dimanche 16 novembre 2008

Fin de week-end

Le parti socialiste se sera au moins autant déchiré que la défense de l'Olympique de Marseille ce weekend... Que les adversaires ne se réjouissent pas, un opposant à terre et sans pattes, c'est plus un danger qu'un réel soulagement...

Un simple billet qui n'aura aucun impact sur les classements Wikio qui font la vie de certains de mes copains. Pour souhaiter une bonne semaine aux amis qui viennent là. Pendant que je m'amuserai à la Hague, à coté de Cherbourg, le monde continuera à tourner. Cela m'a amusé de savoir que le monde se réunissait à G20 pour tenter de contrer la crise, en même temps que le PS s'auto-mattait le nombril en pays champenois... Quelque part, on a les combats qu'on mérite...

Cela ne m'amuse pas d'être privé de net pendant une semaine. Mais je crois que je crains moi ça que d'être séparé des gens et lieux que j'aime... Et je dis "des", parce que trop timide, et trop con le Faucon... Le pluriel n'est pas utile, elle est seule, courageuse de supporter un crétin comme moi... Et en plus, elle fait à merveille les spaghettis aux poivrons, et la quiche aux pruneaux... (en plus, elle aime le vin et la bière, elle est bien, non ?)

Allez... Rien de grave, la simple vie d'un cadre qui ne se rappelle plus du 'Grand Déplacement', et qui est un peu craintif devant une semaine où il ne sera qu'un simple pion, dépendant d'une SNCF qui doit être en grève dans la semaine, de bus, et d'un groupe sympathique certes, mais dont on n'est qu'"un" parmi les autres...
Si je suis plutôt de droite, c'est que mon coté "individu" est plus fort que le coté "faisant parti d'un groupe, d'un système"...

Bonne semaine à tous. Et un peu de Vanille pour ceux qui passent par là. C'est chouette, une Vanille... (et moi je vais dormir : Avignon Cherbourg, c'est long en train... je vais lire du Mankell moi, pétard...)

samedi 15 novembre 2008

J'ai révé que j'était socialiste O__O

On fait parfois, la nuit, des rêves surprenant. J'ai révé hier que j'étais socialiste.
Pas électeur socialiste (mon vote des sénatoriales est spécial, parce qu'à élection spéciale, vote spécial c'est bien connu), non. Même pas sympathisant socialiste, pire : militant socialiste !!!!

Je me dis que quand j'irais voir mon docteur des pieds (copyright Sublimette) la prochaine fois, j'aurais un paquet de choses à lui dire. Devrais je lui parler de ces rêves qui font qu'on se réveille moins en sueurs que si on se retrouvait au bord du Lac Léman un entre deux tours présidentielle, mais quand même vachement secoué ? Bah, y a rien de dramatique dans ce genre de mail, mais pour un gaulliste qui se considère de droite, qui n'en est pas plus fier que ça mais qui n'en souffre de surement aucune honte, c'est assez surprenant comme songe...

Mais en premier lieu, soyons clair, et honnête. Le film de Reims me passionne. Moins que match Marseille - Lorient que je suis en train de regarder en ce moment, bien sur... Mais elle me passionne, cette séquence qui structurera la vie politique française dans les prochains mois, peut être prochaines années.
Y aurait pleins de choses à dire. J'envoie simplement chez Nicolas et chez Chafouin, parce que ces deux personnes, de deux bords différents, ont une analyse (assez quotidienne, et intéressée), évidemment plus pertinente que celle d'un crétin qui se base sur ces rêves...

