mardi 16 mars 2010

La vie sans politique, est ce qu'on souhaite ?

Ca m'emmerderait autant que CC. Un excellent billet à lire chez elle.
Aussi pour se rappeler qu'on a ce pouvoir énorme de voter et d'exprimer notre avis, même si tout n'est pas parfait...

L'Hérétique rappelle juste qu'en Irak, ils sont allés voter à 62%. Dans des conditions un peu plus périlleuses que nous ce dimanche...

lundi 15 mars 2010

Courir, pour la première fois de l'année...

Cela faisait trois mois que je n'avais rechaussé les baskets de course à pied... Trois mois durant lesquels ma cheville droite n'avaient plus un seul ligament valide, tous arrachés par une glace douloureuse au début du mois de Janvier.
Cette fin d'après midi, j'ai eu envie de tenter. L'iPhone dans la poche, avec le logiciel Runkeeper free qui cohabitait avec le lecteur de musique. Et une difficulté incroyable à avancer, respiration difficile, mal à la gorge, mal à la cheville... Question forme et niveau, c'était déjà pas haut, mais là j'ai tout perdu...

Il y aura du boulot. Mais la cheville a tenu. Et putain, que ces douleurs dans les jambes et les côtes sont agréables... Même s'il y aura du boulot pour remettre la - grosse - machine en route. Même si ce soir, finalement, je n'aurais couru qu'à peine 30 minutes...

Mais j'ai couru. Et j'ai pu voir ces quelques paysages.

Joli site pour les coureurs en Iphone, le site coureurs geek. Sympa...

La gifle électorale

La blogosphère est pleine de fines analyses. Chez Reversus, Fleche, ou chez JFK, on lit d'excellentes choses.
Ce dernier met en avant le fait important de cette élection. Malgré l’immense taux d’abstention qui devrait appeler la classe politique à moins de triomphalisme et plus de gravité chez la gauche, nous avons une défaite immense de la machine UMP :
« Aux élections régionales de 2004, celles qui avaient vu la gauche s’emparer de 20 régions sur 22, l’addition de toutes les droites, du FN à l’UDF, représentait encore plus de 50 %. Cette fois, les votes d’opposition à la droite dépassent les 58 %.
D’où il découle que Nicolas Sarkozy est l’homme qui a présidé au plus spectaculaire recul électoral de la droite et du centre droit qu’on ait connu depuis 60 ans »

C’est clair. Sans bavure. L’UMP a explosé. Je suis de ceux, à droite, qui ont toujours pensé que la droite était plurielle. Encore plus que la gauche à l’époque, plurielle elle aussi, et exsangue au soir du 21 Avril 2002. J’ai toujours pensé que la création de l'UMP était une erreur historique, rassembler tout et tout le monde sous une même bannière, sous un même homme, qu’il s’appelle Juppé, Chirac ou Sarkozy. Aussi est ce pour ça que jamais, je n'ai adhéré à l'UMP.
Cette UMP a pu permettre de ne pas perdre (plutôt que de gagner) en 2002. Cette UMP a pu permettre à Sarkozy de prendre l’Elysée en 2007. Mais à quel prix ?

Aujourd’hui, l’UMP est un parti seul. C’est aussi vrai que quand on met à sa tête des Bertrand ou des Lefebvre, c’est pas forcément évident de galvaniser les foules. Frédéric Lefebvre d’ailleurs, il faudrait que l’UMP arrête avec lui, avec cette caricature caricaturale explosant les frontières du ridicule…
« Le scrutin de dimanche marque une défaite de la gauche et du Parti Socialiste » qu’il explique. Soit il y croit vraiment, et sans parler de santé mentale admettons que l’UMP a mis comme porte parole un authentique incompétent qui n’a aucun sens politique. C’est possible. Soit il se fout vraiment de notre gueule une fois de plus, et peut être faudrait il là encore arrêter les frais…

Non, hier soir c’était une franche défaite de l’UMP. Pour tout vous dire, ça ne me rempli pas forcément de peine. Je n'ai pas repris deux fois du kiri hier soir en dessert, mais je n'étais pas triste. Le haut score de Frêche et du FN m'ennuie, mais la défaite d'une triste UMP me ferait presque plaisir (je ne le dis pas trop fort).

