recommence..."

Saint Gilles
Vauvert, depuis la terrasse d'un café
Aigues Morte
Sète

PS : pour Hypos, j'ai pas écrit en petit... J'aurais pu pourtant, mais je suis gentil avec les gens que j'aime bien :)

samedi 9 mai 2009

Balade le long du Gardon...

Week-end férié. Je reçois de la famille à Falconette dans le Gard. Et j’avoue n’avoir que peu envie de parler politique. Oh, je ne suis pas naïf, y aura bien des choses qui vont m’emmerder ce weekend. Mais avant de reprendre le boulot lundi (pour une semaine), ça serait bien que je décroche. D’HADOPI, de l’OM, de tout ça…

Alors remarchons paisiblement le long du Gardon, et refaisons la petite balade de dimanche dernier. Les premiers rayons de soleil qui m’auront meurtri pendant une bonne semaine. Quand le soleil mort, on garde dans sa chair les traces de dents, et oui ça fait mal…
Nous sommes au niveau du petit village de Collias. Purement gardois ce village. Le Gard provençal, le mien. Un peu plus en aval du Gardon, nous avons le fameux Pont du Gard. Pour moi une des sept merveilles du monde…
Collias est célèbre par son pont. Ce village est aussi tristement célèbre pour les inondations qui ont meurtri mon département en 2002. Falconette n’était pas encore avec moi quand je déambulais dans les rues inondées de mon village, et je n’ai pas reçu beaucoup de bouteilles qui provenaient de l’aval du Lac Léman, la frontière franco suisse ne m’aura apporté qu’un peu plus d’eau, dans le lit du Rhône et dans mon cœur…
Lorsqu’on marche sous le pont, on voit des pastilles, quasiment au niveau de la route… C’était le niveau de l’eau. La photo de dessous montre la hauteur qui aura déferlé dans cette petite vallée gardoise.

Et le Pont est resté debout. Le célèbre romain un peu plus bas également. Mais ce ruisseau, le Gardon, peut se révéler d’une violence inouïe. Petit gardon qui devient Taureau de Camargue, celui qui ira rugir dans la capitale durant les fêtes de la Pentecôte (j’y verrai peut être Rimbus qui sait ?).
Et il balaye tout sur son passage…

Ces quelques photos montrent combien cette rivière qui donne le nom à mon département est surprenante. L’été, quand le mois de Juillet est bien avancé, cette zone est sèche et aride. Des cailloux, quelques galets, de la poussière. Et un cagnard de fada.
Et aujourd’hui, nous avons eu le bonheur d’un presque bleu lagon. Oh, la profondeur n’était pas abyssale. Et des enfants se baignaient dans d’amusantes nages… Mais il y avait de l’eau. Dans un peu plus d’un mois, il n’y en aura plus.

Et quand Septembre débutera, on tremblera… Fantastique est le Gardon…
Alors pendant qu’on marchait avec les amis, une question : d’où vient le Gardon ? Nicolas a son Iphone. Moi, j’ai mon Nokia N95. Et zou, un coup de Wikipédia. Qui m’annonce en fait qu’il y a pléthore de Gardon… Mince alors…
En pleins d’endroits il se divise. Le Gardon d’Anduze, le Gardon de Saint Jean (du Gard), le Gardon d’Alès… Même des petits noms marrants et bien du coin : le Galeizon (c’est joli), la Salindre (nom d’un joli petit village à coté d’Alès)….

Alors comment qu’on fait pour savoir d’où vient le Gardon ? Ben la SANDRE (rien à voir avec le poisson) a décidé qu’il n’y avait qu’un Gardon officiel. Qui s’appelle le Gardon. Comme ça c’est clair, et ça mesure 127 km. Et ça prend sa source en Lozère, à Saint Martin de Lanuscle. Vous pourrez raconter ça ce weekend à vos copains pendant le barbecue du soir(ou du dimanche midi, qu’importe l’heure tant qu’il y a du rosé vrai et frais) .
C’est bien finalement. Pendant qu’on parle Gardon, on ne parle pas HADOPI. Pour Plume de Ciboulette, souvent excessive dans ses charges anti-Sarkozy, HADOPI ne marque rien de plus que le début d'un totalitarisme. Je suis modéré, très. Mais je ne suis pas loin de penser la même chose qu’elle, quand je vois la manière dont se sera déroulé le débat, la discussion. Avec quand même rien de plus qu’un déni du Parlement, qui s’était prononcé contre le 9 Avril.