Alors j'ai rêvé que je votais. Je n'ai aucune idée pour quelle motion j'ai voté, mais j'ai voté, dans mon rêve. Amusant : dans mon rêve, et dans la file d'attente avant d'aller voter dans l'urne, il y avait derrière moi la sympathise bloggueuse avignonaise Brigetoun (je jure que c'est vrai !), Laurent Fabius aussi (!!!), et une amie très chère issue de la faction socialiste du monde des fans de Saint Seiya que j'aodre, et qui me disaient tous "mais qu'est ce tu fais là, c'est pas vrai ???". Je n'aurais rencontré pour l'instant qu'une seule fois Brigetoun : le temps d'un songe ^___^
Et dans ce même rêve d'automne, je voyais la responsable locale de l'opposition chez moi sourire de me voir, mais drôlement sympathique, dans ce même songe.

Voilà, le temps d'une nuit, j'étais socialiste...

J'avais entendu je ne sais plus qui dire que Sarkozy, homme de droite peu de gens en doute, souffrait d'une complexe d'infériorité, voire même d'une adoration, vis à vis de la gauche. Ce qui expliquerai Kouchner, Besson, Frédéric Mitterrand, Carla Bruni, etc, etc...
Personnellement, je compte parmi mes proches ami(e)s des personnes authentiquement de gauche. De culture de gauche. Culture, à tous les sens du terme. J'ai, de part mon passé, pu avoir été attiré par des filles "de gauche", littéraire en tous cas. Mais d'un lettrisme "de gauche".

Au moment où j'allais dire que la plupart de fois, ça a explosé aussi fort d'une centrale de Tchernobyl, Lorient égalise contre l'OM. C'est rude...

Voilà, je confesse, je suis attiré, interressé, curieux en tous cas, de ce qu'est la "gauche socialiste". Celle qui est capable de se déchirer violement, et de se retrouver sur des sujets forts. Sur des idées que je ne partage pas. Mais dont cette foi m'inspire un réel respect.

Je ne suis pas socialiste. Et si Royal ("Sainte Ségolène..."), qui veut émouvoir les militants en parlant de "sincérité" dans ses propos, après avoir menti aux français durant la campagne, arrive à en prendre la tête, je ne le serai surement pas.
Encore moins maintenant : Lorient mène 3 buts à 2 à Marseille, ça y est le blues revient...

Mais voilà. Ce rêve m'a étonné. M'a surpris. M'a donné envie d'écrire. Sur ce Parti Socialiste, qui quelque part me fascine. A droite, il y a ce coté caporaliste, que je considère aujourd'hui insupportable vu la situation de la France et du monde, qui fait qu'aucune autre voix que celle du chef n'a le droit de s'exprimer. Ce qui fait que des Dupont Aignan pour ne citer que lui, n'ont aucun écho. Comme je considère que ce n'est pas les Bertrand - Morano - Lagarde qui représentent les valeurs "de droite" que je défend et qui me sont chères, je me sens aphone.
Les socialistes ont tous les défauts du monde, mais au moins ça discute. Au final, les valeurs profondes qui sont les leurs ne sont pas celles que j'ai envie de défendre, mais ce n'est pas grave. Ils existent, ils apportent quelque chose à une démocratie qui se veut respectable.

Cela aura été le billet du samedi soir... Devant un Marseille - Lorient qui m'aura démoralisé, tiens... Déjà que je n'étais pas bien haut...

vendredi 14 novembre 2008

This love (Angela Aki) + frigidaire & sincéritude


j'ai déjà souvent parlé de la chanteuse Angela Aki. Je me suis même mis 'fan' sur un groupe de Facebook, c'est dingue, je deviens jeune tout plein moi...
J'ai trouvé, sur le chic Youtube, un extrait live de sa chanson "This Love", qui eu servi de générique de fin pour l'excellent animé Blood+. Regardé en décembre 2006', moment de transition professionnelle pour moi. Et assez bon souvenir finalement...

Après un passage vers mon frigidaire, je remarque que ce merveilleux outil ne sert pas à une conservation trop longue... Si on veut garder pour plus longtemps, on utilise un congélateur. Non, un frigidaire, c'est bien si on veut mettre une candidature en sommeil, pour une présidence de parti politique de gauche, pendant un petit moment. Juste le temps de mettre en avant des Maires de Lyon et autre personnes hautement respectable, prendre la tête de quelques pourcents, et ressortir donc du frigidaire ce que l'on avait mis quelques jours auparavant.
De la grande politique en sommes. De la grande...