Pour autant, malgré les cris de joie de certains socialistes, c’est une défaite d’une classe politique qui revient, à mon sens, au même niveau de détestation et de méfiance dans l’opinion qu’en Avril 2002. Souvenons-nous de ce que cela a donné.
Le référendum européen de Mai 2005, et ensuite les présidentielles de 2007, ont redonné un souffle démocratique nouveau dans le pays, avec des gens qui débattaient, qui s’intéressaient, qui recommençaient à croire en la politique, et en le pouvoir des urnes. Aujourd’hui, les gens ne croient plus en rien, surtout plus en les politiques... Aubry et Hollande pavanent sur les plateaux de télévision ? Ils connaitront eux aussi le retour de balancier : 2002 était imperdable pour la gauche après la vague rose des municipales de 2001... Et non c'est pas marrant.

J’ai une analyse macroscopique et rapide très blasée et pessimisme. Mon copain Seb était moqueur hier sur Twitter : « En fait faut une grosse abstention, un dégout et un faible intérêt pour que la gauche gagne c'est bien ca ? ». Il n’a pas forcément tort. Mais l’abstention est lui-même la marque d’une défaite pour le pouvoir en place. Plus que d'une victoire pour l'opposition, même si j'admets volontiers la victoire du PS hier soir, première formation politique du pays.

Mais là encore, si les socialistes gardent leur présidence de région, c’est à quel prix ? 48% de participation, ça veut dire la moitié des gens qui s’en foutent. La légitimité en prend un coup. On peut dire « on s’en fout, on a gagné et pi c’est tout », mais peut on se satisfaire et se pâmer d’une victoire à la Pyrrhus ? La situation n’imposerait elle pas un peu de décence ?
J'écris ça aussi car je crois fortement en la légitimité populaire qui découle d'une élection. Plus la participation est forte, plus l'élu est légitime. Et pour moi, c'est important.

J’ose un parallèle douteux. La France s’est qualifiée en Coupe du Monde, Escalettes et Domenech se sont tombés de joie dans les bras, mais à quel prix ? Evidemment, le Parti Socialiste n’a pas volé sa victoire comme nos footballeurs, mais cette abstention n’exigerait elle pas gravité et prise de conscience, plutôt que joie et envolée lyrique ? Au soir du 21 Avril 2002, je ne me souviens pas avoir vu Juppé et Chirac hurler de bonheur de savoir la gauche éliminée du second tour...

Il reste un deuxième tour. Le bureau de vote risque de souvent ressembler à ça dimanche prochain…
Des gens déboucheront évidemment le champagne. A l’issue d’une campagne qui aura été médiocre. Des présidents de région sortant qui ont esquivé et refusé la campagne et le débat (Vauzelle en PACA par exemple), une droite qui se sera distinguée par une campagne de caniveau et de boules puantes...
Je crains qu’en 2012, tout le monde, toute la classe politique « institutionnelle », se reprenne un coup de pelle à neige dans les dents… Dire que le 21 Avril 2002, ils nous ont tous promis « plus jamais ça… ». Mais les promesses, on sait ce que c’est…

Mon sentiment à l'issu de ces élections se résume en un mot : Soupir...

dimanche 14 mars 2010

Les politiques, quand on les voit à la télé... (Le Luron - Jean Ferrat...)

Le weekend aura été marqué par cette élection régionale, et par le décès de Jean Ferrat...

Un retour dans le temps, tellement d'actualité... En 1980, Thierry Le Luron se produisait à Marigny. Et il en est sorti une imitation de Jean Ferrat remarquable... Parlant des hommes politiques à la télévision...

Ce soir, nous allons avoir, à nouveau, le grand cinéma, l'immense n'importe quoi où Hollande, Lefebvre, Royal, Morano, Aubry, Bayrou et consorts, viendront nous faire rire. Ou pleurer. Sans doute oublieront ils de parler de l'abstention. Sans doute continueront ils à nous prendre pour des andouilles.

La chanson de Le Luron - Ferrat avait d'autres protagonistes. Mitterrand, Barre, Poniatowski, etc... Mais si on changeait les noms... Nous pourrions l'entendre ce soir, à la télé...


Petit souvenir pour finir le weekend...

samedi 13 mars 2010

Jean Ferrat est mort...

C'est une drôle de journée... Veille d'un dimanche d'élection. Le mistral ne cesse de souffler dehors. Ce matin, Falconette était mal, très mal, nous avons du aller chez le docteur. Elle va mieux maintenant, mais le ton était déjà donné, de bon matin...
Un samedi qui ne démarre pas. Un weekend qui ne commence pas, et qui sera bientôt fini. Un sentiment qu'on attend quelque chose... Quoi ? On ne sait pas...

Et puis arrive la nouvelle... Jean Ferrat est mort. Et là, pensant au papy à l'hôpital depuis deux semaine, ben on s'assoit, on ferme les yeux, on ne pense plus à rien...