Donc il vaut mieux marcher le long du Gardon. De toute manière, comme je ne pense pas faire mettre les spywares gouvernementaux, je risque d’être présumé coupable… Donc bon… je ne sais pas…
J’ai l’impression que le lendemain d’HADOPI sera différent. Au-delà du simple HADOPI, qui ne sera peut être pas appliqué facilement. Mais parce qu’on a vu tellement de mépris et d’arrogance au sommet de l’état, que cela n’inspire pas confiance en un futur respectueux et humaniste.
Donc on clôt la balade en allant sur les hauteurs de Castillon du Gard, un autre adorable village. On contemple la vallée de l’Uzège ou de la Tave. Je ne sais plus tellement où on est là. Bizarrement, il y a entre Roquemaure et ces coins du Gard, distant de 20 bornes, une colline. Grande. Et on a l’impression d’une frontière. Nous sommes pourtant, jusqu’au prochain redécoupage, dans la même circonscription…

Donc on contemple. En serrant les dents. La dernière photo montre les stigmates d’une belle journée dans ce Gard qui m’est si cher…
(non, je n’ai ni réussi ni raté ma vie, je n’ai pas encore 50 ans… Et c’est une Décathlon classique et commode la montre…)

jeudi 26 février 2009

En attendant 2014... (retour sur le projet Balladur des collectivités territoriales)

Déjà un premier truc qui m'amuse. Moderniser la vie politique locale. Et faire réaliser cette modernisation par Edouard Balladur... Modernisation, Balladur... Malgré tout le réel respect que j'ai pour l'ancien premier ministre, l'association de ces deux mots cache un truc qui m'échappe. Enfin bon...

Voilà donc les principaux points du comité Balladur sur l'organisation territoriale de la France dévoilés. Une petite image, tirée du Figaro, qui explique assez bien les projets. Applicable à 2014 tout ça, on a le temps de voir.

Déjà les réactions ne se font pas attendre. Majoritairement, une impression de méfiance globale contre ces propositions. Ca me rappelle presque le rapport Atali, avec une violence moindre. Mais quand même : généralement, les réactions ne sont pas positives. Les mauvais esprits pourraient aussi y voir les élus locaux, barons et autres, qui ne veulent pas se laisser déposséder de leurs jouets...
J'ai amicalement moqué mon copain bloggueur Nicolas ce matin, en le traitant de "conservateurs". Lui aussi est contre ce projet, parce qu'il "n'apporte rien". Donc comme il n'apporte rien, pourquoi tout bouleverser ?

Je suis obligé de constater que sur le fond, je suis totalement d'accord avec lui. Je le paraphrase, mais le changement pour le changement, ça sert à quoi ? En ajoutant le fait que la taille des régions n'est sans doute pas la raison principale du peu d'attrait de certaines d'entre elle.
Cette impression du changement, parce qu'il faut changer et faire quelque chose, c'est un peu une constante dans l'attitude de Nicolas Sarkozy. Il bouge toujours. Toujours bouger, car si on ne bouge pas, on meurt. Enfin, des fois, ne pas bouger évite de faire des conneries. Balancer l'idée de réduire le congé maternel, ou de supprimer la TP et de la remplacer par la taxe carbone, peut être cela aurait pu mériter un peu réflexion avant de balancer de pareils pavés.
Le mouvement perpétuel n'apporte pas que du positif. Un peu de calme, pour tout le monde, ça apaiserait une ambiance lourde. Et "la réforme" à tout va, à tous prix, désolé, mais ce n'est pas un programme. Et en tous cas pas une bonne politique.

Je ne prône pas par là le conservatisme. Mais entre l'ordre imparfait et le désordre volontaire et perpétuel. Je préfère le premier. En ajoutant le fait qu'une réforme qui apporte plus d'inconvénients que d'avantages, et qui fait que la situation demain, pour tout un chacun, sera plus mauvaise que celle de hier, ce n'est pas en soit une bonne réforme.
Et on peut dire ça en acquiesçant sur le constat que la société française, sclérosée en pleins de points, mérite d'être bougée et réformée. Mais là encore plus que le fond, c'est la méthode qui peut être contestée : pas n'importe comment. Pas à n'importe quel prix.