Puis on quitte Reims pour revenir dans le Gard. Le temps d'un weekend, je serai la semaine prochaine entre Cherbourg et Manosque... La Manche au début de semaine, les bords de la Durance à la fin. Avec au milieu, parce qu'il est écrit que je vais en chier cette semaine, une grève de la SNCF... Louper le Liverpool - Marseille qui passera sur Foot + m'emmerde moins que de me savoir fatalement privé de net pendant une semaine... Puis être privé de personne que j'aime bien pendant une semaine, pour des activités professionnelles qui, en ce moment, m'épuisent (pour ne pas être grossier...)
Et dire que mon entretien annuel de hier n'a pas eu lieu... Soupir... Moment où vraiment on a envie de pas grand chose...

Alors on est un peu comme la copine Hypos. Petit moment de déprime, qui ne repose sur rien de bien concret, sinon sur une fatigue physique et morale. Les deux à la fois.
Et on va chez sa grand copine Rosa... On vient de recevoir l'annuaire 2009 de mon école d'ingénieur. Je suis en gras dans la page 'promo 2000', et M. Rosa l'est sur une promotion un peu plus lointaine...
Et surtout, on soupire d'empathie devant le billet du jour de Rosa. Un billet plein d'une sensibilité dont on se sent proche... J'aurais voulu mettre un lien hypertexte, mais il aurait renvoyé sur un blog dont nous sommes pratiquement tous "interdit" d'y aller... Une ancienne amie vis à vis de qui le temps qui passe, et certains évènements, m'ont été très préjudiciable... Balladur est passé très vite du statut de favori à celui de pestiféré : j'aurais été balladurisé dans le cœur d'une chère personne, rien de très agréable...
Et c'est ce genre de chose qui font que peut être, comme me le dit Rosa, mon blog n'est "pas que politique", pour revenir sur une discussion de plus haut.

Parce que mine de rien, des choses, beaucoup, me touche. Même si elles ne sont que virtuelle. Les interpellations de certaines personnes qu'on apprécie, les tacles parfois gratuits et idiots. Et surtout, quand la vie personnelle fait que nos blogs et nos pseudos deviennent des armes pour faire mal à l'autre. Je n'arrive pas à passer outre ce genre de chose. J'y arriverai peut être, mais visiblement pas de sitot.
Oui, c'est très con. Et c'est totalement inintéressant comparé à l'avenir de la France de gauche qui se joue à Reims... Désolé, fallait pas passer chez le Faucon ce samedi matin.

C'était un simple billet du weekend, pour mettre en avant une chanson japonaise que j'aime bien. Une culture que j'aime vraiment beaucoup. Et pour discuter, un peu. Pendant une semaine, je serai bien silencieux et absent. Je ne sais pas si je mettrai mon blog en modération, est ce bien la peine ?
Bon weekend à tous... Suivons ce qui se passe à Reims avec intérêt. Et à Marseille et Lyon aussi, ça devrait être un joli weekend de football...

jeudi 13 novembre 2008

Sourire, avant...

Arrivé au bureau, et reçu ça comme image...
Ça me fait rire, beaucoup. Presque aussi drôle que l'image suivante, tiré d'un menu billet de 20 minute.fr, mais qui a réussi à me tirer un autre sourire, jaune celui là...

J'ai une partie de mon entretien professionnel annuel dans une heure. Beaucoup moins marrant... J'espère que j'écrirai autre chose que ce que j'avais écrit le 9 décembre 2005... 3 ans déjà. Ca passe...

mercredi 12 novembre 2008

Fatigué

Retour d'une réunion d'élu. Fatigué ce soir, premier jour de retour au boulot... Pas encore mangé. Faim. Froid. Crevé...