Si... on se revoit à passer par Antraigues, son village ardéchois...
Il parait que c'est là bas qu'il eu écrit "la Montagne", une chanson qui me touche beaucoup...
Non, elle me fait de la peine cette nouvelle. Une sorte de peine qui ne donne plus envie de rien. De retourner dans le canapé, et attendre que le soleil se couche...

Jean Ferrat, c'est évidemment des opinions politiques qui sont loin d'être les miennes... Mais je n'ai pas l'habitude d'aimer les gens en fonction de leurs votes ou de leurs convictions politiques. Sinon, je n'aimerais personne, et je serais tout seul...
Je sais que certains essaieront sans doute d'instrumentaliser sa mort. Parce que c'est le jeu. Moi, j'ai juste envie de soupirer, profondément...Il aurait été de droite, ou libéral, ou même rien du tout, cela aurait quand même été un grand homme...


Soupirer devant ce sentiment que décidément, ce début d'année est pourri. Totalement pourri. Pour mes proches. Pour les gens que j'aime.
Allez, je vais continuer à attendre que se passe ce weekend... En attendant, je vais écouter "la Montagne"... Elle est si belle...
Edit : Le plus beau commentaire que j'ai eu, je trouve, de la part de mon ami Galac. On n'aurait pu rendre plus bel hommage à cet homme...

Jean Ferrat, c'est le souvenir d'un homme simple, qui jouait aux boules sur la place pendant que les touristes venaient juste pour voir le chanteur, et qui me laissait m'amuser avec son chien, et lui donner du sucre mais pas trop parce qu'il m'avait dit "juste un alors. "
^_^

vendredi 12 mars 2010

Marcher dans la neige, avant d'aller voter...


Fin de semaine... Fin de campagne (de premier tour seulement). Et ce sentiment bizarre que , quelque soit le résultat, l'entre deux tours va vraiment être spécial...
Entre les boules puantes et dégueulasses lancées d'un coté comme de l'autre, petite rumeur dont on subodore des intentions pas d'un grand humanisme, c'est bien de stopper un peu la machine. De partir, et respirer loin, haut. Ailleurs...



Petite vidéo rapidement faite, avec un peu de Picassa, un peu de l'outil Windows. Pas de grandes prétentions, juste l'envie de mettre quelques images de montagnes... En l'occurrence une petite marche en raquette à Orcières - Merlette, à 1900 et quelques mètres d'altitude. C'est pas haut, mais tellement plus que certaines phrases et mentalités que nous avons eu pendant cette campagne régionale...

La chanson est tirée du dessin animé Madlax. Un bon dessin animé. Avec aux manettes musicales, l'extraordinaire Yuki Kajiura. Le morceau s'intitule "Margaret". 

Le reste ? Un samedi qui sera passé entre hôpital et canapé du salon. Se reposer. Essayer. Puisque dimanche, on passera la journée à voter (ou pas), et faire voter. Avant le dimanche soir. 
On ne m'a pas demandé ce que je ferai, le tag n'arrivant pas jusqu'à moi. Mais je suppose que mes copains, UMP ou non, ont vu que Toulouse - Marseille était diffusé au même moment où les gueules de premiers de la classe politique vont défiler sur les plateaux parisiens... Je pense que je préfèrerai écouter, à ce moment là, Didier Deschamps et Christophe Dugarry à Frédéric Lefebvre et David Pujadas...

Pour le moment, profitons de l'air virtuel des Alpes... Et fermons les yeux... 

jeudi 11 mars 2010

Pourquoi je voterai pour la liste de Raymond Couderc, en Languedoc Roussillon...

Dimanche, pour le premier tour des élections régionales en Languedoc Roussillon, je voterai pour les listes UMP dirigées par Raymond Couderc.
Je n’en suis pas plus fier que ça, je n’en ai pas honte non plus. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, pour une élection qui ne me concerne pas personnellement directement, je souhaite vivement la victoire de quelqu'un.

Fleche pose une question pour ses régionales, qui se passeront pour elle en Rhône Alpes : « quand l'équipe sortante est forte d'un bilan global satisfaisant voire très satisfaisant, pourquoi aller voir ailleurs ? ». Elle a bigrement raison.
C’est parce que je juge chez moi le bilan de l’équipe sortante dirigée par Georges Frêche très mauvais que j’ai envie d’aller voir ailleurs. Pour moi, qui est de sensibilité originelle de droite (assumée), ce « ailleurs » n’est surement pas la liste du PS officiel d’Hélène Mandroux, elle-même mise en place à Montpellier par Georges Frêche et son système. Ce n’est pas les autres listes de gauche, qui ont également bien profité de la douce chaleur du conseil régional dirigé par son président.
Si j’espère une défaite de Georges Frêche, c’est pour de multiples raisons. Une manière de faire de la politique contestable. Une conception du pouvoir autoritaire et basée sur un clientélisme qui a des limites. La caricature du « baron local » par excellence. Avec malheureusement pour les languedociens, des résultats qui ne sont pas à la hauteur.
Laissons de coté les dérapages à répétitions de Georges Frêche. Certes, cela montre ce qu’est vraiment le personnage, mais bien que l’image qu’il donne des « gens du sud » m’est insupportable, ce n’est pas le plus important.