Je reviens sur le comité Balladur. Ma région n'est pas impactée. Mon village du Gard Rhodanien restera dans le Languedoc Roussillon tout en étant provençalement tourné vers Avignon. Montfaucon est attiré par Orange, Roquemaure par Avignon. Et administrativement, c'est Montpellier ou Nimes qui nous dirige. On est plus proche d'Arles et de Marseille que de Perpignan ou Narbonne. Mais c'est comme ça. On est Languedocien.
Personnellement, j'en suis ravi. Je me sens Languedocien. Mais je me sens aussi profondément Provençal. Et la proximité de l'Ardèche (Rhône Alpes, troisième région, un carrefour je vous dis) me donnerait presque des sentiments ardéchois ou cévenols.

D'ailleurs, où est le Gard ? En Provence ? C'est camarguais ou cévenol ? Languedocien ? Ben c'est un peu tout. Roquemaure est provençal. Beaucaire camarguais. Y a la mer. Y a le Vigan. Ales est presque lozérien. Pont Saint Esprit quasi ardéchois. J'oublie pleins d'autres coins, qui font que le Gard n'est finalement pas bien différent de pleins d'autres départements limitrophes. A cheval entre plusieurs cultures.
Alors les limites administratives ? Franchement...

Enfin, le mille-feuille des collectivités territoriales... Depuis que je m'intéresse à la politique, j'entends parler du mille-feuille des collectivités territoriales. Et depuis ont été crée les communauté de communes ou d'agglomérations...
Faut il supprimer des régions pour alléger ce gloutonneux gâteau ? Si cela passe par une disparition des historiques et hautement légitimes Picardie et Auvergne, la réponse est non. Faut il supprimer des départements ? Quelque part, je pense qu'il faut que le citoyen garde un échelon humain entre la commune et la région, lointaine. Faire s'éloigner du citoyen les organes de décision, c'est prendre le risque de généraliser le "syndrome de Bruxelles". Une entité où tout se décide, mais loin du peuple et sans lui... Un nid à populisme...

J'aurais un avis sur la question. Assez choquant pour certains. Même pour moi, attaché à mon village d'enfance... Mais je pense que supprimer, ou plutôt fusionner certains villages, pourrait être une première piste. Certaines communes de 300, 400 habitants, avec structures administratives propres, pourraient être fusionnés à d'autres communes. Sans perdre leur identité propre.
Cela a été fait à l'échelle de grandes villes. Romorantin-Lanthenay dirigée par un maire ami (bien que socialiste, comme quoi), Cherbourg-Octeville. Et puis dans le passé, combien de villages se sont crées autour de deux clochers ? Ma belle famille est originaire de Saint Hilaire Cusson La Valmitte. Village de 261 habitants. Qui rassemble trois hamaux (saurez vous les retrouver ?).
Les exemples de regroupements de hameaux, y en a pleins...

Alors pourquoi, lorsque deux villages de 1200 habitants sont côtes à côtes, avec des familles composées d'enfants des deux communes, ne pourraient elles pas fusionner ? Ca fera des élus de moins ? Ca fera des guerres de clochers ? Peut être. Ca ne durera pas bien longtemps, ou alors en devenant guerre de quartier comme il y en a tellement.Mais si ces regroupements sont fait avec intelligence et concertation, et avec respect de l'histoire de chacun, cela peut permettre un meilleurs équilibre des territoires. Et peut être une meilleure gestion des communes, dotées ainsi de plus de moyens. Et pour les administrés, peut être garantie de meilleurs services...

Une idée simple, comme ça. Je ne crois pas que le comité Balladur ait réflechi à ça. Mais le village, c'est petit pour eux... Non, eux ils voient le grand Paris, pas le grand Pont Saint Esprit ou le grand Aramon... Tellement plus humains, ces "grands villages".

Mais pour conclure, je recopie la conclusion de copain Nicolas : arrêtons de modifier les constitutions ou les institutions pour le principe. Pour la simple volonté de "faire des réformes".

vendredi 31 octobre 2008

Partir à Rome, via Vaison, Orange, Nîmes, et ses souvenirs...


Je n'ai pas trouvé de clips efficace pour cette musique du dessin animé Noir. Romance en est le titre. De la guitare. le Magicien Ox appréciera peut être (j'espère).

Pourquoi cette musique pour ce billet ? Pourquoi pas après tout... Je ne sais pas où ce dernier m'amènera, de billet. Je l'écris comme ça, sous l'inspiration qui arrive...
En ce vendredi matin froid où je ne travaille pas : mon lieu de travail est fermé... Ce qui est tant mieux. Je suis crevé, et l'ambiance était vraiment lourde hier, avec le décès totalement inattendu d'une secrétaire qui était plus qu'une secrétaire pour nous. Pour moi en tous cas, plus qu'une copine de travail... Le jeune ingénieur qui joue un peu d'une immaturité infantile par moment appréciait cette dame qui était une maman pour nous... On était bien choyé, et pouf...