Un autre jour, je parlerai d'Alain Perrin à la tête des verts. Beaucoup d'affection pour ce garçon. Et puis de toutes manières, j'ai rien à dire ce soir. Pleins de bons bloggueurs, plus pertinents que moi, ont dit tout ce qu'il fallait.
Le numéro 1 du Wikio politique, Nicolas, a exprimé un avis personnel de socialiste désabusé par la mise en orbite de Ségolène Royal. Un très bon billet, touchant j'ai trouvé.

Et puis pourquoi parlerai je du non-lieu de Didier Vanneste ce soir ? Je pourrais être de l'avis d'Autheuil, qui prend simplement acte de la décision. Et qui a une position hautement défendable et respectable. Mais je m'avoue quand même assez stupéfait de cette décision, parce que la liberté d'expression n'excuse pas tout les dérapages, surtout quand on est un élu de ce niveau...

Et puis si on passe de l'autre coté du rubicon politique, que dire d'autre que ceux qu'on dit les copains Chaffouin et Toréador sur "l'ultra-gauche" ? J'ai déjà souvent exprimé le dégout que m'inspire cette frange fascisante, intolérante, et dangereuse, de l'extrême gauche...

Non... Je préfère sourire sur les conneries que Bush regrette d'avoir dit... Ce président aura peut être tous les défauts du monde, surement pas celui de l'auto dérision... Et je préfère me régaler du diplôme du gros con proposée par Mam' Julie... Après cette journée, j'aurais envie de le distribuer à un paquet...

Et soupirer sur un coucher de soleil romain... Y a une semaine, je quittais déjà la ville éternelle... C'était bien...

Twitter Twaddle, Part 2: Best Practices, Tools and The Future of Twitter

This is the second of a two-part series. Part one covered what Twitter is and why it's cool; this post discusses Twitter etiquette, tools, and speculation about its future.

How to Twitter Properly

Like any other social setting, Twitter has its own etiquette. This can be confusing to new users. (And, as you can see by spending more than a few minutes on Twitter, it's apparently elusive to many long-time users as well.) Margaret Mason has written an outstanding primer on Twitter etiquette, offering advice such as watch your ratio ("If only a few people follow you, but you follow a thousand or more, many people will assume you’re a spammer. That’s because you probably are. Go away, spammer."); never Twitter if you're drunk or high; and most importantly, "remember that everyone can hear you."

The brilliant Mike Volpe of HubSpot takes a different approach to offering his advice in 5 Things On Twitter That Annoy the Crap Out of Me. His practices-to-avoid include always broadcasting and never conversing (again, some @ posts are good, too many are bad); insisting that everyone you follow return the gesture ("Just because you follow me does not mean I want to follow you. In fact, I only follow back about half the people that follow me. I look at your profile, check your recent tweets and bio, and decide if what you are saying is useful to me. Not useful, no follow. Sorry. Stop harassing me! You can unfollow me if you like."); and providing too much information ("I like how Twitter is a combination of some business and some personal info so I can get to know people on both levels. But there are limits." Like your morning run.).

MarketingSherpa has also produced and excellent case study on How to Target Twitter: 8 Ways to Build a New Audience in this Niche Community (fee-based, but non-members can access it through a free trial).

Noting that "Major media outlets (and) smaller regional publications...have generated thousands of followers for their Twitter feeds. By reaching out to that community, these publishers are developing new content strategies that are driving traffic, brand awareness and healthy online discussion about the topics they cover," the MarketingSherpa case study advises content publishers (including bloggers) on how to find the right community to target, make tweets relevant to the community, use proper timing and volume, and grow your audience: "Don’t follow every Twitter user in your coverage area or everyone who shares interest in your publication’s topics. Users receive an email notification whenever a new member follows their updates; simultaneously adding dozens or more followers looks like spamming to the Twitter community."