Un point quand même : ce billet sera volontairement à charge contre Georges Frêche. Subjectif, évidement. Au moins autant que ceux des blogs de gauche qui ont fait comme spécialité de taper sur Sarkozy et l’UMP, oubliant et taisant volontairement, les écarts, nombreux, de leurs propres camps… Chacun sa subjectivité, pourvu qu'elle serve ses desseins...
Mais n’est ce pas la règle du jeu après tout ? Même si je ne l’aime pas tant que ça, je l’accepte, et y joue également…

On pourrait parler des hausses d’impôts dans la Région, mais on viendrait rapidement à un débat sans fin. Les gens de gauche et/ou soutenant Georges Frêche répondront décentralisation (souvent les mêmes qui reprochent la néo-centralisation de Sarkozy…). Les gens comme moi répondront à l’inverse et trouveront dommage que les réformes (certes imparfaites) de Raffarin aient servies d’excuses et d’alibis pour une imposition supplémentaire dans la Région, qui aura fait passer en 6 ans les recettes fiscales de 170 M€ à 432 M€.
Dommage qu’elles aient plutôt été investis, par exemple, dans une folle propagande que dans l’avenir…

Par exemple, souvenons-nous du premier coup d’éclat médiatique de Georges Frêche. Changer la région en « Septimanie ». Sa présumé « mégalomanie » apparaissant dès les premiers instants de son mandat. Comme le rappelle le Midi Libre, même les viticulteurs étaient contres… « Septimanie, septimanie… C’est une maladie non ? » raillaient certains esprits moqueurs… Finalement, le flop fut de taille.
Mais cette petite histoire qui failli nous faire devenir « septimanien » a couté cher aux contribuables languedociens (estimation de la campagne « Setpimanie » : environ 15 millions d’euros…). Enfin, comme les impôts locaux ont été revus en conséquence… (elle a bon dos la décentralisation…)

L’empreinte Frêche... J’avais parlé il y a quelques temps de cet onéreux projet de statue de Lénine, 150 000 euros quand même. Le Midi Libre rappelle sa volonté de changer des noms de lycée, en « en troquant les enseignes historiques contre des noms de personnages de gauche illustres ». Ou quand mégalomanie et sectarisme se rencontrent…
Question idiote : qu’aurait dit la gauche si cela avait été un président de région de droite qui avait fait de même, dans l’autre sens ?

Le bilan économique de Georges Frêche m'est également contestable. Au niveau du taux de chômage, la Région est championne de France, avec un taux de 12,7 % de chômeurs, quand la moyenne nationale est à 9,7%. 19% de ses habitants sous le seuil de pauvreté, ce qui est énorme. Oui, l’Etat a une grosse part de responsabilité aussi. Malheureusement, le développement économique est une forte compétence de la Région, et force est de constater que les résultats en Languedoc Roussillon sont mauvais…
Prenons l’exemple de la viticulture. Le label « Sud de France » a été crée, coutant pratiquement 10 millions pour la Région. Important d’être pragmatique et efficace, et ne pas chercher ces sunlights qui font bien mousser ceux qui les mettent en place. L’observatoire des subventions rappelle ce triste résultats : les AOC régionaux « Sud de France » ont vu baisser leur vente à l’export de 7,5 %...

Ceux ne sont pas les 5 maisons de la Région Languedoc-Roussillon, lancées en grande pompe… Environ 3,3 M€ par an pour ses maisons, dont le résultat reste à prouver… Sinon que cela permet, là encore, de donner une « stature internationale » au Président de Région, avec l’argent des languedociens…

Alors que propose l’UMP ? Le programme est ce qu’il est. Ni plus, ni moins que les autres partis. Des bonnes intentions.
Il fait néanmoins une promesse qui tient à cœur au gardois que je suis : cesser la politique clientéliste de Georges Frêche, qui a donné beaucoup à l’Hérault, et très peu au Gard. En tous cas, dans les deux villages dont j’ai été élu, nous n’avons rien eu… Pourtant, le conseil régional est très proche de nous, dans le conseil municipal… Sans doute ne sommes nous pas dans les petits papiers là haut à Montpellier…
Plus de la moitié des subventions du conseil régional pour la culture va à Montpellier. Cela signifie t'il que Nîmes ou Perpignan sont des ploucs ? 6 M€ pour l’aquarium de Montpellier, 17 M€ pour la gare de Montpellier (alors que celle de Nîmes ne touchera rien), 40 M€ pour relier Montpellier à la mer… Ca fait beaucoup...