Souvent, les grands cœurs sont trop grands, et ils s'arrêtent de battre plus vite que d'autres... On dit souvent, comme un marronnier, comme un cliché, que ceux sont les meilleurs et les plus gentils qui nous quittent en premier... Je ne sais pas si c'est vrai, je ne sais pas si c'est juste. Mais quand on est en face de ce genre de nouvelles, qui nous touche, on a tendance à le penser.
Cette dame aura fait le bien autour d'elle, avant de partir. Trop vite, trop vite pour sa famille, ses enfants, sa fille qui n'a même pas fini le collège... Trop vite.
Une petite photo de la campagne roquemauroise automnale, avant d'aller plus loin dans les réflexions de ce matin. Je voulais aller courir, mais il pluviote. Une bruine cherbourgeoise qui tranche avec le soleil de la photo plus haut.
En plus il fait froid. En plus j'ai pas envie. Donc bon... Un tour en Mairie peut être, en fin de matinée ? On verra... Avant l'enterrement de cette après-midi, soupir...

Il me serait facile, et franchement soulageant pour moi, de repartir sur un couplet sur la mort, sur le caractère éphémère de nos petites vies. Sur l'appréhension réelle que j'ai eu à l'opération de mon grand-père. Et sur mon énervement devant la petitesse des gens. Petit, je le suis sans doute, moi aussi. Je sais pas, je sais pas...

J'avais dit que je ne savais pas où le chemin que prendrait ce billet. Je sais où il arrivera : tous les chemins mènent à Rome, et quelque part ça m'arrange, c'est là que je vais demain. Mais pour aller à Rome, ils passent par où, ces chemins ? Cet après-midi, ça sera Orsan, un petit village sur Gard Rhodanien au pied de la colline du Camp de César, qui est un petit bijou. Ce soir, ça sera Saint-Chamond chez les beaux parents : moins mignonet, Saint-Chamond...
Et entre temps, l'instant de ce billet ?
Une photo facile, celle du Vaison la Romaine. Appréciez le jeu de mot qui se voudrait presque drôle... Vaison la Romaine, une petite ville vauclusienne que j'adore, et dans laquelle je vais trop peu souvent. Une région, le pied du Ventoux et des Dentelles de Montmirail, qui est un régal pour le nez, la langue, les yeux...

Si je reste sur les noires idées qui éclusent un peu le billet, je risque d'aller dans des lieux dans lesquels je ne suis pas le bienvenu. Pourtant, normalement en fin Novembre ou début janvier, je devrai passer quelques jours au Creusot. J'espère que les forgerons que je vais visiter m'accueilleront mieux que ne le pourraient des personnes, une personne, qui occupe un peu trop de place dans mes pensées quand les nuages s'amoncèlent au dessus de ma cervelle... En ce moment, c'est le cas, trop le cas, et c'est idiot.
C'est idiot autant que ces relations humaines que l'on est pas capable de pacifier, et de rendre humaine, pour ne pas dire agréable. C'est idiot autant que la souffrance, réelle, occasionnée par ces manques, par cette incapacité de ne pas avoir les épaules solides pour accepter ce genre d'absence et ce genre d'indifférente haine.
Quand je pense, après, que je prétend à avoir un avenir professionnel et politique... Quel crétin.

Désolé, on est loin de la politique politicienne, et on est dans des méandres à deux francs de la cervelle du Faucon. Idiot il est par moment, quand il regarde et espère des horizons qu'il sait non atteignables. Con, mais pas tant que ça, le Faucon... Réaliste des fois, même si le réalisme fait faire, parfois, des rêves qu'il espère rêves, mais qu'il sait n'être que cauchemars...

Et quand le Faucon commence à parler à la troisième personne, cela signifie que hou là, ça va pas !
Alors on s'arrête à Orange. En face de mon village, le théâtre antique, la Rome locale.
Un petit passage sur Orange quand même, qui est un peu "mon" agglomération. En effet, mon village d'enfance ne va ni à Avignon, ni à Bagnols sur Cèze, ni à Nîmes pour les commerces, les administrations, les spécialistes médicaux. Mon grand-père est à Orange à la clinique, par exemple. On a juste le Rhône à traverser...