Twitter Tools

Similar in concept to Facebook applications—but different—Twitter has spawned an industry in clever little tools. Want to know how you rank as a Twitter user (or check out anyone else's rank)? Get your "score" from Hubspot's TwitterGrader. Forrester guru Jeremiah Owyang recommends desktop client Twhirl and search tool Tweetscan among his list of essential Twitter tools.

There are lots, lots more. Use Twitscoop to find out what topics of conversation are hot on Twittter; Tweet Later to set up automated Tweets or schedule messages to display in the future; TwitDir to search for users by name, location, description or other attribute; and Twubble, which helps you find new friends based on the attributes of your current followers and followees. Find even more tools on Jon Clark's list of the top 75 Twitter tools, applications and plugins.

And there's no shortage of new ideas, as evidence, for example, by Lee Odden's wish list for Twitter.

The Future of Twitter?

Obviously, Twitter has inspired a large and enthusiastic following. Its business potential, not just for marketing and PR, but for applications like customer relations and crowd-sourced product development is only beginning to be tapped.

Yet there are significant concerns about the future viability of the platform. Marios Alexandrou of All Things SEM believes Twitter will die because there are too many worthless posts, one-way conversations, and a focus on quantity over quality of followers among other reasons. Dave Winer takes a different tack, arguring that Twitter is like to become the next Netscape, as "they've definitely staked out too much territory, they're spread too thin" and are vulnerable to being overtaken by a better, more open alternative. MG Siegler disagrees, however, noting that "Certainly a big player, maybe even Microsoft again, could move in to try and make a new version of Twitter that is fully open. But if Twitter hasn’t died by now, I’m not convinced that it’s ever going to die."

One problem is increasing competition. In Building a Better Twitter, Douglas MacMillan list several microblogging platform competitors that offer Twitter-like capabilities but with unique twists, such as video (Seesmic) or music integration (Blip.fm). These sites pose a potential threat to Twitter not like a shark able to kill with one big bite, but more like a school of pirahna, nibbling around the edges of Twitter's dominion and taking away share bit by bit. Still, MacMillan is bullish on Twitter, noting that "Soon after Twitter raised $15 million in funding, Silicon Alley Insider blogger Henry Blodget speculated that the site may be worth as much as $1 billion." After all, alternative search engines have been trying to take the death-by-a-thousand-small-bites approach to knocking off Google for years without diminishing the search giant's dominance.

The biggest concern, however, is Twitter's revenue model—or lack thereof. As CNet's Caroline McCarthy points out, "Twitter remains Silicon Valley's poster child for hyped companies without revenue models. With the financial crisis continuing to unfold daily, that simply isn't acceptable." Popularity alone won't sustain Twitter (a lot of popular sites disappeared in 2001). But Twitter is a product of insight and creativity, and one has to conclude there is at least a good probability that those attributes will enable Twitter to continue offering a platform for news, links, wisdom and commerce mixed among a sea of trivial but very human chatter.

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Contact Tom Pick: tomATwebmarketcentralDOTcom

mardi 11 novembre 2008

C'est quoi, un blog politique ?

Qu'est ce qu'un blog politique ? Marie-Laure avait posé cette question. Qui n'empêche sans doute personne de dormir, mais se révèle pertinente. Qu'est ce qu'un blog politique ?
Et puis sa question subsidiaire, "qu'est ce qu'un bon blog ?" Ce qui n'exclus pas le fait, aussi, qu'un "bon blog" peut ne pas être "politique"...
Je me pose cette question car dans mes balades de blogs en blogs, qui font que l'on passe des divins vignobles de ses amis en excellents animés japonais comme Code Geass, on trouve des endroits inconnus où, surprise, on parle de soi...

Dans cette balade de blog, j'ai découvert le plutôt réussi blog de Mtislav. Outre le fait qu'il a un pseudo marrant, sa plume est vive, acerbe, plutôt efficace, quand bien sur un billet sur l'Europe, il aura sympathiquement égratigné mes amis et moi même (arf mon copain Arnaud Clément : Gaulliste et UMP, donc qualifié "d'oxymoron", hi hi hi). C'est la règle du jeu.