En tous cas, je veux croire à l’engagement de Raymond Couderc : « chaque euro engagé est un euro utile ». C’est important… Je suppose que chaque parti politique met en avant cette volonté. Il se trouve que durant les 6 ans de mandat de Georges Frêche, cette exigence n’a pas forcément été évidente…
Alors oui, sur les transports y a des choses à faire. Montpellier n’est pas le centre du monde, on a parlé de la gare de Nîmes. Raymond Couderc promet un « train métro régional » pour dynamiser un peu tout ça… A voir. Au niveau des lycées et de l’aménagement du territoire aussi, y a des choses à faire.
Et le tourisme… Aujourd’hui, c’est 0,3 % du budget, la promotion du tourisme… Peut être peut on fermer ces onéreuses maison de la région qui ne servent à rien, et éviter de dépenser 100 M€ par an en propagande diverses et variée…

Un petit mot sur la liste UMP du Gard, dirigé par Eddy Valadier. Je ne le connaissais pas. Il est premier adjoint de la jolie ville de Saint Gilles (hop une photo). Je connais bien le maire, Olivier Lapierre un ancien collègue militant gaulliste. Un gars que j’aime bien. Je suppose que son 1er adjoint doit aussi être quelqu’un de bien.
Je l’ai entendu à la présentation de la liste du Gard, il y a quelques semaines. Son accent est typique des gens de chez moi. Il parle bien. Il est jeune, et on sent qu’il a envie de faire des choses. Non, j’ai bien aimé. Un discours pas caricatural, et assez simple. Non, bien, bon contact. Apriori favorable sur le bonhomme.

La liste gardoise maintenant… Je ne veux pas dire du mal de la liste UMP, mais c’est la même chose au PS ou chez Frêche. Mais y a ce point qui me fait soupirer dans les élections régionales : la prime donnée aux femmes et hommes d'appareil !
La réforme de 2014 est imparfaite (le à un seul tour m’exaspère). Mais au moins, on saura pour qui on vote ! Je préfère l'idée du conseiller territorial, proche du cantonal, à celle de l'élu de liste qui est là on ne sait trop par quel "miracle"...

Ensuite, liste à la Prévert ? Non, c'est pénible à écrire, donc je donne le lien : c'est ici. Je ne dirais malheureusement rien de plus que plus haut… Il y a quand même des gens que j’aime bien. J’ai une tendresse pour le maire d’Uzès. J'aime bien aussi, dans les dernières places, un conseiller municipal de Bagnols/Ceze qui est un gars bien. Il y a des personnes que je connais depuis tout petit. Et bon…
Je préfère largement cette liste aux autres principales. Quand je vois la liste de Georges Frêche notamment. Celle du PS est, quant à elle, dirigée par mon conseiller général, mais je persiste à penser qu’il a fait une grosse erreur en trahissant de la sorte Georges Frêche…

Pour finir, soyons clairs. Je ne pense pas prendre demain ma carte UMP. Si j’avais été en Ile de France, il me parait évident que je n’aurais surement pas donné mon vote à Valérie Pécresse au premier tour. Et probablement qu’au deuxième, j’aurais plutôt regardé couler la Seine…
Mais en Languedoc Roussillon, il se trouve que la liste UMP est drivée par un gars que j’aime bien. On me parlera de Jacques Blanc ? Je sourirai en pensant à Georges Frêche... J'ai toujours été droit dans mes bottes sur ce que je pensais de l'élection de Blanc en 1998...

Enfin, j’espère qu’il y aura une sanction donnée par les urnes à la gauche locale, dans son ensemble. Celle, hypocrite, qui n’a cessé de donner des leçons mais s’accommode bien que l’électeur Front National préfère voter Georges Frêche à Montpellier plutôt que camp d’origine. Celle qui hurle quand Hortefeux fait une blague pas drôle mais qui ne dit rien quand le président de Région qui permet à chacun d’occuper une jolie place s’exprime « librement » comme il dit.

Cette élection, je voterai à la fois « contre » un système et « pour » un candidat. On verra bien ce que cela donnera…