Localement, les communautés de communes et schéma de cohérence territoriaux dégagent différents pôles. Un "haut Gard rhodanien" autour de Bagnols Sur Cèze et Pont Saint Esprit. Le Bassin de vie d'Avignon. Plus à l'Ouest, le pôle Nimois. Et j'en vois deux autres en construction, un pôle Tricastin autour de Pierratte, Bollène, et toute cette belle région. Et un pôle que j'appelerai "Ventoux", autour de Carpentras, Vaison, Nyons un peu.

Et au milieu, une île, avec qui personne ne veut travailler : Orange. Parce que le Maire d'Orange essentielle, Jacques Bompard. Troisième mandat, mais voilà, il est très très, trop, à droite, ancien du FN, maintenant chez Villiers. Donc non, surtout pas, on l'oublie, dehors. Quitte à sacrifier sa population orangeoise, et par tout un secteur géographique.
Je suis un homme de droite gaulliste et sociale, donc j'ai pas à me justifier ou à me défendre, même pas à signaler que le FN et le Villiérisme sont des notions qui me sont plutôt éloignées et étrangères... Mais comme j'ai dit rien, recevoir des leçons en matière de moeurs politiques de la part d'une gauche languedocienne qui soutien et ne jure que par Frêche,cela m'ennuie... Cela m'afflige.

Je trouve incroyable que les considérations politiques isolent une commune importante localement. Le théâtre antique et l'arc de Triomphe d'Orange sont sortis de terre à une époque où le Villiérisme n'existait pas. Et personne n'étant éternel, Bompard n'est pas propriétaire absolu du fauteuil d'Orange. Quand une personne de droite ou de gauche, considérée comme "plus respectable" (mais quand je vois Frêche, qu'est ce la respectabilité ?), combien de temps écoulé, combien de temps perdu ?
Le cotés détestables de la politique, c'est ça. Faire passer les considérations partisanes avant l'intérêt général. Et personne ne me contredira : l'intérêt général, c'est tout sauf ignorer une commune majeure de 30000 habitant, dont l'histoire est autrement plus riche qu'une élection municipale de 1995', qui m'a personnellement autant désolé que l'élection régionale de 2004 qui a offert ma Région au triste Frêche et à ses soutiens.
Cela aurait été une faute professionnelle de partir à Rome sans passer par chez moi, par Nîmes. Certes, plus tourné vers l'autre coté du Rhône que vers l'Ouest, mais Nîmes, ça reste mon département. J'ai toujours eu "30" comme plaque d'immatriculation, même habitant en Vaucluse, Lyon ou Marseille. Je le garderai, ce "30", avec une tendre fierté.

Nîmes, y a rien de plus à dire. Ne parlons pas football car c'est triste en ce moment, et ces crocos me font couler des larmes de crocodile... Et passons par les arènes et la maison carrée.
Les arènes et la maison carrée : il ne manque plus que les jardins de la Fontaine, un peu de gardianne de Taureaux arrosée d'un petit Costière local, et la ballade est parfaite...

Partir à Rome, quelques jours de vacances. Le blog sera au ralenti. Vous me répondrez habituellement, ce n'est pas son activité qui devrait trop le fatiguer... C'est pas faux.

Quelques jours de vacances donc. Quand je rentrerai, les USA auront un nouveau président. Le PS sera à quelques heures d'un nouveau secrétaire. Peut être toujours la crise. Peut être Marseille auront ils remonté la pente.
Et j'espère que je parlerai de choses plus joyeuses... A bientôt.

dimanche 5 octobre 2008

Sur la route de la Sainte Baume, à Lirac

Il faisait beau samedi. Un joli temps pour aller faire du vélo. Partons donc en randonnée vers la Sainte Baume à Lirac...

Roquemaure d'abord, ses vignes en bordure de la nationale 580... Le jaune et le rouge commencent à prendre de l'importance.


Au loin, les pins de Saint Laurent, passage obligé pour passer d'est en ouest...

Mais parlons de la Sainte Beaume d'abord... Le très bon site "Gard Provencal" raconte, sur sa page concernant la Sainte Baume, l'histoire de Joseph Queyranne.
Ce monsieur Queyranne, nom de famille très présent autour de moi, jusque dans ma proche famille,eut trouvé dans les années 1700 (donc il y a longtemps longtemps) une statue de la vierge dans une grotte de l'arrière pays de Lirac. Ce monsieur, malade, se vue guérit de manière miraculeuse. Il fit donc une promesse : celle de venir vivre en ermite dans cette grotte. Pour remercier la Sainte Vierge. Il construit une chapelle et un ermitage dans cet endroit reculé.