Mais qui me fait réagir, c'est son qualificatif concernant ce lieu : "blog politique"... Avec "pleins de trous dans la raquette", évidemment. Fatalement. Avoir réponse à tout, surement pas...
Car ici, un peu comme chez tous mes copains "un peu blogs politiques" sur les bords, je ne crois pas qu'on prétende écrire un programme politique et répondre à tous les maux de la société de part avec notre seule intelligence...
Ma maison est elle "blog politique" ? Il faut croire oui, puisque je parle de politique. Mais quand je parle du mistral qui souffle au pied du Ventoux, est ce politique aussi ?

Tapons "définition blog politique" sur Google tiens... Alors on tombe, en première page, sur le copain de ouèbe Luc Mandret (décidément de partout le garçon ^^). Qui, sur le billet cité, ne parle pas du tout de politique, mais plutôt "activités à caractère sexuelle qui passerait par la porte de derrière" (si, si... sacré Luc ^^).
On tombe sur également "le blog politique du net" aussi. Je ne connaissais pas, j'irai voir. J'aurais peut être réponse à savoir ce que c'est, un "blog politique".

Puis vient le site Web-libre.org, qui donne la définition suivante :
"La politique regroupe les pratiques, les institutions et les décisions d'un état ou d'un gouvernement. Le blog politique recouvre l'art et la manière de gouverner, les actions du gouvernement, l'organisation du pouvoir, etc... La politique s'attache à tous les domaines de la société. Voici des blogs politiques permettant d'approfondir son analyse politique ou d'exprimer librement vos opinions, ce sont des espaces de discussion et de débat autour de l'actualité politique."
On se rapproche d'une définition. "Le blog politique recouvre l'art et la manière de gouverner, les actions du gouvernements, l'organisation du pouvoir, etc...". Et donc un blog politique, cela serait un blog qui "parle de ce écrit en gras plus haut". C'est pertinent comme définition. Un peu ambitieux quand même : quand on soupire sur l'indigence de l'opposition française qui joue à savoir qui va avoir la plus longue à Reims, ou sur l'indécence du gouvernement actuel quand il parle de retraite jusqu'à 70 ans, répond on exactement à la définition plus haut ?

Toujours se baladant sur la liste de définition de Google, le blog d'Aliciabx qui définie assez malinement la "politique" :
"Le mot politique vient de la racine grecque plis, « la cité ». De nombreuses approches définissent la politique comme l'organisation du pouvoir dans l'Etat. (...) La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. Par ailleurs, dans un sens beaucoup plus restreint, le terme politique renvoie à des luttes de pouvoirs et de représentativité entre hommes et femmes de pouvoir et les différents partis politiques auxquels ils appartiennent."
Assez juste. Politique = vie de la cité. Mais parler des jeux de pouvoir qui régissent justement la "vie de la cité", est ce parler de "politique" après tout ?

Après, c'est toujours la même chose. Poser la question "qu'est ce qu'un blog politique ?" ammène fatalement la question "qu'est ce que la politique ?". Et puisque Reims c'est bientôt, et que la Marne est forcément de saison, on en vient à se demander si ce qui se passe au Parti Socialiste, c'est de la politique ? Au sens propre et noble du terme...
On reprend dans ce cas AliciaBx. Nous ne sommes pas tant dans la "politique = vie de la citée", mais plus dans "la luttes de pouvoirs et de représentativité entre hommes et femmes de pouvoir et les différents partis politiques auxquels ils appartiennent".
Et on peut trouver ça suffisamment risible pour considérer que cela ne fait pas un "bon blog", question subsidiaire posée par Marie-Laure (merci de suivre cinq minutes...).