Sauf que voilà, l'homme est homme. Et c'est cool d'avoir des potes pour boire des canons. Donc il retourna au village... Et ce dernier fit la promesse d'aller trois fois par an en pèlerinage à cet ermitage. Le pèlerinage de la Sainte Baume, que j'ai fait quelques fois dans ma tendre jeunesse...

Lirac. C'est aussi, et surtout, le vin. Une des cinq grands crus des côtes du Rhône septentrionales. Et à Lirac, y a mon ami (qui était à ma table hier soir) Brice Beaumont, un jeune vigneron qui fait un travail remarquable. Rhooo, il lui manque vraiment un site Internet, mais ce mec est la meilleure pub pour la viticulture. Compétence, chaleur, plaisir, et humilité. Et surtout, un travail exceptionnel servi par une réelle passion.

Merci pour nous, mais en s'arrêtant à la cave, on stoppe notre marche vers la Sainte Baume : continuons...

Lirac, on y arrive...

J'aime ce village de 700 habitants. Je suis fier d'être de ceux qui l'accueilleront, début 2009, dans la communauté de communes dans laquelle j'évolue. Je trouve en plus agréable de bosser avec les élus de ce village, dans laquelle j'ai tellement de souvenir d'enfance.

On parlait de vignes : nous sommes ici en pleine appelation Lirac. Des vignes jaunes et rouges à perte de vue. Les vendangeurs ont laissé place aux promeneurs et aux chasseurs. Je n'ai rien contre les chasseurs personnellement, qui ont même plutôt ma sympathie. Mais surtout, que j'aime leur toutou adorable avec leurs petites clochettes...

Et puis on laisse perdre notre regard vers ces couleurs d'automne, quand elle apparait au loin...

La Sainte Baume. Elle nous attend. Au sommet de la colline. Elle évoque facilement les maisons troglodytes de Bollène, un peu plus au Nord. Mais cette vigne automnale m'est si belle.

A ce moment là, on s'arêtte un peu. On se repose, on regarde. Avec les copains, on rigole, on prend des photos. Ils me préparent une surprise en ce moment, c'est sympa. Et le coin est agréable...

On monte la Sainte Baume, ou plutôt la colline. Dans l'effort cycliste, je n'ai pas pris le temps de prendre la photo de cette fameuse vierge à l'origine de tout.
Et bien sur, toujours là, au fond, le Mont Ventoux. C'est vrai que je me sens presque pas bien quand je n'ai plus une vue sur le géant de Provence, qu'on voit même depuis le bord de la Méditérannée...
Depuis le sommet de l'ermitage de la Sainte Baume, la vue est magnifique. Bien sur, comme un fil rouge de ce billet, les couleurs automnales... Ce n'est pas encore les forêts de flamme de fin octobre, quand ça rougeoit brulament.
Mais je le trouve joli, le vignoble de Lirac...
La ballade se termine, pas encore la journée. Le soir, Marseille battra Caen, poussivement mais efficacement. Allié à la défaite de Lyon, le weekend est plutôt bon sportivement...
Et puis la soirée du 4 Octobre se finira par un repas surprise, où quelques amis viendront me faire la surprise de me dire que je ne suis pas qu'un crétin, et qu'ils ne me détestent pas. Touchant, toujours, même si...

La promenade du weekend se termine. Ce matin, un copain triathlonien m'entraine par une petite sortie de course à pied d'une heure. Avec toutes les bouteilles de vin pétée la veille, j'assure mais là ce soir j'ai mal de partout. C'est bientôt l'heure de l'apéritif du dimanche soir, on s'en remettra.
Cela m'évitera de donner mon avis sur cette blague de"nouveau lycée" proposé par Darcos et l'Elysée... Faire disparaitre les mathématiques du tronc commun, cela m'apparait comme une connerie. Mais l'absence de physique chimie et d'histoire géo, cela me semble un scandale aussi fort que la suppression du redoublement. La période de crise n'autorise pourtant pas les meilleures conneries de ces apprentis sorciers qui veulent laisser une trace de leur passage à Grenelle, fusse t'elle désastreuse...

Allez, l'apéritif du dimanche soir m'appelle. Le weekend prochain, on se refait une ballade ?