Après, on revient sur son nombril, et on se regarde. Ma Maison du Faucon est elle un "blog politique" ? J'ai envie de répondre que je n'en sais rien. Mais je sais qu'un "bon blog", sans doute pas. Pour au moins deux raisons.
* Je discute moins de la "vie de la cité" que de "la luttes de pouvoirs et de représentativité... ", extrêmement moins pertinente et intéressante au final. Mais peut être que ma vie d'élu local n'est pas suffisante pour avoir une réelle connaissance et pertinence dans mon propos sur la "vie de la citée"... L'insuffisance intellectuelle, surtout la mienne, existe et est bien présente...
* Je suis conscient de ne pas être sorti de la cuisse de Jupiter. Et ce que je dis, que j'exprime, n'est que la représentation de mon ressenti. Rien de plus. Donc rien de plus important que ce qui sort de la tripe d'un parmi 60 millions de citoyens français...

Et quelque part, j'ai toujours tendance à penser que l'humilité est peut être une mamelle importante de la blogosphère "politique". Et une nécessité, peut être, pour s'approcher du qualificatif de "bon blog".
Je confesse être assez fasciné par ceux qui se sentent le pouvoir et la légitimité, outre de juger leurs semblables, d'écrire comme dogme leur vérité vraie. Indiscutable. Et en bonus, que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont "des cons". Mélange de mépris et d'arrogance. Ca donne des soupes que je trouve indigeste...
Fatalement, eux aussi, dans leurs certitudes, font apparaitre des trous dans leur raquette de bloggueur. Comme nous tous quelque part, parce que si nous étions plus supérieurement intelligent que ça, peut être ne serions nous pas uniquement commentateur. Quelque part. Et encore, je dis ça je n'en suis pas sur...

Mais d'une certaine manière, je suis convaincu d'une seule chose peut être : c'est que nous ne sommes que ce que nous sommes. Pas plus. Mais c'est largement suffisant.
Toréador pose, dans son sondage, la question suivante : "la blogosphère doit elle servir de contre-pouvoir ?". Mais demandons nous déjà deux chose. Que représente réellement la blogosphère ? Et quelle est sa légitimité, surtout ? Pour être un contre-pouvoir notamment...
Si simplement, le "blog politique" n'était que l'émanation de ce qui sort des tripes de chaque bloggueur ? Aucun d'entre nous ne pensons, j'espère, écrire un "programme politique", t proposer les solutions qui feraient que demain serait meilleur qu'aujourd'hui.
Tous ne disons que ce que nous ressentons. Parfois, c'est totalement irrationnel, totalement con même. Mais c'est personnel. Individuel, unique. Donc pertinent, et intéressant pour celui qui aime lire ce que pense l'autre, même si ce n'est pas forcément la même chose que l'on pense soi...

Je ne veux surtout pas lancer une chaine qui définirait le "blog politique". Même si je serai très curieux de lire l'avis de personnes pertinentes sur le sujet. Déjà le plutôt efficace (je trouve ) Mtislav, qui m'aura donné l'envie de ce billet. Après, des blogs que j'apprécie comme Eric Mainville ou Autheuil donneraient sans doute des définitions pertinentes.
Évidemment mes copains LHC ou Kiwis (dans lequel je continue à mettre la nécessaire Internecivus Raptus) auront sans doute des définitions drôlement intéressantes.
Et puis tous ceux et toutes celles qui ne se considèrent pas comme "blog politique". Mais qui contribuent, entre autre, à faire que la vie en société est plus agréable... Je pense à Galac de Marseille, mais y en a d'autres...

Un simple billet pour ne rien dire. Finalement je n'aurais pas apporté de réponses à ma questions de savoir qu'est ce qu'un blog politique. Pas plus que de savoir comment relancer l'Europe... Mais sur cette dernière question, ce n'était pas mon objectif.
Et plus loin que ça, j'aurais totalement oublié la question "qu'est ce qu'un bon blog ?". Mais là encore, pas capable, et surtout pas légitime, de répondre à cette question. Ca fera l'objet d'une prochaine discussion ? Sans doute...